‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 53 sur 280 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

fût mêlée de schistes et le menu plus ou moins pierreux. En résumé, on

le voit, la couche n*est encore connue que jusqu'aux niveaux de 50 à

70 mètres, et quoiqu'elle semble devoir se poursuivre en profondeur, on ne saurait dire, à cause des roches sauvages qui raccompagnent, jusqu'où elle pourra s'exploiter. En tout cas, vu les renflements de 2^^,60 à 3 mètres, il conviendrait de ne pas négliger son aval pendage.

En se dirigeant de la Chapelle du Fay vers le Nord, on rencontre, à mi-chemin du puits Notre-Dame, des traces charbonneuses qui ne semblent pas devoir appartenir à de véritables couches, car le puits du Fay, qui aurait dû les recouper, n'a rencontré au niveau voulu que deux filets de houille de 0»,Oft à 0",05 d'épaisseur.

§ 133. — A l'Ouest des affleurements de la Chapelle du Fay, on exploite depuis longtemps des couches analogues sous les domaines du Clos-Marquet et de Rigodin; mais entre deux, sur un parcours de 600 à 700 mètres, les affleurements sont peu distincts, soit que les couches soient réellement amincies, ou qu'une faille de direction les coupe à une faible distance audessous du sol. Cependant les recherches, entreprises il y a quinze ans par le puits Saint*Benolt, à 300 mètres à l'Est du hameau de Peyrard, ont fait connaître un groupe de quatre couches, situées sur le prolongement de celles dont je viens de parler. De ces quatre couches, deux seulement furent reconnues exploitables, la première et la troisième à partir du haut. La plus élevée a une puissance de 0'",70 ; c'est du charbon collant un peu schisteux. La seconde, à 16 mètres sous la précédente, ne mesure que 0<",/i5 et semblé être formée de schiste charbonneux . plutôt que de véritable houille. A 28 mètres de distance vient la troisième couche, la plus importante des quatre. Elle a i^ySO d'épaisseur et donne du charbon gras de qualité ordinaire.

Enfin à 6.5 mètres de la troisième vient la quatrième de O'^ySO à 0"*,90» C'est du charbon cru et pierreux, difficile à vendre.

Les roches qui alternent avec les quatre couches se composent essentiellement, comme à Rigodin et au Fay, de schistes, ou de grès schisteux, pétris de mica et d'empreintes végétales.

Le résultat des recherches fut d'ailleurs trop peu favorable pour

amener Touverture, sur ce point, d*un vrai champ d'exploitation. On pourra

d'ailleurs explorer leur aval pendage en partant des travaux du Clos- Marquet.

§ 13&. — MIum eu Cloa-illlar^Mt e4 dm tUgmétn. — La mine du Clo8-3larquet est située à ftOO mètres à l'Ouest des fouilles dont je viens de parler. Les couches exploitées sur ce point se relient sans interruption, à l'Ouest, avec ceux des puits Neyrand et Saintr^Louis de Rigodin, et, même au delà, avec les anciens travaux du Parterre; de sorte qu'eu réalité on a ici, sans accidents graves, un champ d'exploitation d'environ 1,000 mètres en direction, dont l'aval pendage, au-dessous de 100 i 150 mètres, est encore à peu près partout complètement vierge.

On connaît, dans ce district, sept ou huit couches généralement peu constantes, tant en direction qu'en profondeur. Leur puissance s'accroît à l'Ouest, en approchant du Parterre, et s'oblitère i l'Est. Ou admet aussi que la plupart d'entre elles tendent à s'amiucir et à devenir inexploitables en profondeur; toutefois, à cet égard, il me parait difficile que l'on puisse être aussi affirmatif. Ainsi que je viens de le dire, l'aval pendage est encore inconnu au-dessous de 100 à 150 mètres et l'on peut facilement prendre pour amincissement définitif ce qui, en réalité, peut n'être qu'une diminution locale de la puissance normale, soit par érosion, soit par transformation graduelle de la houille en schiste. Ce qui est certain cependant, c'est qu'aucune de ces couches ne se poursuit intacte jusqu'au puits Saint- Luc, qui a bien rencontré, entre 200 et &00 mètres, de nombreux lits de schistes charbonneux et quelques veinules de houille, mais à aucun niveau une véritable couche de houille.

La première couche, en partant du haut, affleure au Sud du puits l^eyrand; elle a été fouillée par la fendue Rozet^ où elle mesure 0'",80, mais elle disparaît en direction et ne peut, par ce motif, être comptée au nombre des couches normales du district en question.

Le puits Neyrand et les puits Fmaz A el B du ClosMarquet recoupent les trois couches suivantes, désignées à Saint-Chamond par les n- l à 3.

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