‹ Bastiat et le ProtectionnismeChapitre 18 sur 30 · SEEN, DU · texte numérisé non relu

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l'impression du livre à l'achèvement duquel tout était subordonné.

Bastiat ne perdit pas son temps à Paris, dit M. de Molinari. Il y était venu pour servir la cause de la liberté du commerce : son activité était vraiment prodigieuse. Il donnait à la fois des lettres, des articles de polémique et des variétés au Courrier francais, au Commerce, au Journal des Débats, sans interrompre les travaux plus étendus dont il enrichissait le Journal des Economistes.

« Chaque jour, il prenait à parti les champions de la protection et il leur livrait des combats à outrance. Voyait-il le matin poindre un sophisme (et Dieu sait si la denrée était rare!), dans un journal un peu accrédité, aussitôt il prenait la plume, et démolissait le saphisme avant même d’avoir songé à déjeuner. »

Pendant son séjour dans la capitale, les projets succédèrent aux projets pour y rendre définitive son installation. On l'avait chargé de préparer quelques idées pour le diner des Economistes où l’on devait « agiter la question d'inviter le Gouvernement à instituer des chaires d'économie politique ».

On lui offrait la direction du Journal des Econonustes, el il n’était pas sans apprécier fortement l’autorité que cette situation lui donnerait, la crainte qu'il pourrait inspirer « aux protectionnistes, aux réformateurs, en un mot aux ignorants de toute espèce ». Il est certain, dit-il encore, « qu'il y a iei une place à conquérir, la seule que

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