‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 54 sur 280 · CHAPITRE X. lOi · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. lOi

/ Au puits B, plus éloigaé des affleurements que le puits A, la couche n* i est à 2A. mètres de profondeur, le n"" 2 à 36 mètres et le n» 3 à 6k mètres. Au puits Neyrand les profondeurs respectives sont 32, &i et 68 mètres; le fond du puisard est à Ik mètres. La puissance de la première couche est de 0'",90 à i mètre auprès des puits, mais devient plus forte à TOuest. En approchant du Parterre, on a trouvé jusqu'à 2»,30, tandis qu*à l'Est l'épaisseur se réduit à 0"',60. Le charbon est cendreux, tendre et de qua-* lité inférieure, surtout à l'Est, où sa puissance est faible. On assure qu'à partir du niveau de 50 mètres la couche n'est plus exploitable. Je donne ce renseignement sous toutes réserves, me référant à ce que j'ai dit ci-dessus sur la tendance des mineurs à se laisser trop facilement rebuter par des amincissements d'une étendue limitée.

La seconde couche fut peu exploitée à cause de sa faible puissance et de sa qualité inférieure; son épaisseur moyenne est de 0",60 à 0",70.

La troisième couche est la plus importante de ce premier faisceau : sa puissance normale est de l'",20 à l'",30; mais, comme le n^" 1, elle se développe à l'Ouest et diminue à l'Est. En approchant du Parterre on a trouvé jusqu'à 2 mètres; du côté opposé, 0"",80. On prétend aussi qu'à partir du niveau de 85 mètres elle cesse d'être exploitable; c'est encore une assertion que je ne garantis pas; mais je dois dire qu'en i857, je vis la couche s'amincir de 2 mètres à 0'",&0 en allant des affleurements au fond des dernières descentes. Le charbon est dur et de meilleure qualité que celui des 4eux couches précédentes. La houille des trois veines est d'ailleurs grasse, à courte flamme et striée de lamelles ternes. Au feu elle ne dégage pas au delà de 21 à 22 pour cent de matières volatiles. Les roches qui accompagnent ce premier faisceau sont argilo-schisteuses et micacées, presque toujours pétries d'empreintes végétales. Le toit de la troisième couche est bien réglé; aussi l'amincissement semble-t-il le fait de la substitution gra* duelle du schiste à la houille et non le résultat de l'érosion. Aux affleurements la pente des couches est d'environ IS"" ; en profondeur, elle atteint 20^

Au mur des trois couches, jadis exploitées par les puits Neyrand eifinaZf existe un nouveau faisceau de trois autres couches, qui est exploité aussi,

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depuis trente à quarante ans, par les puits Bigodin et Saint-Louis et, plus récemment, au Clos-Marquet, par le puits Finaz B suffisamment approfondi.

La coacbe n* & est réduite au puits B à un simple filet et ne fut ren*^ contrée exploitable dans cette région que jusqu'au niveau de 50 mètres. A rOuest, au puits Damon du Parterre, la distance entre les n"" 3 et & est de moins de 25 mètres, tandis qu'elle atteint le double à Rigodin. Au vieux puits Saint-Louis, dit Bigodin, la couche n^ h fut rencontrée à 3 më« très du jour et au puits Neuf Sainl-^Louis à 8 mètres. Son aval pendage y fut exploité à l'aide de travers bancs, partant à divers niveaux des parois de ces deux puits. La puissance moyenne de la coucbe est de i à 2 mètres, mais elle est divisée en deux bancs par un nerf schisteux de O^jOO, et parfois même en trois par un deuxième nerf qui se développe dans le banc du mur.

Dans l'une de mes visites, j*ai trouvé :

Toit.

Houille 0-,60 à 0",70

Nerf schisteux 0 60

Houille 0 60 à 0 60

Nerf schisteux 0 40

Houille crue 0 80

Mur.

Puissance utile ^■'tdO à 4» 60.

Puissance totale S"^30 à î",60.

La puissance utile était par suite, en moyenne, de 1",30, ou au maximum de 1",50, en tenant compte des 0",20 de houille crue du mur. Au reste, môme les deux bancs supérieurs sont durs et pierreux. On obtenait à la vérité 30 pour cent de gros, mais il était chargé de cendres. Ajoutons que cette couche n? k est parfois désignée sous le nom de couche Saint-Louis. Nous la retrouverons dans les mines du Parterre, où sa puissance utile est de 1"',20, tandis qa'à l'Est, dans le Clos-Marquet, elle est réduite à 0",80 aux affleurements, et à zéro vers 50 mètres. Le charbon en est maigre, la proportion des matières volatiles oscillant entre 15,5 et 16,6 pour cent. A 35 mètres au mur de la couche Saint-Louis vient le n* 5, appelée petite couche Damon dans les anciens travaux du Parterre. Cette couche n*a que 0"',50 au puits Saint-Louis et moins encore au puits B du

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