‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 134 sur 144 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

renaissent là seulement où l'élément micacé tend à s'amoindrir, à la

Chazotle au Nord, au Grand-Cimetière et à la Barallière au Sud. La puis-

sance moyenne de ce premier groupe est comprise, à Saint-Etienne, entre 300 et 350 mètres. Les charbons sont à courte flamme et souvent même anthraciteux. Au voisinage des couches 13 et 14 on trouve assez souvent du fer carbonate lithoïde.

§86. — Le deuxième groupe (9 à 12) ne se montre qu'à partir du Crêtdu-Ronzy, dans les concessions de Chaney, Reveux et Saint-Jean-de- Bonnefonds. Ce sont quatre couches assez constantes, de m ,80 à l m ,50 de puissance chacune; elles plongent au Sud-Ouest, sous l'étage moyen, puis reparaissent, plus épaisses et plus importantes, au Cluzel et à Roche-la- Molière, à l'Ouest de Saint-Étienne.

Les roches de ce groupe sont également assez régulières; elles se composent de grès fins et de schistes peu micacés. Les charbons sont plus gras que ceux du groupe inférieur, quoique encore à courte flamme. Les minerais de fer s'y montrent peu.

L'épaisseur totale du groupe, comme celle des couches de houille, est peu considérable; elle dépasse rarement 80 à 100 mètres.

Le massif stérile, qui sépare ce groupe du groupe inférieur, est formé d'une nombreuse alternance de minces bancs arénacés et schisteux, peu chargés de mica. A l'Est de Saint-Étienne, la puissance de ce massif se maintient, d'une façon assez régulière, entre 120 et 135 mètres.

Au toit de la neuvième couche le terrain redevient micacé et contient même assez souvent, à Reveux par exemple, d'assez gros galets. Ailleurs, au Bessard et à Montheil, les bancs sont plus fins et plus réguliers et comprennent même trois veinules de houille de œ ,10 à m ,30 d'épaisseur. Dans cette région, la distance de la neuvième au groupe supérieur est de 120 à .125 mètres. C'est aussi ce que l'on vient de trouver, comme terrain et comme épaisseur, au puits de la Culatte n° 1 de Beaubrun.

A la Barallière et à Saint-Jean-de-Bonnefonds, où, comme à Reveux, le terrain est plus grossier, le massif stérile atteint 150 à 200 mètres. Entre Roche-la-Molière et Saint-Genest-Lerpt, ainsi qu'à Villards, on

retrouve 120 à 125 mètres. Au Sud-Ouest de Roche, à mi-chemin de Firminy, auprès de Troussieux, il y aurait même moins de 100 mètres, à en juger par les affleurements des huitième et neuvième couches, qui se rapprochent graduellement l'un de l'autre dans cette direction. Mais on peut se demander si ce que l'on prend pour la neuvième couche ne serait pas plutôt sur ce point l'un des satellites de la huitième.

§ 87. — Le groupe supérieur, qui succède à ce massif stérile, ne comprend en réalité qu'une seule couche, la huitième avec ses congénères. L'une de ces veines accessoires se trouve à peu de distance du mur; une autre s'éloigne au maximum de 10 à 15 mètres du toit; deux enfin se montrent à mi-distance entre la septième et la huitième couche, c'est-à-dire, au milieu du massif stérile qui sépare ailleurs l'étage inférieur de l'étage moyen de Saint-Étienne. On connaît ces couches secondaires à laChana, Villards, Montsaison, Villebœuf, etc. J'en parlerai dans la description spéciale des districts.

La huitième couche est l'une des plus importantes de Saint-Etienne. Pendant quelque temps elle fut confondue avec la troisième de l'étage moyen dans les mines de Monthieux, Montheil et le Bessard, et avec la treizième dans celles de Montsalson, le Cluzel, Villards, etc.

Sous la plaine du Treuil et de Bérard, où on l'exploite aujourd'hui à 300 mètres de profondeur moyenne, sa puissance ordinaire est de 4 à 5 mètres. Au Bessard et dans la mine Bréchignac où, grâce à deux failles transversales à pentes inverses, les puits l'ont rencontrée à moins de 80 mètres du jour, son épaisseur était souvent de 5 à 6 mètres, et dans les mines de Beaubrun, de Montsalson et du Cluzel on constate 6 à 8 mètres; à Villards elle redescend à 4 ou 5 mètres, et, à l'Est, dans les concessions de la Barallière, du Ronzy et de Saint-Jean-Bonnefonds, sa puissance est, au maximum, de 2 m ,60, et s'abaisse souvent au-dessous de 1 mètre. Dans cette région, grâce à la nature micacée des roches, le toit est bosselé et le charbon plus ou moins enlevé par érosion. Outre cela, comme les couches du groupe inférieur, la huitième aussi est exposée à se transformer graduellement en schistes, entre autres h Monthieux et au puits Jabin, vers la limite Sud de ces champs d'exploitation.

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