‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 232 sur 280 · CHAPITRE XII. Wl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. Wl

à grille et le chauffage domestique. La partie supérieure fournit du charbon cru, entreniôié de schistes et de minerai de fer ; sa puissance est de 8 à 9 mètres. Fouillée jadis par de petits puits et de nombreuses fendues, elle fut ensuite attaquée plus tard, il y a quarante à cinquante ans, par de grands travaux à ciel ouvert, dont les énormes vides se voient encore aujourd'hui.

De ce puissant gîte, il ne reste, depuis trente ans, plus rien à prendre, si ce n'est, vers son extrémité Sud, les massifs réservés sous les maisons de la partie orientale de Firminy.

L'exploitation à ciel ouvert avait nettement mis à découvert le mur de la faille du Breuil. Sa pente est d'environ 45 degrés, comme celle de la plupart des failles transversales; sa direction Nord-Ouest-Sud-Est; et c'est grâce à elle que les couches ont pris aussi, dans ce quartier, Tallure transversale Nord-Ouest-Sud-Est.

Le puits de la Chaux pénètre, sur 50 mètres environ de profondeur, dans le mur de la faille, formé ici presque entièrement de poudingue micacé grossier.

Au Sud-Est de Firminy, le puits du haut Breuil entama ce mur sur plus de 100 mètres, et, si Ton s'en rapporte à d'anciens documents^ le fond du puits aurait même rencontré, à 108 mètres, le terrain primitif. A cette époque, toutefois, les mineurs confondaient souvent le schiste micacé houiller avec le micaschiste proprement dît en place. Aussi l'existence du terrain ancien, à si faible profondeur et à près de 2,000 mètres des bords du bassin, est, pour moi, plus que douteuse.

ATEst de la faille du Breuil, les assises sont fortement relevées par un ensemble de gradins parallèles, comme le montre la coupe (pi. XXV). Bientôt cependant la pente diminue et atteint celle des couches de la Malafolie. On arrive ainsi aux affleurements de la couche du Soleil, formés de deux bancs de 4 mètres d'épaisseur, puis la série des trois ou quatre veines minces, coupées, par le puits Chapelon, entre la couche du Soleil et la troisième de la Malafolie. Lorsqu'on rapproche cet ensemble de bancs, manifestement relevés par la faille du Breuil, de la série analogue de Firminy, on

ne saurait douter de leur identité, et Ton est confirmé dans cette manière de voir lorsqu'on part de la lisière Sud du terrain houiller, et que Ton voit succéder au poudingue micacé des bords du bassin, d*une part, sur les deui: rives de l'Échapre, la série de la Malafolie, et de l'autre, sur la rive droite de la Gampille, la série analogue de Firminy. On arrive, en résumé, à celte conclusion bien évidente, qu'à la couche du Soleil correspond celle de Fon trousse, au groupe des trois couches de la Malafolie celui des couches de Latour, et à la grande couche supérieure de Saint-Léon et du Ban la grande masse du Breuil. Quant aux veines de Ghaponost et de la Bargette, elles ne sont pas représentées à Firminy, soit que le sol houiller fût alors émergé sur ce point, soit que les dépôts supérieurs aient été balayés après coup lors du creusement de la vallée de l'Ondaine. On ne saurait aujourd'hui dire ce qui s'est passé dans cet ordre de faits.

Un autre point, dont il est également facile de se rendre compte, est la marche des deux séries dans la direction du Nord. On a déjà vu que la série de la Malafolie se prolonge, au Nord-Ouest, le long du coteau qui borde la vallée de l'Ondaine. On peut suivre les veines supérieures et la grande couche Saint-Léon jusqu'à la faille de la Barge, le groupe de la Malafolie jusqu'aux carrières des Layats et au hameau de l'Écho, et la couche du Soleil jusqu'au domaine de la Fontaine (pi. XVIII et XIX).

Au delà, entre la Fontaine et Fidel, l'allure des couches change brusquement. D'Est-Ouest elle devient Nord-Sud. C'est le résultat des failles du Breuil et de Côte-Quart, qui affectent le terrain dans l'intervalle. On les voit à la tuilerie, située entre Fidel et le bas de Côte-Quart. On a exploité jadis, sur ce point, un amas de houille; de plus, une fouille, que M. Mire eut la complaisance d'y faire entreprendre, à ma demande, a mis à nu les failles en question, et, avec elles, un lambeau de la couche du Breuil plongeant au Sud-Est.'

Or, au toit de la faille du Breuil affleurent, sur ce point, les couches de Combe-Blanche, depuis longtemps exploitées par les concessionnaires d'Unieux et de Fraisse. Ces couches, nous l'avons dit, ne sont séparées de celles de Latour que par la faille de Côte-Quart, qui limite au Nord le champ

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