‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 25 sur 144 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

F). — Amincissements par érosion.

§ 25. — Les formations littorales et fluviatiles offrent des traces fréquentes de remaniement. A chaque crue, les courants et les vagues tracent des sillons sur la plage ancienne et les comblent avec des matériaux nouveaux. Un courant, qui peut charrier des galets, entame les lits de sable sur lesquels il coule. Or ce qui arrive aujourd'hui a dû se passer aux époques antérieures. Effectivement, il est rare qu'un banc de poudingue, ou de grès grossier, succède régulièrement aux schistes ou à une couche de houille. Presque toujours la surface de contact est ondulée; on voit la roche a gros grains pénétrer obliquement dans l'assise inférieure et en couper les strates sous un angle aigu. Au premier abord, la superposition peut sembler transgressive, tandis qu'en réalité c'est le résultat d'une simple érosion, d'une sorte de ravinement de la strate immédiatement antérieure. Lorsqu'une couche de houille se trouve ainsi entamée, le mur se poursuit sans interruption; le charbon lui-même n'est pas altéré, mais le toit est fortement bosselé. Il y a dénudation et entraînement partiel par le courant qui a amené les galets. C'est un véritable amincissement par érosion ou ravinement.

J'en citerai quelques exemples :

Fig.9

Dans la tranchée de l'ancien chemin de fer de Montrambert, non loin du château Creux, j'ai relevé la coupe (Fig. 9 ci-jointe) :

%t tt-/,:\ K'jZ/.LI?. :>l LA lo:?e.

Son VMUïtfi'tul Je ' r -r-*> çr<r*"*.*r a *ntiiui~ le çr^s s«histeax- mais le ytk% %0.Uï*U:'$x W\-\uhii*z %<:•% *V:\*r+: v>us la'tîoQ de courants anie— rieur*',

1-a <U\i\uv tue om'Ji<* du stttéaie moyen est habituellement couverte» *mj* la plaine de ftârard, |>ar un a deux mètres de schistes fins Je faux loil) + '4ux<\n*\% Mjeeéde de bas en haut un puUsant banc de givs taille), presque toujours yrmw'r vers la baie. Partout où *e remontre le schiste du toit, la courbe est régulière et le toit bien uni. Mais sur quelques points des travaux du puits Thibaut (concession de Terrenoîre; et au Nord-Est dn puits Valéry ilnn* la concession du Treuil, le schiste a disparu; on royaitle grès entamer la bouille et en couper les lits en biseau, sans aucun indice de glissement ni de frottement. Le toit est alors bosselé ou ondulé, et l'épaisseur de la couche, sur une certaine étendue, ramenée de i",60 à 0",40 ou 0"%50.

Fié 10

Si' Cnt/ffie </'• hoinih- de i'Ktnà- m(>\rn --

Mur --■ . •■///.?' ."-' '}■"■•';" ■"■%

Le m^mo fait se reproduit sur une foule de points dans le bassin de la Loire. Partout où un grès un peu grossier n'est séparé de la houille qun par don sebisles d'une faible épaisseur, on doit craindre de le voir dcNConrirn Jusqu'au niveau du charbon et l'entamer à son tour plus ou moliiH profondément. C'est ce qui est arrivé dans la bâtarde supérieure de IUvo-du-(iier v au puits Jamcn, concession des Verchères, ainsi que dans les travaux des concessions do Combeplaine et de Frigerin. J'ai observé le ntfmo fait dans la grande masse de Rive-de-Gier du district de la Grand'-

4, (Va utriiiitloii lions obliques et presque transgressées se rencontrent uniquement dans les terrains do formation littorale. Dans Ls carrières do Couzon, au Mont-Dor lyonnais, j'ai vu des coupes tout à fuit iwrinlto», \ois la base du calcaire a entroquos.

Page 1