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SCHISTES ET ARGILES SCHISTEUSES

§ 13. — Le grès schisteux passe au schiste houiller lorsque les éléments de la roche se fondent en une masse d'apparence homogène. C'est une argile durcie, uniformément colorée par des particules charbonneuses, et, selon les lieux, plus ou moins grasse, sableuse, ou micacée.

D'une dureté moyenne au sein de la terre, les schistes se délitent à l'air et s'y couvrent promptement d'efflorescences blanches, dues à l'oxydation de pyrites microscopiques, dont la roche semble plus ou moins criblée.

Les schistes houillers, vulgairement appelés gores dans le bassin de

la Loire, offrent tous les degrés de finesse, depuis le manifer, ou grès schisteux, jusqu'à l'argile charbonneuse la plus douce et la plus savonneuse. De là les noms de gros gore, gore fin, gore menu. Dans le premier, on distingue encore les paillettes micacées; dans le gore fin, tout semble homogène.

Le mineur appelle mat a fane, ou frassi* les schistes Gns charbonneux, transformés par frottement en plaquettes ondulées lisses. On les rencontre au toit immédiat de certaines couches de houille, et surtout dans les parties étranglées, le long des failles où le terrain schisteux semble avoir été laminé. C'est en effet presque toujours un produit de frottement

Entre les feuillets schisteux du gore, on rencontre souvent des empreintes végétales ou de minces veinules de houilles, ou encore des rognons de fer carbonate lithoïde.

Je n'ai jamais vu dans le bassin de la Loire, comme à Aulun et à Bassières-la-Grue (Allier), de vraies schistes bitumineux; mais les schistes à veinules de houille, dont je viens de parler, donnent, comme ces derniers,

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