‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 23 sur 280 · CHAPITRE IX. kl · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. kl

fut ployéeen s* affaissant au fond du gouffre. La compression s'y manifeste dans tous les sens, parce que les failles des puits Frèrejean et Saint-Étienne sont obliquement reliées l'une à l'autre par deux rejets également inverses, qui achèvent d'isoler entièrement la profonde cuvette. On peut juger de l'extrême dislocation de cette région en comparant les plans (pL III) à la Coupe n* 6 (pi. IV bis).

§ li2. — A l'Ouest de la faille du puits SainhÉUenne les couches remontent enfin, assez régulièrement, vers les affleurements de la concession du Ban, par les puits Saint^Irénée et du Télégraphe; mais les contournements redeviennent plus fréquents sous Assailly, dans les champs d'exploitation des puits Henry, Olympe, Meunier, etc. Enfin le puits Assailly, sur la rive droite du Gier, est creusé sur une faille de direction, qui fait remonter les couches vers la lisière Sud. Toute cette partie occidentale de la concession du Reclus parait en grande partie stérile par le fait du soulèvement intense que subit, comme nous l'avons dit, toute la rive droite du Dorlay jusqu'au ruisseau de Grézieux. Un grand nombre de puits furent creusés en pure perte dans cette région. Les uns, comme le puits Saint- Denis, sont tombés sur la faille transversale du puits Frèrejean; les autres, comme les puits Assailly, Sainte-Marguerite, etc., sur la longue faille de direction qui va du puits Devarey à la forge d' Assailly sur environ 1,500 mètres de longueur; dans toute cette région on n'a trouvé, jusqu'à présent, que le seul petit lambeau, fort tourmenté, du puits de la Chambaude. Au pied de la longue faille de direction se trouvent les puits Saint-Mathieu, Saint-Isidore et Sainte-Colette, qui correspondent au bas-fond du bassin. Les courbes de niveau montrent, dans cette région, une série de cuvettes pareilles à celle de Grézieux; elles prouvent toutes la double compression^ transversale et longitudinale, du terrain houiller.

La continuité des parois de ces cuvettes me paraîtrait difficile à expliquer si l'on admettait la complète indépendance des deux mouvements que je viens de rappeler. Je suis donc amené ici encore à cette conclusion, que l'affaissement des assises houillères, entre les deux bords opposés du bassin, ne s'est pas opéré en bloc, tout d'une pièce, d'une façon uniforme.

kS BASSIN MOUILLER DE LA LOIRE.

Le fond des cuvettes a dû éprouver un mouvement plus intense, ou plus prolongé que les parties voisines des bords. D'autre part, cependant, il y a eu également, dans celte région, des dislocations postérieures considérables, puisque le profond gouffre du puits Frèrejean est de tous côtés borné par de véritables failles; seulement là encore il semble résulter, de la continuité du lambeau au fond du gouffre, que le terrain a dû glisser simultanément le long des quatre failles, qui constituent la profonde dépression. En tout cas, on le voit, la variabilité des directions ne prouve pas la noncontemporanéité des accidents.

Remarquons maintenant que la grande faille du puits Frèrejean va rejoindre celle du Dorlay; elles plongent Tune et l'autre dans le même sens et ont à peu près la même direction. Toutes deux se rattachent au mouvement qui a poussé le massif du Reclus du Sud au Nord. En réalité, c'est en quelque sorte, un seul et même accident qui coupe Taxe du bassin sous un angle d'environ 45*.

Par le fait de cette forte obliquité, le terrain houiller du mur de la faille s'est trouvé refoulé, vers le Nord, dans un espace de plus en plus étroit, ce qui explique la formation des cuvettes ci-dessus signalées.

Si les couches sont moins régulières dans le district du Reclus que dans celui des Verchères, elles sont, par contre, plus puissantes et de meilleure qualité. La Grande masse avait en moyenne à Grézieux 10 mètres d'épaisseur; elle s'y trouvait divisée en deux parties à peu près égales par le nerf blanc. Le charbon était moins dur que celui d'Ëgarandeet passait déjà du raffort au maréchal. Sur l'autre rive du Gier, dans la partie basse de la Montagne du feu, l'épaisseur de la Grande masse était moins constante. Grâce au refoulement dont j'ai parlé, il s'y était formé des amas, ou lentilles^ de 12 à 15 mètres , mais aussi des zones plus ou moins étranglées, dont l'épaisseur était réduite à 6 ou 7 mètres. Dans ces parties, le charbon était tendre et partiellement broyé. Dans la concession de la Cappe, la Grande masse a surtout fourni des charbons à coke de qualité moyenne. Le long de la Durèze, auprès des puits Neyrand et Chavanne, sa puissance atteignait 12 mètres; plus loin, le long du Gier, dans la région des puits du

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