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CHAPITRE XIII

On a exploité la première et la deuxième couche. Cette dernière donne du menu moins terreux que la couche supérieure, mais celle-ci fournit plus de gros pour le chauffage domestique. Les charbons des deux couches étaient, au reste, de qualité trop inférieure pour se vendre ailleurs que sur les lieux mêmes. La houille est à longue flamme et collante, comme le prouve l'échantillon n"" 39 du tableau ; mais le charbon de la première couche est mêlé de schistes, et le toit de la seconde friable au point de rendre le menu également pierreux. Par ces motifs, l'exploitation des deux veines fut toujours onéreuse. Malgré cela, on les a dépitées, dans la concession de la Forestière, sur 150 mètres en direction, et, à partir des affleurements, jusqu'au niveau de fond du puits de V Espérance.

Dans la concession de Givors, le même groupe découches fut exploité, au puits Sainte-Adélaïde à 56 mètres de profondeur, au puits Bajard à 60 mètres, au puits Saint-Joseph à 50 mètres et au puits Besson h 25 mètres.

Dans le premier de ces quatre puits, j'ai relevé, en 1857, la coupe suivante :

GrèB grossier micacé ft6 mètres

Houille pierreuse O'^fiO à O^vGO. T* couche.

Schiste friable t mètres

Groupe 1 Hoaille 0,45 \

inférieur < Schiste 0,40 | V couche.

de MoDtrond. j Houille 0,50 à 0,60 )

Schiste manifer t mètres

Houille 0,t5 à 0,30. 3* couche.

On voit, par cette coupe, que la première couche est plus puissante qu'au puits de V Espérance, ce qui permit de l'y exploiter plus activement que la deuxième.

Vers le bord Sud de la concession, au voisinage du canal, le vieux puits

de X Espérance a trouvé le groupe des trois couches inférieures réduit k

deux ; elles avaient l'une et l'autre 0'°,65, et, entre les deux, on voyait un

banc de schistes de 3 mètres. Dans cette région, les étranglements sont

d'ailleurs fréquents. En résumé, ce groupe inférieur est connu, dans le tern. 59

ritoire de Montrond, sur 900 à 1 ,000 mètres suivant rallongement, dont 500 en allure transversale. Dans le sens de la pente, la bande exploitée n*a pas au delà de 200 mètres de largeur. On peut donc considérer ce groupe inférieur comme encore viei^e sous toute la partie orientale de la concession de Givors, qui correspond à un carré d'environ 500 mètres de côté, soit uneétenduede 25 hectares. Au delà elle comprend encore, très probablement, une partie notable du territoire non concédé. Seulement, il faut le répéter, les couches sont minces et fournissent du charbon dont la qualité est plus que médiocre.

A 100 mètres environ au-dessus de ce groupe inférieur on connaît au Montrond, comme je Tai dit, une couche supérieure, dont la qualité laisse un peu moins à désirer, mais elle n'occupe, dans la partie centrale du bassin, qu'une faible largeur, de 150 à 200 mètres, entre les deux afSeurements opposés Est et Ouest ; en direction son étendue est également fort limitée. Au Sud-Ouest, en effet, elle remonte au jour avant d'atteindre les bords du canal, et au Nord-Est elle ne doit guère dépasser la limite orientale de la concession de Givors, puisque le bassin diminue de largeur dans ce sens. Bref, son importance réelle est minime, puisque, en largeur, on ne peut compter sur plus de 150 à 200 mètres, et en direction sur plus de 800 à 900 mètres au maximum. Sa puissance utile est d'ailleurs au-dessous d'un mètre et même seulement de 0°^,60 à 0",70; enfin, comme dans les couches inférieures, les étranglements et autres accidents ne manquent pas. '

La couche fut exploitée au puits Micar avant 1820. Ce puits traverse la couche à 25 mètres de profondeur, non loin de son relèvement oriental et sur un point où son inclinaison vers le Nord-Ouest atteint AO"". En 185&, le puits Brochet l'a rencontrée à 9& mètres, très près de la ligne de bas-fond, où son inclinaison est presque nulle. Vers la même époque, une galerie d'écoulement, partant des bords du canal, a suivi la couche en direction, le long de son relèvement oriental, afin d'assécher le vieux puits Micar.

Cette couche supérieure est, par suite, en partie déhouillée vers son extrémité Sud-Ouest, mais encore vierge, comme le groupe inférieur, du côté opposé. Toutefois, il faut également faire des réserves quant à son impor-

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