‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 97 sur 280 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

On peut facilement s'en rendre compte par Tépure ci-jointe, dressée à l'échelle de-^;^, où m n et a 6 représentent les traces horizontales des failles de Méons et de la Barallière.

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Ces traces font entre elles, d'après les plans de notre atlas (voy. pi. X),

un angle de &6''; la faille de Méons plonge au Sud Sud-Ouest, celle de la

fiarallière à l'Est Nord-Est. La grandeur verticale du déplacement est de

250 mètres entre le puits Henry et les travaux del'Éparre, et telle est aussi,

d'après les plans, la projection horizontale du rejet, si du moins aucun

gradin, ou lambeau de couche, n'existe entre deux. Admettons cela et appli*

quons cette donnée à l'épure en question. Remarquons que si la faille de

Méons a réellement déplacé celle de la Baralliëre, le point a de celle-ci a

dû descendre de 250 mètres, le long de la ligne de plus grande pente de la

faille de Méons, et par suite venir se placer en a', situé, comme nous venons

de le dire, à 250 mètres horizontalement de a. Par suite, la trace horizontale

de la faille rejetée serait, à ce niveau inférieur, a' V parallèle à a 6; or, pour

trouver la trace cherchée au niveau m n^ il suffit de remonter a' V de II. 23

250 mètres, parallèlement à elle-même, le long dn plan de la faille rejetée. Il faudrait, pour cela, connaître exactement l'inclinaison de la faille de la Barallière. Malheureusement on ne peut la déduire que d*nne façon peu sûre des plans existants. J*ai trouvé 60 mètres de déplacement horizontal pour 90 mètres de hauteur verticale, ce qui donne, pour 250 mètres, les 6/9 de 250 = 167 mètres. Portons cette longueur d c sur une perpendiculaire à a 6 et menons c d parallèlement k al V on ah. C'est la trace cherchée. Elle coupe la droite mn k &75 mètres du point a, tandis que les plans donnent 370 mètres. L*accord est loin d'être satisfaisant, mais aussi, comme je l'ai dit, on connaît mal la faille de la Barallière; en outre, l'inclinaison de la faille de Méons est probablement supérieure à &5*, c'est-à-dire qu'il existe très probablement entre l'Éparre et le puits Henry un gradin, ou lambeau de couche, de sorte que la projection horizontale a a' de la faille serait au-dessous de 250 mètres, ce qui diminuerait dès lors la longueur ad. Aussi, malgré l'accord imparfait, on peut, je crois, affirmer d'une façon positive qu'il s'agitbien ici d'une faille rejetait une autre faille ^ Seulement, il semble que la faille plus moderne de Méons s'arrête elle-même à celle de la Barallière, ou du moins n'a plus au delà qu'une faible importance.

Observons encore, avant de revenir aux couches de houille de notre district, que la faille de Méons appartient au système des grandes failles transversales plongeant à l'Ouest et que l'important accident parallèle dn Soleil, dont nous aurons à nous occuper bientôt, coupe aussi, au bois d'Avaize, la faille à pente inverse de Monthieux, ce qui prouverait bien que les failles, dont l'inclinaison va de l'Est à l'Ouest, sont, dans le bassin de la Loire, plus récentes que celles qui inclinent à l'Est.

Dans la suite de notre étude nous aurons à revenir sur cette question ; pour le moment, passons aux couches de houille de l'étage moyen, en allant •de Cête-Thiollière vers le Sud, et de la Sibertière vers l'Ouest.

Cet étage moyen se compose, comme on sait, de deux groupes (§ 89), celui de la troisième couche, et celui de la couche des Rochettes.

1. En tout cas, je crois qu'il serait utile, lors de la rencontre d'une faille par une autre, de ne pas

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