‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 122 sur 144 · IV. — Etage houiller inférieur de Saint-Etienne · texte numérisé non relu

IV. — Etage houiller inférieur de Saint-Etienne

Y. — Etage houiller moyen de Saint-Etienne.

VI. — Etage houiller supérieur de Saint-Etienne. VII. — Etage stérile servant de couronnement au terrain houiller*

Disons de suite que, sur la carte d'ensemble, pour ne pas multiplier les divisions, j'ai réuni les étages II et III, ainsi que VI et VII, parce que, £ la surface du sol, l'étage stérile 111 couvre presque entièrement l'étage 11, et que l'étage VII cache également le massif houiller VI. D'après cela, on trouvera, sur la carte, en partant de la lisière nord du bassin, d'abord :

204 BASSIN HOUILLER Dbl LA LOIRE.

La Brèche (l), représentée par la teinte Lilas.

Au-dessus, les étages (Il et III) Jaune.

— l'étage (IV) Bleue.

— l'étage (VI Verte.

— les étages (VI et VU) Orange.

§ 80. — Lorsqu'on compare entre elles les limites de ces cinq divisions, on voit qu'elles forment une série de courbes grossièrement concentriques, à part quelques ressauts brusques occasionnés par les grandes failles transversales, qui affectent tout à la fois le sous-sol ancien et les étages houillers.

La superficie entière du terrain houiller, depuis la Loire jusqu'au Rhône, est approximativement de 20,690 hectares.

Celle des étages II et III de 18,050 hectares, du moins si Ton admet leur prolongement, vers Saint-Étienne, au-dessous de l'ensemble des étages supérieurs.

L'étage inférieur de Sain t-Élienne (IV) mesure 10,090 hectares.

L'étage moyen de Saint-Étienne (V) 4,725 hectares.

Enfin les deux étages supérieurs (VII et VIII) 1,350 hectares.

Ainsi, des trois étages de Saint-Étienne, le plus ancien (IV) occupe la moitié de l'ensemble du bassin ;

Le second (V), un peu moins du quart;

Le plus élevé (VI), à peine la quinzième partie.

11 suit de là que le marécage houiller a dû progressivement se rétrécir pendant la longue durée de la période houillère. Si cela n'était pas, il faudrait admettre qu'à Rive-de-Gier le grand massif Stéphanois, de 1,000 à 1,200 mètres d'épaisseur, ait été enlevé en totalité après son dépôt. Les étages supérieurs auraient dépassé de beaucoup, dans la vallée du Gier, les crêtes granitiques, qui l'encaissent aujourd'hui au Nord et au Sud, et tout cet ensemble, jusqu'à Givors et au delà, aurait été balayé ! Je sais bien que l'ablation a dû jouer un rôle fort important dans les hautes chaînes, comme les Alpes, et nous verrons aussi qu'à Saint-Étienne même la dénudation fut réellement considérable ; mais, d'autre part, pourquoi

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