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à l’énergie de ces sept hommes : Edward Baxter, W. A. Cunningham, Andrew Dalziel, James Howie, James Leslie, Archibald Prentice, Philip Thompson, bientôt rejoints par W. Rawson, qui se réunissaient en octobre 1838. à Manchester, avec la résolution de renverser les monopoles par les voies légales et qui, au mépris des difficultés, organisaient l'agitation et fondaient l’Anti-corn-Law-leaque.
Un formidable mouvement d'opinion ne tarda pas à se produire. Les souscriptions affluent de toutes parts ; elles donnent 200.000 francs en 1841, — 600.000 en 1842, — un million en 1843, — deux millions en 1844, dont 400.000 francs recueillis dans la seule journée du 44 novembre à Manchester. Avec ces ressources, la Ligue distribue des brochures, des pamphlets, des placards, des journaux ; elle fait inscrire des free-traders sur les listes électorales ; elle entretient douze professeurs d'économie politique ; elle fait entrer aux Communes Cobden, Bright, Gibson, Villiers, qui forment, entre les partis politiques, un parti décidé à ne sacrifier sa cause ni aux questions de personnes, ni aux combinaisons, ni à la stratégie des ministères et des oppositions. En dehors de leur action parlementaire, ces députés font une campagne ardente. Cobden, pour son compte, fait en deux mois quarante meelings.
Devant cette poussée grandissante l’aristocralie sort de son inertie. Elle invoque la protection de l’agriculture,