II
C'est ainsi que s'expliquent la faible puissance et même la stérilité partielle des couches de Rive-de-Gier, au Nord, le long des affleurements.
Et maintenant qu*y a*t-il réellement sous Saint-Chamond et Saint- Étienne? Nul ne saurait le dire. Mais on devra certainement y chercher un jour Tétage de Rive-de-Gier, car loin des borda du bassin Fexistence des couches inférieures est vraiment assez probable.
Après le dépôt de l'étage de Rive-de-Gier, une nouvelle cassure dut s'ouvrir au Nord, parallèlement k Tanclenne et en dedans de celle-ci, car Tétage stérile supérieur ne couvre pas, dans toutes ses parties, l'étage houiller. Le dépôt supérieur nf^ existe guère, en effet, qu'au Sud de la faille du Mouillon. Cette faille, qui souvent n'est qu'une sorte de forte inflexion, ou précipitée de mines, sépare partout le plateau supérieur, où l'étage stérile manque, de la partie basse, dans le fond de la vallée de Gîer, où sa puissance est de 150 à 200 mètres. Si un premier mouvement ne s'était pas dessiné, dès ce moment, le long de la faille du Mouillon, on ne comprendrait pas, & moins de dénudations énormes, fort peu probables, l'absence de l'étage stérile supérieur sur le plateau qui va du Mouillon jusqu'au puits du Ban. La dénudation aurait enlevé le poudingue solide et dur^ et aurait respecté, au contraire, l'étage houiller inférieur, moins résistant ! Cela est vraiment inadmissible.
A cet affaissement, le long de la faille du Mouillon, doit correspondre un accident transversal dans le fond de la vallée. En effet, une faille importante passe par les puits Guétat et des Ronces, et une seconde, moins considérable, au voisinage des puits du Pré et de Sainte-AgathCy près des limites Ouest des concessions de Couzon et de Couloux (pi. I). Or, effecti^^» vement, le poudingue stérile de Rive-de-Gier ne parait nulle part à l'Est de la première de ces deux failles.
Si maintenant nous suivons la limite Sud du dépôt houiller, nou^ constaterons que l'affaissement a dû continuer le long de la faille-limite jusqu'au ruisseau d'Egarande, où reparaît la brèche, tandis qu*à partir de ce point le mouvement dut se produire le long de la faille de direction, qui va du puits du Midi au puits Saint-Paul de la mine de Grézieux et, plus