CHAPITRE IX
foncer encore ces quelques mètres, leur promettant, bien entendu, non une couche d'une puissance donnée, ni même un gîte réellement exploitable, mais bien, d'une façon positive, le représentant géologique de la couche de Rive-de-Gier, qui ne pouvait totalement disparaître, d'une façon brusque^ vers l'aval pendage du puits Piney de la Péronnière. Un mois après ma visite, vers 589 mètres de profondeur, on découvrit enfin le loit de la couche si ardemment désirée. Celle-ci a 8 à IQ mètres de puissance moyenne, mais là aussi la couche est souvent amincie par érosion ; on en voit un exemple dans la région des travaux qui correspond au puits Saint-Marcellin. Outre cela, l'allure du terrain est fort irrégulière, non qu'il soit coupé de fortes failles; mais, d'une part, les rejets Nord-Sud y sont nombreux et, de l'autre, dans la partie Nord, il y a une relevée de mine, dans le sens de la direction normale, qui remonte et étrangle la couche sur une hauteur verticale de 150 mètres, c'est-à-dire de la courbe — 210 mètres à la courbe — 60 mètres. C'est un accident dans le genre du crain du Mouillon et de celui qui sépare les.travaux de la Faverge de la région du puits Saint-É tienne. Mais il est évident, d'après l'ensemble des courbes de niveau, que Taccident en question, qui pénètre dans l'angle Nord-Ouest de la Péronnière, doit peu à peu y diminuer d'importance et même se rattacher à la petite faille, de même direction, mais à pente inverse, connue à l'Ouest du puits Sainte-Marie de la Faverge. L'effet des rejets Nord-Sud et de l'accident Est- Ouest, dont je viens de parler, est d'imprimer à la couche de houille l'allure transversale sur la limite de la Péronnière, et l'allure normale dans le reste delà concession. Il en résulte, comme toujours en pareil cas, des plis et des froncements qui troublent la régularité du gîte et rendent le charbon
plus ou moins friable.
La largeur du champ d'exploitation actuel est de 300 à 350 mètres, et sa longueur du Nord au Sud de 650 à 700 mètres. Au Nord, vers l'amont pendage, les travaux atteignent la limite de la Faverge, où, d'après les courbes de niveau, on a atteint, dans les deux concessions, la même altitude absolue de 20 mètres.
A partir du puits Saint-Claude^ la couche descend vers le Sud jusqu'à
la limite du Plat-de-Gier avec une pente moyenne de 33 pour cent, de sorte qu'à la distance de 300 mètres on est déjà arrivé à la cote — 270 mètres, soit 650 mètres au-dessous de l'orifice du puits. On a atteint le même niveau au puits Saint-Privat du Plat-de-Gier, et il ne semble pas, d'après l'ensemble des courbes de niveau, que, dans l'inlervalle, la grande masse descende plus bas. Par contre, il n'en sera pas de même à l'Ouest, vers Saint-Chamond, le long de la ligne de bas-fond du bassin, et cela malgré la faille Nord-Sud, qui limite et relève momentanément la couche de Combérigol à l'Ouest, car tout prouve que cet accident ne saurait avoir une importance majeure. Bien plus, dans cette direction la mine de Combérigol a encore un long avenir, car la limite de la concession est située à plus de 500 mètres; tandis qu'au Nord et au Sud on a atteint, comme je viens de le dire, les concessions voisines.
A mi-chemin entre la limite occidentale des travaux et le hameau de Salcigneux, c'est-à-dire à 250 mètres environ de chacun de ces points, on a creusé un troisième puits, dit Cotichoud du Nord, arrêté à 217 mètres dans une roche, qui ressemble au gore blanc siliceux du puits Saint-Claudef roche sur laquelle je reviendrai bientôt. Il semblerait, d'après ce point de repère, que la Grande masse doit se trouver sur ce point vers /iOO à /i20 mètres de profondeur, ce qui s'accorderait d'ailleurs avec les courbes de niveau de l'amont pendage actuel de Combérigol.
Le charbon de Combérigol est maigre, on ne peut en faire du coke solide, à moins d'y associer une houille plus grasse. 11 donne à l'essai 81 pour cent de carbone fixe, abstraction faite des cendres (n"" H9 du tableau). Le résidu charbonneux s'agglutine cependant encore par calcination brusque. Nous rappelons que la même couche fournit, au puits Sainte^ Camille^ de la houille à 0,78 de carbone fixe; au puits Piney 0,75 et 0,7ti, et vers l'amont pendage de la Grand'Croix 0,72. C'est la preuve évidente de l'influence qu'exerce la profondeur sur la nature de là houille. Mentionnons encore le puits Bonjour^ creusé à 300 mètres à l'Ouest du puits Couchoud, et suspendu à la profondeur de 215 mètres. — Nous y reviendrons sous peu.
§ 122. — La dernière concession du district de la Grand'Croix est