CHAPITRE I
Sur divers points du bassin de la Loire, mais toujours au même niveau géologique, à peu près vers le milieu de l'étage stérile de Saint-Chamond, on rencontre un grès dur, à ciment siliceux, tantôt compacte et dense, tantôt faiblement celluleux. Quelquefois la silice domine au point de former de grandes masses lenticulaires de calcédoine, blanche, jaune, ou bleuâtre, stratifiées parallèlement aux bancs du terrain. Mais ces masses passent toujours graduellement à la roche arénacée siliceuse, et celle-ci à son tour au grès houiller ordinaire.
On connaît depuis longtemps, sous ce rapport, la butte de Saint-Priest et le petit Mont-Reynaud, au nord de Saint-Étienne. Mais ces points ne sont pas isolés. Une roche identique se montre.au coteau de Chana, entre Sorbiers et le mont Maga; et surtout près de la lisière du bassin houiller, entre Landuzière et Chichi vieux, dans le district de Roche-la-Molière. Ce grès siliceux, entremêlé de grosses lentilles de quartz calcédoine, offre un véritable intérêt géologique. Je m'en occuperai d'une façon spéciale dans le chapitre consacré aux produits hydro- thermaux de la période houillère.
Nous verrons, en effet, que le ciment calcédonieux doit provenir de sources siliceuses, comme ailleurs, dans le bassin houiller, le carbonate de fer, les pyrites et les autres sulfures de sources minérales d'une nature plus complexe.
M. Grand'Eury a découvert un banc analogue, plus ou moins remanié, non loin de la Péronnière, dans le poudingue stérile supérieur de Rive-de- Gier. Il offre même sur ce point un intérêt particulier, car le quartz est rempli de graines et de fruits silicifiés de la période houillère.