‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 22 sur 144 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

qui n'aura pas permis le développement, ou le dépôt des végétaux houille rs. Plus souvent, ce sont les bancs du toit qui manquent, ou sont atrophiés par suite de l'émergence du sol ou du retrait des eaux. La description détaillée des districts nous en fournira de nombreux exemples. Pour le moment, je mentionne seulement la troisième couche au Treuil et la quinzième à la Chazotte. Ces deux couches sont surtout amincies au Nord, le long des affleurements. 11 en est de même de la grande masse de Rive-de-Gier.

B). — Variations des bancs de roehe*

§ 20. — Les roches qui séparent les couches de houille sont encore plus sujettes à se modifier que ces dernières. Leur épaisseur surtout est rarement constante. Au puits Saint-François du Gagne-Petit (concession de Terrenoire), on trouve, entre la troisième et la quatrième couche, un simple lit de schiste de m ,25 à 0«,30. Les deux veines sont à peu près confondues, tandis qu'à 200 mètres de là» au puits de Bérari, ce faible nerf est remplacé par un banc de grès de 14 mètres, A 300 mètres au Nord, au puits Vincent, il atteint même 24 mètres ; et dans la plupart des puits des trois concessions de la Roche, de Bérard et du Treuil (PI. X), la puissance de ce banc de grès varie entre 10 et 30 mètres. On voit donc ici une même assise se renfler dans le rapport de i à 100, sur une longueur de moins de 300 mètres, ce qui suppose une convergence des plans limites de 4° à 5°.

Pareille disposition existe à Monthieux et Côte-Thiolière, entre ces deux mêmes couches. Au puits n° 1 de Côte-Thiolière, la troisième et la quatrième couche sont réunies. À 150 mètres en amont, le long des affleurements, on constate entre les deux couches un banc de grès de 15 mètres.

Au puits Saint-Joseph, concession de Ghaney, et dans l'ancienne exploitation voisine à ciel ouvert, on voyait les divers bancs de la grande couche inférieure (n° 13) à peu près confondus ; tandis que sur Pavai pendage, à 100 mètres de là, trois nerfs, de plusieurs mètres, divisent la couche en quatre veines.

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A Rive-de-Gier, j'ai cité le banc, qui partage les deux bâtardes, tantôt renflé à 7 ou 8 mètres, tantôt aminci a quelques centimètres. Il en est de même de l'nn des nerfs de la grande couche proche du mur. Ordinairement le nerf est schisteux et n'a pas au delà de 0",15 à 0-,20. Hais à Lorette, au Bas-Reclus et a la Péronière, le schiste passe an grès, et son épaisseur croit alors assez brusquement jusqu'à 3 mètres et parfois même jusqu'à 10 mètres.

C) . — Le* variations ne yl tia a eo coïncident avec Um ehaagaaniiia de nature de la roche.

S 21. — A chaque changement notable de puissance correspond nne modification de la roche. On voit croître simultanément la grosseur du grain et l'épaisseur du banc. Le schiste passe au grès et le grès an poudingue. Lorsque le passage est brusque, il en résulte des bancs cunéiformes ou en biseau. On en voit de nombreux exemples dans les carrières qui environnent Saint-Etienne. Je citerai en particulier deux coupes, dont j'ai pu relever les principales dimensions.

Dans la carrière du sieur Lacombe, au lieu dit le Clapier, aux portes mêmes de Saint-Etienne, j'ai observé, en avril 1845, la coupe suivante :

Un gros banc de grès (taille) â grains moyens nait tout à coup en forme de coin, au milieu de veines argilo-schisteuses. L'inclinaison du banc supérieur diffère de 15 à 20° de celle de l'assise inférieure.

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