‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 240 sur 280 · CHAPITRE XII. kkS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. kkS

Mbntrambert, de Saint-I^éon et du Ban. A cet égard, le doute ne semble plus permis, car la flore aussi confirme cette assimilation. Mais au mur de la troisième tout est différent de part et d'autre. A Montrambert, ce sont les trois Brûlanles^ que la flore et d'autres motifs unissent au groupe de la troisième (§ 232); au-dessous, jusqu'à 200 ou 230 mètres, un terrain sauvage avec deux ou trois veines sans importance. Au contraire, à la Malafolie, sous la couche Saint-Léon, parait un terrain stérile jusqu'à la distance de 150 mètres, et ensuite la série proprement dite des couches de la Malafolie. La huitième semble vraiment avoir disparu dans les deux districts. Mais alors, que deviennent les trois Brûlantes à Firminy? Il faut également supposer qu'elles s'amoindrissent dans ce district, et s'y réduisent

à de simples filets comme la huitième. Ce sont des difficultés, auxquelles on n'échappe, à moins de supposer que, à la suite de la première ébauche de la faille de la Renaudière, le terrain de Firminy se soit déposé dans une cuvette isolée, et que la communication entre les deux régions ne soit redevenue libre et directe que lors du dépôt de la Troisième propremeojt dite. A cette époque d'ailleurs, la partie Sud-Ouest de Firminy, la région de Montessu, devait aussi être émergée, comme les environs de Roche, et toute la lisière Nord du bassin principal. Mais alors, me dira-ton, les couches de Combe-Blanche n'auraient donc jamais eu rien de commun avec celles de Roche, et pourtant, d'après ce qui précède, la communication devait exister, entre ces deux districts, lors du dépôt des groupes 16 à 13 et 12 à 9 ? Il faut admettre, en effet, que la communication était libre entre les deux régions à l'origine, mais dut cesser ensuite, pendant un certain temps, c'est-à-dire, pendant toute la durée du dépôt des dernières couches de l'étage inférieur et des premières de l'étage moyen (la huitième et les Brûlantes). La communication fut rétablie, entre les deux parties du bassin, par le nouvel affaissement du sous-sol houiller, qui a précédé la formation des couches n*' & à 1 de l'étage moyen .

En tout cas, que ces hypothèses soient vraies ou fausses, il est au moins certain que les couches de Firminy correspondent dans leur ensemble, groupe par groupe, à celles du bassin principal, mais qu'elles ont dû

kki BASSIN HOUILLER DE LA LOIRE.

se former dans des conditions un peu différentes; c*est le motif pour lequel nous avons cru devoir adopter sur nos cartes de détail, pour les couches de Firminy, un pointillé spécial.

§ 265. — 11 nous reste à dire quelques mots de Textrême angle Sud- Ouest du district de Firminy, comprenant les mines de Fontrouise et de Montessu.

On a vu que le cours de la Gampille devait eorrespondre à une faille Nord-Sud, ou plutôt, à une sorte de bombement anticlinal, à droite et à gauche duquel les assises plongent à l'Est et à l'Ouest. A TEst de la Gampille nous avons mentionné Taffleurement de Fonirousse, qui donna lieu à quelques travaux d'exploitation vers 1820 à 1825. La couche avait, selon d'anciens documents, jusqu'à 2'",60 de puissance ; mais les détails sur sa valeur réelle manquent. Il parait toutefois certain qu'elle est bien la suite de celle du Soleil. Le charbon est tendre, gras, à courte flamme, feuilleté ou schisteux. On ne sait ce qu'elle devient en profondeur, puisque le puits MaUirtre n'a rencontré à sa place que des schistes plus ou moins charbonneux. Cependant elle doit s'améliorer de nouveau au delà, d'après la puissance et la nature de son affleurement à l'Est de la faille du Breuil, auprès de la gare de Firminy (§ 260) .

Sur l'autre rive de la Gampille, à l'Ouest, se trouvent les travaux de Monlessu. En i8&7, je considérais ce dép6t comme une dépendance de l'étage de Rive-de-Gier, parce qu'à sa base, au haut Montessu, on trouve, entre les affleurements et le terrain ancien, un poudingue bréchiforme à fragments de schiste et de granité rose, que je crus pouvoir assimiler à la brèche de Rive-de-Gier. Cependant, même en admettant que ce soit bien là un lambeau de la brèche de la base, il n'en résulte pas nécessairement que Tétage houiller, auquel il sert de support, soit de l'âge du dépôt de Rive-de- Gier. On sait^ en effet, qu'au pied du Pilât les étages de Saint-Étienne débordent en général celui de Rive-de-Gier et reposent directement sur le terrain ancien. La flore peut seule trancher la question; or, d'après M, Grand'Eury, elle se rapproche de celle de la quinzième. On retrouve donc encore, sur ce point, l'équivalent de la couche du Soleil.

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