CHAPITRE III
sépare les mines de la vallée du Gier de celles du plateau de la rive gauche. (PL I et III.) A la surface du sol, il est marqué par le flanc même de la vallée, dont la pente abrupte rachète des différences de niveau de 40 à 60 mètres. On a longtemps considéré cet accident comme une faille unique, courant, le long du Gier, sur une étendue de 4 kilomètres, depuis le ruisseau du Féloin jusqu'au Collenon. En réalité, c'est une faille en échelons des mieux caractérisées ; elle se compose d'une série de rejets placés en retrait les uns à la suite des autres, et reliés entre eux par de simples inflexions ou glissements de couche. Dans la concession des Yerchères il n'y a pas solution de continuité; l'accident se manifeste simplement sur quelques points par une plongée brusque, dite précipitée démine, où la couche est en partie étranglée par étirement. Dans la concession voisine du Gourd- Marin la faille grandit, elle atteint jusqu'à 100 mètres. Au delà, à la Afontagne-du-Feu, elle s'évanouit comme aux Yerchères, puis cède la place à un autre échelon. Plus loin encore, à Collenon et au Ban, on constate, sur le prolongement du crain du Mou i lion, un ensemble de rejets et de précipitées de mines, d'autant plus considérables que les mines du fond de la vallée, au Plat-de-Gier et à Combérigol, atteignent des profondeurs de 500 à 600 mètres.
Sur l'autre flanc de la vallée du Gier, le relèvement des couches est plus brusque encore. Là aussi il y a tantôt étirement, tantôt un ensemble de rejets parallèles, entre les mines de bas-fond et celles du pendage Sud. (PL II et IV.)
§ 38. — Failles divergentes. — Les systèmes de failles dont je viens de parler se composent d'éléments parallèles.
Il est une autre classe de failles multiples, dont les éléments sont plus ou moins divergents ou ramifiés. Ce sont de grandes failles d'où partent obliquement dès accidents secondaires, qui eux-mêmes aussi tendent à se bifurquer sur quelques points.
A cet égard encore les anciens plans laissent beaucoup à désirer. On s'arrêtait des le premier saut, puis on reliait, sur les plans, par une ligne sinueuse, la série des points où la couche se trouvait altérée. De là vient
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qne plusieurs billes, droites et peo large» ci de rejet* obliques, sont f garées, nr les mît** phn, far «se feaade tortueuse d'nne largeur démesurée, oà Ton représente coase slérfles de grands espaces simplement découpés en plusieurs lambeaux par des aille* ramifiées.
Le erain do Monillon, déji cité comme faille en échelons, pressais au*sl des éléments divergents. Des rejets secondaires s'en échappent obliquement* Considérables * l'origine, ils perdent leur importance en s'éloignant du tronc On en connaît deux dans la concession dn Gourd- Marin, on dans celle des Vercbéres. Ils s'écartent dn tronc dans la direction de l'Est, ptm s'évanouissent vers le fond de la vallée. (PI. III.)
Dans le district de Bérard, prés de Saint-Etienne, on a rencontré aussi plusieurs billes bifurquies. (PI. X.) L'accident qui longe, an niveau de la troisième cooche, la limite des concessions do Treuil et de la Roche, se partage en deux dans le voisinage dn puits des Échelles.
La Caille do puits Maronnier se bifurque à 100 mètres au nord de ce puits; la branche principale se dirige sur le puits Vincent, la branche secondaire sur le puits des Hospices. Au delà de ces points Tune et l'autre s'évanouissent bientôt.
Comme exemples de failles ramifiées, on peut citer encore la faille du Montcel (pi, VU) et celle du puits Rosan, entre les mines de Méons et deChaney. (PL IX.)
S 39. — Failles polygonales ou courbes. — La plupart des grandes (ailles sont sensiblement droites, lorsqu'on fait abstraction des rameaux latéraux dont il vient d'être question. Les anciens plans donnent cependant des coufllées une idée différente. Elles apparaissent sous les formes les plus bizarres. Souvent elles semblent sinueuses, parce qu'on a figuré, comme accident simple, les éléments multiples d'une grande faille ramifiée, ou deux failles distinctes, plus ou moins voisines. Ailleurs on a rattaché aux failles proprement dites des accidents d'un autre ordre, tels que brouillages ou amincissements de couches. De là des irrégularités qui disparaissent dés qu'on les analyse avec soin.