Annales des Mines, première série, t. VI
1<»2 UASSIN HOUILLKK DE LA LOIRE.
pas, dans le bassin do la Loire, tantôt des troncs isolés avec leurs racines, tantôt un ensemble de troncs voisins formant une véritable forêt, et ces troncs, comme l'a constaté AI. Grand'Eury, appartiennent les uns à la famille des Calamités, les autres à celle des Sigillaires, des Cordaïtes ou des (lalainodcudrées. Je me bornerai à donner ici quelques détails sur une seconde forêt houillère que j'ai eu occasion d'observer sur place dans ce même district du Treuil , à 100 métrés verticalement au-dessous des (ialamitcs dont je viens de parler. Si je la cite, c'est pour en conclure que si, en un même point, deux forêts ont pu se superposer à la distance verticale de 100 métrés, c'est qu'il a bien fallu, comme nous l'avons déjà établi par dos considérations d'un autre ordre, que le soi houiller se soit affaissé, dans do notables proportions, pondant toute la longue période de formation dos sédiments houillcrs.
La forêt souterraine en question était située dans la mine du Treuil, an puits Achille* au toit immédiat de la cinquième couche, dans le banc de jirès du toit do la bouille, c'est-à-dire à très pou près verticalement audossous do la tranchée à troncs de Calamités dont je viens de parler. Dans une chambre do moins de 10 métros do côté, j'ai compté plus de douze grands troncs* dont pluMOurs avaient à la base plus de 1 mètre et même jusqu'à I"\o0 do diamètre. La couche de houille était sur ce point à pou près horizontale, et toutes les tiges s'élevaient au-dessus, droites et verticales, au travers dos roches du toit. On pouvait les suivre sur l*\S0à 5 mètres de hauteur, se rétrécissant d abord rapidement en forme de troncs de cO»ne. pais se poursuivant c\!indr;queuient au delà. Les premières assises amour du tronc se comportaient de schistes et de grès fin. tan % i> que le Rinc. dans lequel les troncs se trouvaient rompus, était plutôt tortue d'un £rvs à gros crains passant au joudin^ue. c'est-à-dire à une rvvho dont les è!c:nents ont dû èirv ameius par un courant rapiie, capable vïo renverser dc> tues 4 ù»u \e r ou! ïùche es peu <•»*;.>. Ce tissu avait en c.vt ont orvuum d : >jvuu v\ turue Jaas les iaï.::r.;U's: Ttv^rve s*eule elait \vumt\vV entre le Kïviùo intérieur en ^r > et tes as>:>e> r- juiitrronient s*n*;*:\v> vie tc\loru\,r. Lo> troncs **u;; vu c^rocurpiem implante* sur la