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CHAPITRE VIII

Bref, si le deuxième groupe est caractérisé par une certaine constance et régularité relative, le troisième groupe et le premier sont au contraire assez variables, soit comme puissance, soit comme pureté de houille. Au toit de la huitième couche on retrouve aussi des rognons de fer carbonate comme au voisinage des treizième, quatorzième et quinzième couches. Le charbon de la huitième couche est partout gras, mais généralement à courte flamme et riche en grisou, dès que Ton a atteint les profondeurs de 300 à 350 mètres. Au point de vue de la teneur en cendres, le charbon de la huitième couche est de qualité ordinaire. Il faut laver le menu pour avoir de bons cokes; la proportion de soufre y est cependant toujours faible.

Au-dessus de la huitième couche reparaît le terrain micacé, du moins à l'Est de Saint-Étienne, dans les concessions de Terre-Noire, Monthieux, Côte-Thiolière, Méons, la Baralière, etc. Au centre du bassin, à Beau brun, le Treuil, Villebœuf, Montsalson, etc., où plusieurs faibles veines occupent l'intervalle qui sépare la huitième de la septième, les roches se composent d'une nombreuse série de bancs minces, à grains fins, alternativement arénacés et schisteux. Cet ensemble si varié, allant de la huitième jusqu'à la septième, mesure en moyenne 180 à 200 mètres. On pourrait à la rigueur le joindre indifféremment à l'étage inférieur ou à l'étage moyen, ou bien le partager entre les deux. Au fond la ligne de séparation est quelque peu arbitraire. Si je joins la partie basse du massif à l'étage inférieur, c'est uniquement parce que l'élément micacé y est fort répandu, comme dans les autres parties de ce dernier étage; tandis que les roches du faisceau moyen en sont généralement privées.

D'après cela, voici, en résumé, la composition de Y étage inférieur de Saint-Étienne :

Groupe supérieur . î Puissance 200», | Une seule couche principale,

f 8* couche) I ^ compris l'intervalle de la 8» à > la 8°, avec 4 à 6 m de

(la couche 7 tcr ). ) charbon.

Groupe moyen j Intervalle stérile 4 20 à 425 m . ) 4 couches, contenant

(couches 9 à 4 2). ( Masiif houiller 80 à 400 m . ( ensemble 5 m de charbon.

Groupe inférieur j Intervalle stérile 420 à 4 35 m . ) 7 ou 8 couches comprenant

(couches 43 à 46). \ Massif houiller 300 à 350 m . ( 42 à 45 m de charbon.

Soit : Étage inférieur. Puissance totale 830 à 900'

40 à 42 couches avec 20 à 25 m de charbon.

22k BASSIN HOUILLER DE LA LOIRE.

Avant de quitter l'étage inférieur, indiquons, d'après M. Grand'Eury, les plantes caractéristiques de ce faisceau de couches, ou plutôt, séparément, la flore des trois groupes dont il se compose.

Le groupe inférieur (couches n°* 16 à 13) est surtout caractérisé par les Cordaïtes, qui forment presque à elles seules toute la houille. >

On distingue surtout les C. lingulatus* tenuistrialus, angulosostriatus et foliatus, et les graines appelées Cordaïcarpus emarginatus. Les Alethopteris Grandini, ovata et nevropteroïdes deviennent abondants; il en est de même des Pecopteris oreopteridea etcyathea. On rencontre aussi V Odontopteris Reichiana, le Calamités cruciatus, les Dictyopteris Brongniarti et Schiïtzei* des Psaroniocaulon et les Doleropteris orbicularis et gigantea.

Dans le groupe moyen (couches n°* 12 à 9), on rencontre surtout abondamment les Pecopteris cyathoïdes et polymorpha 9 avec les Stipitopteris et Psaroniocaulon, VOdontopteris Reichiana et les Dory et Poa-Cordaites.

L'Odontoptens Brardii commence à paraître, le Calamités cruciatus est encore fréquent. Les espèces propres au groupe sont : leSphenophyllum majus et le S. truncatum, le Rhabdocarpus carnosus f etc. La houille parait formée, avec quelques Cordaïtes, de Stipitopteris, d'Aulocopteris, de Psaroniocaulon et d'écorces de Calamités.

Enfin la végétation de la huitième couche diffère sensiblement de celle des deux groupes précédents. Les Alethopteris paraissent atteindre leur maximum de développement, ainsi que le Doleropteris orbicularis, le Schixopteris pinnala et VAphlebia paterœformis. Les Odontopteris Brardii et Reichiana deviennent abondants; VOd. Schlotheimii fait sa première apparition. Sont également nombreux les Dictyopteris Brongniarti et Schutzei,les Pecopteris aiethopteroïdes et hemitelioïdes , le Sphenophyllum anguslifolium, les Poa-Cordaïles ; beaucoup de graines, parmi lesquelles surtout le Carpolithes lenticularis. La houille est surtout formée de Cordaïtes et de Cordaïiflogos, de Stipitopteris 3 de Psaroniocaulon, d'Aulacopteris et de Calamités Cistii et cruciatus.

La huitième couche renferme moins d' Odontopteris Reichianaet dePecopteris polymorpha que le groupe moyen, mais une proportion plus forte de Cordaites. Ces cordaïtes sont d'ailleurs moins variées que dans le groupe infé-

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