‹ Bastiat et le ProtectionnismeChapitre 19 sur 30 · SR TO · texte numérisé non relu

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je pouvais ambitionner, la seule qui me convient et à qui je conviens ».

Pendant ces pourparlers l'ouvrage attendu avait enfin paru. C’est « Cobden et la Ligue ou l’Agitation anglaise pour la liberté des échanges ». Le livre parut à la fin de juin 1845. Il retraçail les péripéties de la lutte gigantesque que soulinrent pendant six années les adversaires des lois céréales votées en 1815, et qui établissaient un droit progressif allant d’un shilling lorsque le blé valait 73 shillings le quarter, à 20 shillings quand le blé tombait à 50 shillings ou au-dessous.

A ce droit progressif, le cabinet Whig avait proposé de substituer un droit fixe de huit shillings par quarter. Mais la Ligue fondée à Manchester, en 1838, n'acceptait pas celte transaction. Par l'organe de Cobden, elle disait dans cette même ville, en octobre 1842 : « Atlachez-vous à ce principe : abrogation totale et immédiate ! N'abandonnez jamais ce cri de ralliement : abrogation totale et immédiate ! Il y en a qui pensent qu'il vaut mieux transiger. C'est une grande erreur! »

La lutte fut portée à un degré de violence extraordipaire ; « dans un bourg, le ministre fit, sur les brochures de la Ligue, un discours violent, traitant les membres de la Ligue d’assassins, ajoutant qu'un certain Cobden avait menacé sir Robert Peel d'être assassiné s’il ne satisfaisait pas aux vœux de la Ligue ! »

L'histoire, dit Bastiat, doit un (témoignage d’admiration

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