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naires voient, dans le transport des matières brutes, un moyen de mettre en œuvre nos forces navales, et nous, consommateurs, nous paierons ces frais inutiles. Et Bastiat conclut qu'il ne peut découvrir une objection au système prohibitif qui ne s'applique aussi Justement au système « pratique » qu’on lui oppose.
Habitant une région vinicole pour laquelle l'exportation des vins avait la plus grande importance, Bastiat ne pouvait manquer de se préoccuper de tout ce qui avait une répercussion sur cette industrie, qu'il s’agît de modifications au régime des boissons, de traités de commerce ou d'impôt foncier.
Son mémoire : «Lefisc etla vigne » est de janvier 1841.
Celui sur la « Question vinicole » est de janvier 1843. Il y recherche l’influence exercée sur les souffrances de la région par l'impôt indirect, l’octroi et la douane « triple ceinture de droits répulsifs » que rencontrent les vins selon qu'ils cherchent des débouchés dans les villes, dans la circulation nationale ou dans le commerce extérieur. Il montre que c’est à l’atteinte portée à la propriété par le régime prohibitif et l’exagération de l’impôt, à l'encombrement créé par les obstacles qui obstruent nos débouchés extérieurs et intérieurs, qu’il faut attribuer la disparition des maisons de commerce qui, à Bayonne, se livraient à l’exportation des vins et eaux-devie dans toute l’Europe septentrionale, ainsi que la disparition de la navigation intérieure, et celle des spécula-