CHAPITRE XIII. (i
y furent ouvertes pour leur exploration. Au Nord, la couche mesure en moyenne 0",75; elle fut suivie sur plus de 100 mètres en direction, et donna du charbon de qualité passable. L'autre affleurement, plus voisin de la ferme de Fontanas, fut exploré, par une descenderie, sur 30 mètres dans le sens de la plongée. La couche, réduite à O'^jSS, semble le prolongement de la précédente, ou tout au moins une veine très voisine. Dans tous les cas, les deux couches plongent Tune et l'autre sous les grès grossiers qui couvrent à l'Est le plateau de Fontanas ; mais elles ne peuvent se prolonger, dans ce sens, à plus de &00 mètres, sans buter contre la faille qui va de Manévieux à la RivoUière. Celle-ci, en effet, les ramène au jour dans la combe du Gluzel, qui descend de la Forestière au Gier.' Là, le long du flanc gauche de la combe en question, MM. Robichon frères ouvrirent une exploitation, par puits et galeries, vers la fin du siècle dernier, pour le service de leur verrerie de Givors. Les affleurements se voient, à flanc de coteau, à l'Ouest des maisons Minsieux et Journaud.
La couche fut exploitée par plusieurs puits jusqu'à la profondeur de hO à 50 mètres, et sur 250 à 300 mètres en direction. Sa puissance moyenne est de 1 mètre, mais on rencontre aussi de fréquents amincissements de 0",80 à 0^50, suivis çà et là de renflements mesurant i",50. La couche inclinait, dit-on, de 20 à 25 pour cent vers l'Est, sous le plateau de Montrond, où elle est encore entièrement viei^e. Les travaux anciens n'ont même pas atteint la grande faille Nord-Nord-Ouest reliant Saint-Lazare à la RivoUière.
L'existence de cette couche du Gluzel sous le plateau de Montrond parait d'autant plus certaine, que non seulement on peut constater, au
toit de la houille, en montant du Gluzel vers le sommet de Montrond, une longue suite de bancs de grès et de poudingues quartzo-micacés, plongeant tous, comme la couche elle-même, de l'Ouest et de l'Esté mais on peut aussi observer la même couche, vers la lisière Sud de la bande houillère, dans la tranchée du chemin de fer de Lyon, auprès de Saint-Lazare. Un affleurement, fort bien accusé, plonge là au Nord sous Montrond ; il fut surtout bien reconnu, en 1857, lors de l'élargissement de la voie ferrée et du percement d'un aqueduc pour l'assainissement de la tranchée.
m BASSIN HOUILLER DE L.A LOIRE.
Ajoutons enfin que la couche du Cluzel est peut-être double comme celle de Fontanas; quelques indices peuvent le faire supposer, quoique les preuves positives fassent défaut.
Si maintenant on monte, des bords du canal, vers le haut du plateau^ non plus par le vallon qui s'élève de TÉcluse Petit-Jean vei-s la RivoUière, mais par la combe qui part du Gier à 800 mètres en aval de Saint-Lazare, on pourra constater une série d'affleurements appartenant à un faisceau de couches supérieures, sous lesquelles plongent les poudlngues micacés, que Je viens de signaler au toit de la couche du Cluzel. Ce faisceau supérieur se compose lui-même de deux groupes, celui du murj de trois veines minces, dont la puissance totale, y compris les schistes entrelardés, est de 2 mètres à 2'",50, et celui du loit, formé d'une seule couche de 0*,60 à 1 mètre.
Le groupe du mur affleure sur le flanc gauche de la combe dont je viens de parler, vers 200 mètres à TEst de la maison Escoffier. L'allure est transversale sur une longueur de ftOO à 500 mètres, puis passe à Tallure normale en approchant des bords du bassin. Ainsi, au Nord, l'affleurement se détourne vers l'Est en passant, dans la concession de la Forestière, à faible distance du puits de V Espérance. Au Sud, il s infléchit, en sens opposé, vers rOuest à partir du puits Besson, dans la concession de Givors. Ce groupe inférieur a été exploité, dès 1818, le long des affleurements^ par une série de puits placés au voisinage de l'ancien chemin qui monte de Givors vers Saint* Andéol; ce sont : le puits de V Espérance, dans la concession de la Forestière, et les puits Sainte-Adélaïde, Bajardy Saint-Joseph, Besson, etc., dans la concession de Givors.
Dans la concession de la Forestière, j'ai pu constater, en 1857, au puits de Y Espérance, la coupe suivante du groupe inférieur :
Grès grossier micacé 35 à 40 mètres
Houille 0,4SàO,4o
Schiste argileux 0,80
Groupe 1 Houille pierreuse 0,60 h^ couche.
inférieur ( Schiste friable 2,30
de Moutrood j Houille médiocre 0,40 2* couche.
f Grès manifer . 4 ,60
l Houille 0,18 à 0,tO 3« coudio.