‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 251 sur 280 · CHAPITRE XIll. Z|6i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIll. Z|6i

deux failles transversales» situées à /iOO mètres Tune de l'autre; enfin, le long du canal, parait une étroite lisière qui dépend plutôt du district suivant de Foutanas et Givors.

Malgré la faible étendue du lambeau des Perrauds, qui ne mesure pas au delà de 12 hectares, on y entreprit d'activés recherches de 1853 à 1859, à la suite desquelles on accorda même le 9 février 1861, la concession de Saint-Romain, de 177 hectares, concession que la persévérance seule des hardis explorateurs peut justifier, car les résultats obtenus sont de tous points insignifiants.

Au lieu dit les Perrnuds on reconnut une faible couche de 0'",B0 à 1"',20, qui affleure, près des maisons mêmes des Perrauds, sur la lisière Sud du lambeau trapézoïdal. Elle y plonge au Nord, puis remonte au jour, avec pente inverse, sur le bord opposé du lambeau. A l'Ouest et à l'Est, le dépôt est limité par les deux failles transversales ci-dessus signalées. Il fut exploré par deux galeries : l'une au Sud, qui suivit la couche de houille sur 125 mètres; l'autre à l'Ouest, qui la reconnut sur 70 mètres. En divers points, le charbon repose presque directement sur le micaschiste, mais c'est plutôt par le fait de la faille, longeant le lambeau au Nord-Est, que par superposition immédiate. L'exploration de 1853 à 1859 peut avoir fourni 5,000 à 6,000 tonnes de houille. Depuis près de vingt ans, les travaux sont suspendus, eu en réalité, la concession est déjà épuisée.

4^ Distriet de Fontanas et Givors.

§ 272. — A la lacune de Saint-Romain succède, sur la rive gauche du Barnier, le district de Fontanas et Givors, dont la longueur, parallèlement au Gier, est de cinq kilomètres. Il comprend deux concessions, et, en outre, auprèsde Givors,un lambeau importantnon encore concédé. L'une des concessions,celle Givors ei^eSaint-MartinHle-Cornas^ estdu 12 décembre 1821 ; l'autre, celle de la Fores/ière et Fontanas, du 10 décembre 1855, Celte dernière enveloppe la précédente au Nord et à l'Ouest, et se compose de deux bandes, à peine reliées l'une à l'autre par un mince détroit passant au Nord de la Chapelle

(i62 BASSIN HOUILLER DE LA LOIRE.

Saint-Marlin. A TEst de ces deux concessions s'étend, jusqu'au Rhône, la région non encore concédée, ayant 2,000 à 2,200 mètres de longueur suivant Taxe du bassin, et 600 à 700 mètres de largeur.

Cette partie extrême du bassin n'est certainement pas stérile, malgré l'absence de tout affleurement, mais l'exploitation y oiTrira, en tout cas, de sérieuses difficultés, à cause des allu viens du Rhône et du Gier qui couvrent partout le dépôt houiller.

Le territoire concédé se divise en deux parties : l'extrémité Ouest, comprenant Fonianas et le Cluzel, et le bout opposé à l'Est, sur les hauteurs de Montrond.

La première de ces régions est tourmentée par des failles et des filons porphyriques. J'ai décrit ces derniers dans un paragraphe spécial (S 70), et n'y reviens pas. Quant aux failles, trois surtout sont considérables*

L'une de ces failles part de Manévieux et coupe le bassin tranversale* ment, comme les deux failles du territoire de Saint-Romain, mais plonge en sens inverse à l'Est. C'est même, pour le dire en passant, par le fait de ces deux grandes failles transversales opposées, que le terrain houiller fut soulevé, et ensuite balayé par érosion auprès de Saint-Romain.

Au toit de la faille de Manévieux et Fontanas, le terrain houiller couvre de nouveau la roche ancienne, mais peu après il est derechef disloqué par une autre faille Nord-Sud, allant de Manévieux à la Rivollière et plongeant à l'Ouest. Le long de celte faille le sous-sol ancien apparaît à l'état de profonds sillons, où bien sous forme d'Ilots allongés. Enfin la troisième faille court, au Nord-Nord-Ouest, depuis Saint-Lazare vers la Rivollière. Elle affecte les bancs de grès que l'on voit, sur les bords du canal, un peu en aval de l'écluse Petit-Jean; on la suit dans l'ancien chemin qui monte de Givors, par la maison Minsieux, à la Chapelle de Saint-Martin-de- Cornas. Cette troisième faille plonge à l'Est, de sorte qu'en allant de Fontanas vers Givors on arrive, par le fait de la faille, à un étage plus élevé du terrain houiller.

Dans la région tourmentée de Fontanas deux affleurements sillonnent la côte qui descend du plateau vers le ruisseau du Barnier • Quatre fendues

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