CHAPITRE XIIK kb
couches, malgré les 300 mètres qui séparent encore TafiBleurement de la lisière Sud du bassin houiller. Dans cette région, en effet, se développe un étage inférieur, dont je vais parler dans un instant, et qui ne se montre à la surface du sol qu*à l'Est de la gorge de la Dargoire.
Au puits Bertholon de Saint*Jean-de-Toulas , comme dans la région orientale de Tartaras, on connaît deux couches peu éloignées Tune de l'autre, mais dont l'inférieure seule est exploitable. Sa puissance variait, dans les travaux, entre 0'",80 et 2 mètres. Le charbon était moins chargé de schistes qu'à Tartaras, mais son allure, par contre, moins régulière. Cette couche inférieure fut exploitée, de 1855 à 1858, par une série de travers-blancs, ouverts, dans le puits Bertholon ^ jusqu'à la profondeur de 100 mètres. En direction on suivit la couche sur près de 300 mètres, mais nulle part on n'a atteint le relèvement Nord de la couche.
Afin d'explorer le terrain, situé au mur des deux couches dont je viens de parler, on a ouvert, au Sud du puits J9er^Ao/on, un autre puits et une longue galerie à travers-bancs. La première de ces fouilles, le puits Saint^Prix^ fut foncé, vers 1836, à environ 350 mètres au Sud du puits Bertholon. On le poussa jusqu'à 110 mètres. On n'y rencontra qu'un mince filet de charbon et des bancs de grès mal réglés.
Quant à la galerie à travers-bancs, elle fut ouverte au pied du coteau, sur le bord du canal de Glvors, et fut poursuivie, il y a quinze à vingt ans, jusqu'à 600 mètres. Elle fut ouverte dans le micaschiste de la lisière Sud, et fut poussée au Nord-Ouest, vers le puits Bertholon, auprès duquel on comptait rejoindre la couche que l'on y avait exploitée. La galerie passe du micaschiste dans le terrain houiller à 75 mètres de son orifice. On rencontra là presque aussitôt une veine charbonneuse, mêlée d'argile noire, dont les affleurements se voient très près du terrain ancien; on avait même ouvert antérieurement sur cette veine trois descenderies, mais on n'y trouva qu'une mince couche, fort irrégulière, mêlée de schistes ; elle plonge au Nord vers l'axe du bassin. Au delà viennent^ dans la galerie, des grès schisteux, plus ou moins micacés^ et parfois même ferrugineux {gore rouge); leur plongée demeure forte et toujours orientée vers le Nord-Ouest. A la distance
de 300 mètres on recoupa un nouveau filet charbonneux qui doit correspondre à la veine du pnitsSainl^Prix. Enfin, au delà, vers 500 mètres, on trouva du grès houiller ordinaire à gros grains. La galerie fut suspendue, vers 600 mètres de Torifice, soit 200 mètres du point où Ton aurait pu rencontrer la couche du puits Berthohn. Cette longue galerie, qui recoupe constamment des assises plongeant au Nord-Ouest, fait voir qu'il y a sur ce point, au mur de la couche du puits Beriholon, un étage stérile dont la puissance totale est certiiinement supérieure à /iOO mètres. Existe-t-il audessous des couches de houille qui n'affleurent pas? Nul ne saurait le dire, mais cela paraît peu probable, puisque, malgré les nombreuses failles qui sillonnent le terrain, elles n'arrivent nulle part jusqu'au jour. En tout cas, vu l'inclinaison opposée des deux failles*limites, et vu surtout l'étroitesse du bassin, -leur étendue exploitable serait insignifiante.
Il suit de là que Saint-Jean-de-Toulas, fouillé en tous sens depuis quarante ans, doit être considéré comme sensiblement épuisé, aussi bien que Târtaras. Les massifs restants sont peu étendus, irréguliers et d'une exploitation coûteuse.
En descendant du plateau dans la Combe d'Allier, on voit les assises houillères se relever vers l'Est. Grâce à une forte faille transversale, le sous-sol ancien apparaît partout. La solution de continuité est complète à partir de la Combe d'Allier jusqu'au ruisseau du Barnier. Cette région fut cependant concédée : c'est le district de Saint-Romain-en-Gier.
3<» Disiriet de Saiii<-Roiiialn-en<-Gier»
§ 271. — Ce territoire, long d'un kilomètre dans le sens de l'axe du bassin, s'étend de la Combe d'Allier au ruisseau du Barnier. Les failles et l'érosion ont balayé le dépôt houiller, sauf sur trois points, où d'étroits lambeaux restent comme autant de témoins do son ancienne extension. Au Nord, entre Balmondon et la Combe d'Allier, ce sont deux minces placages de grès grossiers passant à la brèche. Au Sud, entre le hameau des Perrauds et la Combe d'Allier, se trouve le lambeau le plus important, compris entre