CHAPITRE VIII
Jusque-là, les roches du bois d'Aveize sont peu micacées. A partir de la couche Mourinée, les schistes et grès schisteux du toit se chargent, au contraire» de mica et même çà et là de galets de quartz; c'est la base de l'étage stérile supérieur. On l'a traversé, sur 100 mètres de hauteur, au puits Bel-Air du bois d'Aveize. Ce sont des grès schisteux, alternativement verts et roses, entremêlés de quelques bancs de gratte. Cet ensemble si riche est réduit à la Ghauvetière à 3 ou 4 couches, dont la puissance utile est d'environ 5 mètres. Enfin à Montrambert ces 5 mètres sont eux-mêmes ramenés à une seule veine, quelquefois double, ayant au maximum 2 mètres d'épaisseur; en même temps le massif stérile, qui sépare l'étage moyen de l'étage supérieur, croit dans de fortes proportions, en sorte qu'en réalité l'épaisseur totale de l'étage entier reste toujours à peu près, comme au bois d'Aveize, de 200 à 250 mètres.
Les houilles de l'étage supérieur sont toutes grasses et à longue flamme ; celles du bois d'Aveize fournissent d'ailleurs, par la distillation graduée, au delà de 12 pour iOO de goudron, et l'ensemble des matières volatiles atteint souvent 36 et même 38 pour 100. (Voy. dans le tableau des houilles, les n" 12, 13, 22, 23, 26 et 32.)
La flore de l'étage supérieur renferme en abondance le Pecopteris Schlotheimii avec les Psaronius, Caulopteris et Stipitopteris de formes en partie nouvelles. On peut citer aussi les Pecopteris rigida et rectinervis, et le Sphenopteris intégra. Les Alethopteris Grandini et ovata disparaissent ; de même les Od. Reichiana et nevropteroïdes ; tandis que VOd. minor est abondant. Les Annularia et Sphenophyllum diminuent. Les Dory-Cordaltes sont nombreux. On trouve encore le Calamités foliosus. La houille parait formée surtout de Psaroniocaulon, de Stipitopteris et de Cal. crueiatus.