‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 254 sur 280 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

tance, puisque la qualité et la puissance de la couche laissent à désirer.

Revenons maintenant à la couche du Gluzel, et voyons à quelle profondeur elle doit se trouver, sous Tétage supérieur de Montrond, si, comme tout semble l'indiquer, elle se prolonge réellement jusque-là.

Disons d*abord que le puits Bajard est descendu de iOO mètres au mur des couches supérieures sans rencontrer d'autres veines. Plus tard, il y a vingt à vingt-cinq ans, on ouvrit, dans la concession de la Forestière, le puits Saint^Élienne à 300 mètres à l'ouest de la ligne d*afiBeurement des couches de Montrond, soit 100 mètres verticalement au mur de ces couches. Il fut approfondi jusqu'à 156 mètres, sans repercer d'autre veine que le filet de houille de 0'",15, reconnu, au toit immédiat de la nappe porphyrique verte (S "^0)9 ^u niveau de 135 à l&O mètres. Or, les nappes porphyriques du Cluzel et de Fontanas sont, pour le moins, à &0 ou 50 mètres au toit de la couche en question ; si donc les coulées porphyriques sont contemporaines du dépôt houiller, ce qui semble assez probable, il en faudrait conclure qu'aux profondeurs de 100 mètres et 156 mètres, dont je viens de parler, on aurait à ajouter encore hO à 50 mètres. On arriverait ainsi à un intervalle total d'environ 300 mètres. Cependant, je me hâte de le dire, je n'attache pas moi-même à ces chiffres une bien grande importance. J'ai voulu montrer seulement qu'une distance stérile considérable sépare la [couche du Cluzel des deux groupes supérieurs de Montrond, et qu'avant de chercher la couche inférieure sous le plateau même, on fera bien de marcher progressivement du connu à l'inconnu, en fonçant d'abord des puits à mi-coteau de la combe du Cluzel, un peu au-de&sus des maisons Journaud. Rappelons aussi que l'intervalle stérile, dont je viens de parler, ainsi que les assises, qui couvrent et accompagnent les deux groupes supérieurs de Montrond, se composent de roches grossières quartzo-micacées, au milieu desquelles les couches de houille bien réglées sont partout rares. C'est donc moins l'espoir de trouver de belles et bonnes couches que la situation favorable du gîte, auprès de Givors et du Rhône, qui pourra justifier un jour de nouvelles explorations sur ce point.

<i68 BASSIN MOUILLER DE LA LOIRE.

5* District de Ternay et CJonunnnay.

S 275. — Nous venons de montrer que la bande houillère du Gier se poursuit, du Sud-Ouest au Nord-Est, jusqu'aux alluvions du Rhône, et qu'au point où elle se perd sous le cailloutis du fleuve, sa largeur est réduite à près de 500 mètres. Au delà du Rhône, on voit reparaître le terrain houiller, à Test de Fiévieux, sous le communal de Chassagne, à 80 mètres au-dessus du Rhône, et même déjà, non loin du fleuve, dans les tranchées du chemin de fer de Lyon à Marseille, au Sud de Fiévieux.

Or que devient le dépôt hooiller dans son trajet de trois kilomètres sous les alluvions ? Il serait difficile de le dire d'une façon positive. Constatons cependant que sa largeur est réduite à 500 mètres sur les deux, rives du fleuve. De plus, le coude brusque du Rhône, en aval de Givors, semble indiquer sur ce point une forte faille normale à la direction du Pilât, faille qui a dû disloquer, sinon balayer complètement, le terrain houiller sur une certaine largeur, comme cela se voit, entre Tartaras et Montrond, auprès de Saint-Romain. Aussi des explorations, ouvertes au voisinage du Rhône même, n'offriraient sans doute que peu de chances de réussite.

Sur la rive gauche du Rhône, le schiste micacé reparait, avec son allure ordinaire, à Fiévieux même, ainsi qu'à Chasse en face de Givors. Entre deux, comme je l'ai dit, se retrouve la bande houillère, qui se poursuit alors de nouveau, sans interruption, vers le Nord-Est, sur quatre kilomètres, jusqu'à la grande route de Lyon à Marseille, où elle disparaît enfin complètement sous les dépôts tertiaires de la plaine du Dauphiné. Dans ce trajet de quatre kilomètres sa largeur varie beaucoup : entre Fiévieux et Chasse, 500 mètres; au Sud de Morzes, sous le plateau de Chassagne, 1,000 mètres ; plus loin, le long du chemin de Ternay à Vienne, nouvel étranglement de 500 mètres; puis au delà, en face de Communay, 900 à 1,000 mètres, et même 1,200 mètres là où le terrain houiller se perd sous les sables tertiaires.

La lisière Sud de la bande houillère est d'ailleurs à peu près rectiligne

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