‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 37 sur 280 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Pour faciliter Texploitation de la région haute, on a ouvert, au niveau

de /lAO mètres, un travers banc supérieur, qui atteint directement la houille sans passer par la zone inférieiire amincie. Cette région haute sera bientôt complètement débouillée. Par contre, vers Faval pendage du puits Saint-Jean^ il reste à explorer près de mille mètres, dans le sens de l'axe du bassin, avant d'atteindre la limite de Saint-Cbamond et, dans cette direction, les travaux du Gombérigol au Nord, comme ceux du puits Sainte Privât au Sud, montrent clairement que ce vaste territoire n'a pas dû être ravagé dans toute son étendue, comme le sont les alentours mêmes du puits Saint" Jean. On pourra d'ailleurs exploiter ce vaste aval pendage en approfondissant le puits Couchoudj ou en perçant du fond du puits Sainù- Jean^ un travers banc inférieur dans la direction de l'Ouest. Placé à 580 mètres du jour, soit 270 mètres au-dessous du niveau de la mer, il recoupera la Grande masse à la hauteur mèm« du bas-fond de Gombérigol. Mais, pour pouvoir bien juger de l'avenir de cette concession, il me reste à parler du puits Saint-Privat^ le plus récent des quatre puits ci-dessus nommés. Il est placé entre le Gier et le ruisseau de Richorie, sur l'aval pendage de la Grand'Croix, comme le puits Saint-Jean est sur l'aval pendage de la Péronnière.

Le puits Saint-Privat traverse la Grande masse au niveau de 5ft8 mètres, et fut poussé jusqu'à 580 mètres, ce qui permit, à l'aide d'un travers banc inférieur, de rejoindre la couche à 577 mètres.

On a de suite activement exploité la Grande masse à ce niveau et même la Bâtarde. La Grande couche mesure 7 à 8 mètres comme en amont du puits Saint-Jean. Les deux mètres, situés au mur du nerf blanc, se composent de charbon tendre, qui ne ressemble nullement au rafford du territoire proprement dit de Rive-de-Gier. Comme le charbon du banc supérieur, il colle incomplètement au feu et ne renferme pas au delà de 18 pour cent d'éléments volatils.

La direction des couches est Nord-Sud, avec légère inflexion vers l'allure normale dans les parties voisines de la lisière Sud du bassin ; mais, bien avant d'atteindre cette lisière elle-même, on a rencontré une faille

longitudinale, qni semble rejeter la couche en profondeur. A TEst, elle se relève avec une pente de 50 pour cent, et doit atteindre ainsi la limite de la Grand*Croix, sous le ruisseau tlu Richorie.

Au Nord, non loin du Gier, la couche disparaît par érosion et se rat* tache directement à la vaste zone ravinée du puits Saint-Jean ; mais il semble pourtant, par la différence de niveau, qu'en outre une faille longitudinale fasse remonter te gîte de 70 à 80 mètres.

Enfin, à l'Ouest» vers l'aval pendage, à la cote de — 270 mètres, la couche est coupée par une faille Nord-Sud, qui la relève à l'Ouest. On a franchi normalement la faille par une traverse horizontale, qui a rencontré la Bâtarde à la distance de 80 mètres; celle-ci s'infléchit d'abord vers le mur de la faille, mais reprend ensuite sa pente précédente vers l'Ouest, de sorte qu'en poursuivant le travers banc, on recoupera à son tour la Grande masse, comme le montre la coupe ci-jointe :

En tout cas, on voit que, grâce à celte faille, l'approfondissement progressif des couches vers Saînt-Chamond n'est pas aussi excessif qu'on aurait pu le croire d'après leur forte plongée au puits Saint-Privat.

La faille Nord-Sud, dont je viens de parler, doit franchir le Gîer et pénétrer dans le champ d'exploitation du puits Saint-Jean^ mais en diminuant graduellement d'importance et en se terminant finalement à zéro. D'autre part, entre ce point et le puits Couchoudy on constate, dans la partie amincie par érosion, à l'extrémité Sud des travaux du puits Saint-Jean, une faille parallèle, qui commence aussi à zéro au Nord et atteint AO à 50 mè-

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