‹ Batailles de terre et de merChapitre 6 sur 99 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Bataille» de mer au XVII* »iècle.

Sommaire : Essortde la marine sous Richelieu et Colbert.— RuyteretDuquesne au combat iVAgosta. — Ghâteau-Reuaull bat la flotte anglaise à Baotry- Bay. — Vidoire de Bévéziers remportée j»ar Tourvilie.

Pendant que les armées s'organisaient, comme on Ta vu, et subissaient les modifications de tactique qui devaient résulter de remploi plus généralisé des armes à feu , les flottes de vaisseaux à voiles se perfectionnaient également, et comme instruments de navigation, et comme instruments de combat. La mâture, la voilure, le gréement de ces vaisseaux se consolidaient, tout en prenant, des proportions plus en harmonie avec les masses de bois et de fer qu'ils étaient appelés à faire mouvoir en pleine mer. Les huniers, ou voiles placées au-dessus des basses voiles, désormais mieux établis, mieux consolidés, devenaient susceptibles de mieux résister à un grand vent, et le rôle de voiles de beau temps passait aux perroquets, troisième rang de voiles qu'on avait établi au-dessus des huniers. Les constructions avaient pris des proportions plus grandioses. Ainsi, ce n'était plus des vaisseaux à une ou deux rangées de canons qu'on taisait sortir des chantiers de nos ports, mais des vaisseaux à trois ponts, tels que le Souverain des mers, la Couronne, armés d'une triple rangée de canons. Au feu destructeur de ces forteresses flottantes, on avait joint celui des brûlots, ou vieux bâtiments remplis d'éléments incendiaires, lesquels, une fois embrasés, étaient dirigés sur les navires ennemis pour les envelopper dans leurs flammes et leur explosion.

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