‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 55 sur 280 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Glos-Marquet. La houille de la cinquième couche est grasse et tient 18 à 20 pour cent d'éléments volatils. Enfin la principale couche du district est le n* 6, appelée au Parterre Grande couche Damon^ et couche du Cu>'im Marquet au puits B. Elle est à 30 ou liO mètres sous la précédente^ c'està-dire a 77 mètres de profondeur au puits Neuf Saini-Louis et à 127 mètres au CloS'Marquet B.

Sa puissance totale^ au puits Saint-Louis^ est de 3 à & mètres en y comprenant un nerf schisteux de 1 mètre à l^^^SO. Chacun des deux bancs mesure l^jSO à 1",50, et parfois même on voit se développer, dans Je to\i du banc supérieur, formé de schiste charbonneux, un troisième banc de houille de 0",50. En somme, c'est une couche importante, assez régulière, de 2 mètres de puissance utile. Le charbon en est dur chargé de cendres et tout à faii maigre ; la teneur en matières volatiles est de 15 pour cent. Cette couche est d'ailleurs riche en minerais de fer et semble correspondre, par ce caractère, par sa position et par sa manière d'être, à la couche n^ H de Saint-Etienne. Au Clos-Marquet, sa puissance utile est réduite à J"*,50.

Les roches traversées par les puits Saini-Louis sont entièrement micacées. Aux profondeurs de 12 et de 28 mètres on a même rencontré de grossiers poudingues quartzo-micacés, en bancs de 0",50 à 3 mètres d'épaisseur. Le reste se compose de schistes et de grès schisteux avec nombreuses empreintes.

Ce qui précède prouve que ce deuxième faisceau des couches de Saint-Chamond est également à peu près vierge au-dessous de 150 mts-

très, et rien ne prouve qu'à ce niveau les veines soient déjà amincies. On a donc encore sur ce point un vaste champ intact, dont l'exploitation serait certainement profitable si les charbons étaient plus gras et plus purs.

§ i 35. — A environ 100 mètres du mur de la sixième couche vient le troisième faisceau, formé d'une seule couche, le n* 7, dite des Roches. C'est la dernière couche de l'étage de Saint-Chamond. Le puits des Roches est pJacé sur la faille, qui coupe le n» 6 près de son affleurement, ce qui empêche d'apprécier Tintervalle réel entre les couches n"* 6 et 7. Le terrain est schistei^x compte celui des faisceaux supérieurs; schistes proprement

dits, plus on moins charbonneux, grès schisteux lenticulaires et çà et là quelques bancs peu puissants de poudingue, le tout fortement micacé. C*est donc encore du terrain sauvage. En approchant de la couche, les veinules de houille se multiplient ; enfin la couche elle-même se compose de trois bancs avec intercala tion de schistes gris noirs micacés. Voici sa coupe :

Schistes charbonneux. — Toit.

4«' banc. — Houille 0-,îO à 0-,W .^ .

^. * oi.. AfAv/v../.! Puissance ntile 0«,90

Nerf. — Schiste noir 0«,40 à 0",50 F j^ j„ .-

V banc. — Houille 0-,30 à 0-,40 > ^ . "' * .

1 Puissance totale 4*.70 Nerf. — Schiste noir 0-,40 à 0-,60 l ""««"'^ '""*« »'"

3« banc. — Houille 0",40 à 0-,60 ' '

Schiste. — Mur.

La couche est régulière et a été suivie sur son aval pendage par le puits y?t^(7(i{m jusqu'à la profondeur de 177 mètres. Sa pente moyenne est de 25 à 30 pour cent. En direction on a rencontré deux failles qui ne semblent pourtant pas très considérables. L'amont pendage fut autrefois exploité par le puits de la Charité, lequel a rencontré la couche à 84 mètres.'

Quant au puits des Roches, il est encore aujourd'hui en activité, et la couche est en outre exploitée par le puits Rigodin, et le sera bientôt par lé puits du CloS'Marquet, qui doit la rencontrer vers 225 mètres. Le charbon en est malheureusement tout à fait maigre ; c'est presque de ranthracite> car il ne renferme que ik pour cent de matières volatiles; c'est le charbon le plus maigre du bassin de la Loire. Contrairement à ce qui se passe ailleurs, à Saint-Chamond, la couche des Roches devient plus pure et plus puissante sur son aval pendage. Au puits Rigodin on trouve jusqu'à 2 métrés, même 2'",30 de charbon',' ne contenant que quelques rognons de fer lithoîde vers le milieu de son épaisseur. La couche parait s'amincir vers l'Ouest. A peu de distance du mur de la couche n"" 7 commence le poudingue quartzo-micacé de l'étage stérile qui sépare Rive-de-Gier de Saintr Etienne. Ce sont les bancs dans lesquels fut ouvert le puits du Fay.

En remontant depuis les affleurements de la couche n*" 7, àù Nonl-

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Est, vers Truzeaux ou la Bréassiëre, on recoupe tous les bancs de Tétage stérile. L'inclinaison et la direction des assises restent sensiblement constantes jusqu'à la brèche, ce qui permet de calculer, d'une façon approximative, l'épaisseur totale de l'étage en question. La distance horizontale de l'affleurement de la couche n*" 7 à la Bréassière, où parait la brèche, est de 2,000 mètres. En admettant, pour le massif entier, la pente moyenne de 30 pour cent de la couche n" 7, on trouve, pour la puissance cherchée, 600 mètres, ce qui place la grande masse de Rive-de-Gier à 650 mètres environ au-dessous de la septième couche. Ce chiffre, on le voit, s'accorde avec les 600 mètres de profondeur du puits Saint-Claude de Combérigol, situé à peu de distance au mur des couches de la Chapelle du Fay; il confirme^aussice que nous avons dit de la profondeur probable à laquelle on rencontrera la couche de Rive-de-Gier au puits du Fay.

Avant de nous occuper des autres mines de Saint-Ghamond, il convient de résumer la série des couches du district de Rigodin, que l'on peut considérer, en quelque sorte, comme le type du district entier. Je laisse de côté les couches de la Chapelle du Fay, dont le classement est un peu incertain, mais qui, en tout cas, correspondent à l'un des deux faisceaux inférieurs de Rigodin.

Si donc on part du puits Neyrandy pour aller de là, vers le Nord-Ouest, à Rigodin et aux puits des Roches et de la Charité, nous aurons la coupe suivante :

Couche de la fendue Rozet. ~ Puissance j

, utile 0<>*,80 I Intenralle 40 mètres.

Couche n* 4 du puits Neyrand 0 90 à 4">, ]

Couche n* S 0 60 à 0 70 — 41 —

Couche n« 3 4 JO à 4 30 — 3Î —

Couche n« 4 . . . . 4 40 — 40 —

Couche no 5 0 60 — 35 —

Couche n» 6 2 70 — 30 —

Couche n* 7 4 00 à 4 tO — 400 —

Puissance j

Épaisseur totale de la houille 9",20 à 9n,70 totale > S89 —

des roches )

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