‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 47 sur 280 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Jusserandiëre, on rencontre les mêmes bancs, â faible distance de la brëcbe, auprès des hameaux de la Terrière, de la Bréassière et de la Glacière (plan d'ensemble). Mais le point où l'affleurement de l'étage de Rive-de-Gler, entre la brèche et le poudingue de Salnt-Chamond, se Toit le mieux est le contrefort du Mont-Crépon qui passe par la Donzlllière, entre les deux affluents du ruisseau de la Mornante, dont l'embouchure dans le GierestàSaint-Julienen-Jarrét (pi. VetVI). L'affleurement correspond à un méplat entre la brèche de la base et l'étage stérile supérieur. A partir du méplat, la brèche s'élève en pente raide jusqu'au sommet du Mont-Crépon ; au-dessous du méplat, le poudingue supérieur descend en pente douce jusqu'à Saint-Chamond. Le méplat est formé de grès fins et de gores charbonneux noirs, qui reposent directement sur la brèche; leurpuissance est de 10 à 12 mètres. Par-dessus, en stratification concordante, vient le poudingue micacé à galets quartzeux

blancs. La difiërence entre le mur et le toit est telle que, même dans les points où le poudingue déborde les grès et repose iransgressivement sur la brèche, on peut tracer la ligne où devrait aboutir l'étage de Rive-de- Gier. On distingue aisément la brèche à débris anguleux, granitiques, du grès micacé i galets quartzeux blancs. Le flanc supérieur du Mont-Crépon, composé de brèche, incline au Sud sous l'angle moyen de id° à 20% tandis que la pente des coteaux inférieurs à grès micacé stérile est rarement supérieure à 5 ou 6'. Ces contrastes s'observent non seulement au-dessus de Donzillière, mais encore au promontoire dont le pied oriental est baigné par le ruisseau de Truzeau, et vers le haut du contrefort qui va sur Chantacros par le domaine dit le Bois. De ce point la limite entre les deux ter-

d2 BASSIN HOUILLER DE LA LOIRE.

rains gagne, à l'Ouest, le fond de la vallée du Langonan, où une puissante faille transversale Nord-Sud, plongeant à TOuest, rejette au Nord la double limite de la brèche et du terrain ancien (voir la carte d'ensemble du bassin). Ainsi donc, en résumé, TaflOeurement Nord de l'étage de Rive-de-Gier se poursuit, h l'Ouest, jusqu'au profond vallon du Langonan, auprès de

Sorbiers, et traverse ainsi le territoire entier de Saint-Cbamond de l'Est à

l'Ouest. Seulement, comme dans les concessions du Ban, de la Faverge et de Combérigol, les couches de houille disparaissent avant d'atteindre le jour; elles n'affleurent pas, soit qu'elles n'aient pu se développer dans celte région, par le fait de la disposition spéciale des lieux, ou qu'elles aient été enlevées par érosion après leur dépôt. Mais, de même qu'en profondeur la houille existe dans les trois concessions que je viens de nommer, et qu'elle y augmente même en épaisseur vers l'aval pendage et se poursuit, sur la rive droite du Gier, jusqu'au puits Sainl-Privat^ il y a tout lieu d'espérer qu'à Saint-Chamond aussi l'étage de Rive-de-Gier cessera d'être stérile à partir d'une certaine distance de l'affleurement Nord. C'est pour Gxer cette distance, pour résoudre la question de l'extension, ou non-extension des couches de Rive-de-Gier sous le territoire dont nous nous occupons, que la Compagnie des mines de Saint-Chamond a creusé les puits Noire-Dame et Saint-Luc et fonce encore le puits du Fay.

Disons les résultats auxquels elle est parvenuç jusqu'à ce jour. (Voir coupe de la pi. V.)

§ 130. — Je ne reviens pas sur les puits Notre-Dame et du Fay, dont j'ai fait connaître la situation et les chances d'avenir, à l'occasion des dépôts siliceux de la Grand'Croix (§ 126). Je rappellerai seulement que le puits du Fay est à peu près dans la situation du puits de Combérigol, qu'il devrait rencontrer la Grande masse vers 680 à 700 mètres et que le puits Notre-Dame, quoique foncé jusqu'à ili05 mètres, ne doit pas avoir atteint la brèche de la base. La Grande masse de Rive-de-Gier, si elle n'est pas coupée par une faille ou amincie par érosion, devrait se trouver sur ce point entre 500 et 550 mètres.

Le puits Saint-Luc est placé au Sud de la ville de Saint-Chamond, à

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