‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 239 sur 280 · CHAPITRE XII. kk · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. kk

Eu résumé, nous pouvons conclure de tout ce qui précède, que les couches de Combe-Blanche et de la Malafolie se raccordent, d'une façon positive, aux couches du pendage opposé de Roche-ia-Moliëre; que la troisième de Troussieux reparaît, au Sud, dans les travaux des puits Labarge, du Ban et de Saint'lÀofis que le groupe 9 à 12 de Roche-la-Molière se retrouve à Combe-Blanche et à la Malafolie, et celui des couches 13 à 16 dans le quar* tier du Soleil, au Sud de la Malafolie. Enfin, les failles du Breuil et de Gâte- Quart expliquent la réapparition de la même série au Breuil, à Latour et 4 Fontrousse près de Firminy.

§ 26/i. — Deux anomalies subsistent cependant : au Nord, on ne revoit nulle part les couches supérieures à la troisième, et au Sud on ne sait ce que devient la huitième et même le groupe 5 à 7.

Pour ce qui est des couches supérieures, leur disparition n'est nullement spéciale au district de Firminy. On doit se rappeler l'amoindrissement du groupe des Rochettes au puits Sainte-^Marie du Quartier-Gaillard et sur le revers Nord du Mont-Saison. Il semble que ces couches ne dépassent guère l'axe du bassin, c'est-à-dire ne vont pas, en se dirigeant vers le Nord, au delà d'une droite menée du sommet du Mont-Saison au bourg de Firminy. Quant à la huitième, on sait combien elle est variable à l'Est de Saint- Etienne, où souvent elle se transforme en schistes, vers son avalpendage, dans les concessions de Terrenoîre, Côte-ThioUière et Monthieux. De même, à Roche-la-Molière, on vient de le voir, la couche 'Siméon devient inexploitable au Nord du puits du Crét^ et se réduit aussi à moins de 2 mètres, du côté opposé, auprès de la Croix-Marlet. Il n'y aurait donc rien d'extraordinaire qu'elle disparût presque complètement au Sud, et n'y fût plus représentée, ainsi que les couches du groupe 5 à 7, que parles faibles veines que l'on connaît, à la Malafolie et au Breuil, entre la troisième et les couches 9 à 12. On peut d'autant plus s'y attendre que

tout l'intervalle est occupé, à la Malafolie, par des roches plus ou moins miccLcées.

Il reste cependant une difficulté : la distance de la troisième à la neuvième est en général, aux environs de Saint-Étienne, de 350 à 370 mètres.

kkk BASSIN ROUILLER DE LA LOIRE.

tandis qu'on ne trouverait que 150 à 160 mètres à la Malafolie et au puits de la Chaux de Firminy. Observons toutefois que ce changement ne serait pas plus étrange que celui du massif placé entre la troisième et à la huitième, à Yillards, Mont-Saison et Yillebœuf. II y a, on le sait, entre ces deux points extrêmes, diminution graduelle de Tintervalle en question, à mesure que Ton avance du Nord au Sud. On a vu aussi que, dans l'angle Sud-Ouest du bassin, les affleurements de la troisième et de la huitième se rapprochent, au delà de la Yarenne, en se dirigeant vers la Croix-Marlet. La distance horizontale entre les deux affleurements passe de 500 à 200 mètres, et si ce changement s'explique en partie par la plus grande raideur de la pente des bancs, il n'en est pas moins vrai qu'à la distance horizontale de 200 mètres répond un intervalle réel de moins de 150 mètres. Mais il y a plus : on voit également, dans cette région, la neuvième se rapprocher de la huitième. La distance de leurs affleurements descend au-dessous de 100 mètres. Ainsi, en définitive, on le voit, les couches se concentrent dans le district de FJrmtny. On ne doit donc plus s'étonner si l'intervalle de la troisième à la huitième est aussi réduit, sur ce point, à 150 mètres.

Deux alternatives restent d'ailleurs possibles :

Ou bien la huitième et le groupe 5 à 7 ne seraient plus représentés, à Firminy, que par les veines minces» ci-dessus mentionnées entre les Grandes masses de Saint-Léon et du Breuil, et le groupe inférieur 9 à 12 de la Malafolie et de Latour; ou bien, ces veines minces représenteraient seulement lescou* ches 5 à 7, et la huitième serait unie à la neuvième, ce qui expliquerait la puissance exceptionnelle de la première couche de la Malafolie et de Latour.

Les deux hypothèses sont également admissibles, mais la première a pour elle l'appui de la flore, qui montre la huitième isolée du groupe 9 à 12 aussi bien que de celui de la troisième.

11 reste néanmoins une autre difficulté, c'est le raccordement de Firminy avec Montrambert et la Béraudière.

En partant du poudingue supérieur, on constate l'identité de la troisième de Mont-Saison et de Troussieux avec la Grande masse des Littes, de

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