X.— Id. de lanciers
Y. — Id. de dragons en colonnes serrées, b. — Bataillons en colonnes protégeant les ailes lorsque la cavalerie est appelée à se porter en avant, etc , etc.
E. — Batteries de la 1" division.
K. — W. de ta 2e division.
G. — Id. des brigades mixtes.
de la division de cavalerie, de la 3* division, à cheval de réserve.
Id.
Id.
Id.
Les réserves étant le dernier argument sur un champ de bataille, demanderaient à être toujours formées de troupes de qualité supérieure.
Il n'est pas moins important de régler la force numérique de la réserve que de la bien choisir : trop nombreuse, elle laisserait aux
|igoes peu de consistance, peu de ressources pour occuper convenablement le terrain ; trop faible, elle ne serait qu'un soutien trompeur, impropre à remplir sa destination. Ce fut le défaut qu'elle eut pendant longtemps dans les armées modernes, où elle ne consistait qu'en quelques escadrons d'élite; mais la guerre de la Révolution a enseigné à mieux la proportionner aux besoins des batailles. C'est une opinion reçue aujourd'hui de la former du tiers au plus et du cinquième au moins de la totalité de l'armée.
Les troupes de la seconde ligne ont un autre rôle, celui de fournir un appui immédiat aux combattants de la première, de leur inspirer de la confiance, de favoriser leur ralliement, enfin, de leur succéder dans les combats. Une remarque importante, c'est que les troupes de la seconde ligne, bien que ne combattant pas encore, cessent pourtant d'être à la disposition du général, du moment où celles de la première sont engagées. Rien de plus dangereux, en effet, que de retirer des troupes de la seconde ligne pour les porter sur d'autres points ; un pareil mouvement inquiète et décourage celles de la première, en leur enlevant leur appui, et l'ennemi, qui le prend ordinairement pour une retraite, s'anime d'une nouvelle ardeur. Ce n'est pas qu'on ne puisse, dans certains cas, dégarnir ou déplacer la seconde ligne ; mais il faut, ou que de nouvelles troupes viennent la remplacer, ou que le succès de la première soit assuré.
11 n'est pas toujours nécessaire de déployer la seconde ligne ; il est même préférable, lorsque le feu de l'ennemi ne l'incommode pas beaucoup, ou que les plis du terrain permettent de la mettre à couvert, de la tenir en colonnes peu profondes, à distances de déploiement. Elle se trouve ainsi disposée, mieux que dans tout autre ordre, pour effectuer le passage des lignes et prononcer un mouvement offensif.
Lorsque, comme nous le supposons, l'armée est établie en rase campagne et qu'aucune circonstance ne Ta encore obligée à renforcer plutôt un point qu'un autre de son ordre de bataille, la seconde se tient à 300 mètres environ de la première , afin de n'être point en prise à la mousqueterie et à la mitraille ; ce serait une grande faute que de vouloir la rejeter plus loin pour la soustraire aux boulets, car elle ne serait plus à portée de soutenir efficacement la première ligne. Nous ne faisons ici aucune distinction de troupes, encore qu'il puisse s'en trouver de plusieurs sortes dans la même ligne, sinon sur le même alignement, car déjà nous avons vu que celle distance de 300 mètres, bien que déterminée par des motifs différents dans l'infanterie et dans la cavalerie, était pourtant la même entre les lignes de Tune et de l'autre.
Il est des circonstances où l'on devra réduire la dislance entre les lignes d'infanterie, tantôt pour profiter d'un pli de terrain1, tantôt pour
fournir un appui plus immédiat à la première ligue, et notamment pour en assurer les flancs. On conçoit que sur le revers d'une colline, la seconde ligne pourra se serrer sans inconvénient sur la première, jusqu'au point où les projectiles commenceront à la frapper.
La réserve, au contraire, doit être soigneusement dérobée aui coups de l'artillerie, jusqu'au moment où elle entre en action.