CHAPITRE II
Mars sur N. 40° 0., et dans tout ce trajet, l'alignement est continu. Il n'y a pas de rejet majeur. A partir du Crêl-de-Mars, l'arc est plus ou moins rompu. Entre ce point et la mine du Brûlé, il y eut déchirement, du côté convexe des lignes de courbure. Les couches y sont partiellement laminées; puis vient une forte dislocation, la faille des Maures. Enfin, au delà domine l'allure normale des mines des Lit tes et de Montrambert. Les couches décrivent donc ici un véritable fer à cheval; les deux branches parallèles appartiennent à l'allure normale, le milieu à l'allure transversale.
Un conlournement non moins remarquable se manifeste autour de Firminy, dans l'étage inférieur. (PI. XIX et XX.) Les couches passent de la direction normale à l'allure transversale en suivant des arcs à peu près continus de 300 à 400 mètres de rayon.
Sur le revers Nord du Monlsalson, on voit, comme sur le revers Sud de la Béraudière, l'entrecroisement des deux systèmes. Mais ici le passage est peu régulier; il se complique de plusieurs failles, qui correspondent aux profondes vallées du Cluzel et de Vjllebœuf. C'est l'une des parties les plus disloquées du bassin de la Loire. (PI. XIII et XIV.) On rencontre à chaque pas des failles et des changements de direction, qui ne permettent pas de constater l'âge relatif des deux systèmes. En se bornant à ce seul district, il serait impossible de dire s'ils sont, ou non, contemporains, et lequel des deux a précédé l'autre.
Les environs de Terrenoire nous montrent, comme la Béraudière, les rapports intimes des deux systèmes : ils se manifestent là aussi à la fois par l'allure des couches et la configuration du sol. On voit successivement les trois faisceaux houillers, et avec eux les accidents de la surface, décrire une série d'arcs concentriques autour du sommet d'Àvaize pris comme centre. (PI. X.) Sur les flancs de la butte arrondie du bois d'Avaize se développent, en demi-cercles de 150 à 200 mètres de rayon, les nombreux affleurements du faisceau supérieur. L'allure des couches est successivement normale à la mine du Janon, transversale aux puits Culminant et de Terrenoire ; puis Est-Ouest sur le revers Nord du bois d'Avaize.
Au pied de la batte, on voit se dérouler parallèlement la combe de Terrenoire, et, au fond de la dépression, les affleurements de la couche des Rochelle* sous le faisceau supérieur. Plus loin encore, sons forme de cirque, viennent au Nord les coteaux de la Ronze et du grand Cimetière; à l'Est, le Mont-Garat au-dessus des hauts fourneaux; au Sud, les hauteurs de la rive droite du Janon, à l'embouchure de la gorge de Quatre-Aigues. A l'intérieur de ce dernier cirque affleurent les couches de la série moyenne, les n°* 3 à 7. A son extrémité Ouest, au puits Ramel, concession de Monthieux, l'allure est normale, N. 60° E. A Côte-Thiolière et à la Baralière, elle devient Est-Ouest et peu après N. 65° i 70° 0. Au Mont-Garat, au Nord de la Massardière, elle est rigoureusement transversale, N. 40° 0. ; tandis que plus loin encore, le long des coteaux qui bordent la rive droite du Janon, on retrouve la direction normale du pied du Pilât.
Enfin, sur le revers extérieur du cirque en question se voient les affleurements de la série inférieure; mais les accidents y deviennent fréquents; le terrain n'a pu se ployer, dans son ensemble, sans se rompre le long de son pourtour extérieur. De là les nombreuses failles qui sillonnent les concessions de Méons, le Cros, Chaney, Reveux, Saint-Jean-de-Bonnefond, la Sibertère, etc., et y voilent les allures ordinaires du bassin de la Loire.
S 16. — A Rive-de-Gier, comme à Saint-Étienne, les rapports de la double direction rassortent de la configuration des nombreux plis de couches. Aux mines de la Grand'Croix (PI. IV) les assises remontent à l'Est vers la faille du Dorlay, c'est l'allure transversale; tandis qu'en approchant de la lisière Sud elles se détournent graduellement vers le Sud-Est, puis vers l'Est et finalement vers le Nord-Est, parallèlement à l'axe du bassin. Il en résulte un véritable pli, dû au double soulèvement.
Dans les concessions de la Cappe et de la Montagne-du-Feu on observe des froncements pareils, autour des puits de Loretle, Frère-Jean, Sainl-Joseph, C ha vanne, Xeyrand, Cluzelle, etc. Il suffit, pour les constater, de jeter les yeux sur les courbes de niveau de ce district. (PI. III.) Enfin, dans la concession des Combes et Egarande (PI. H et III), le puits du Cimetière est tombé sur