LE TOMBEAU DU COMTE DE LUXBOURG A AMERAXG
(D'après une photographie prise en igi2 et eonivuDiiqiiée par M. Joachini Kiiliii.)
sortir avec un éclat modéré. C'était aux barres des correctionnelles et dans les prétoires des tribunaux civils que se formait sa fâcheuse renommée. Avide de gloire, il la demandait à la politique et à la révélation des théories de Coëssin ; il se parait magnifiquement de ce titre de fils de Napoléon qu'il traînait dans la boue de ses scandaleuses procédures. « Léon, ex-comte Léon, fils de l'Empereur Napoléon!... » Hautement, sur les murailles de Paris, il affichait sa bâtardise, désireux de cette célébrité dont il paraît avoir été un maniaque. « Les bâtards des héros n'ont pas besoin d'être légitimés pour hériter de leur gloire; cela dépend d'eux », disait un secrétaire de Napoléon (i). C'était d'une manière imprévue, que Léon prétendait hériter de celle de son père. Il complétait Austerlitz par Sainte- Pélagie ; Sainte-Hélène par la correctionnelle. Il y a une épigramme célèbre, laquelle, si elle ne fut point faite pour Léon, lui convient à merveille, à savoir que, si son père prenait les capitales, lui, escroquait les capitaux.
[i) Mémoires du baron Fain... ; p. 3o8.