‹ Batavia [microforme]Chapitre 10 sur 27 · UX · texte numérisé non relu

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Oui, oui, je ne Plaisante pas : Ce que je dis, les évié. néthérits/mé l'obt prouvé.

Comment’ $e iomme ce sergent ? demandade

capitaine Vaÿ der Brôeck. :

=]! sa no me Waïtér Pieté en ; il a fait ses études à Amsterdam pour dévenir mi decin, ét le seul désir de prénidre-part à la Buerre 4 fait de lui un soldat."

Van den jroeck sourit, comme 81] eût été heureux d'entendre l'éloge de Walter, et péut-être dussi patce qu'il connaissait une autre räison qui explidaait {a brayours de Walter.

“J'ai va an trait de ce sergent, reprit Pierre Vau Ray, un frait qu'on ne Pouvait attendre que d’un vieux soldat, C'était dans un terrible combat contre dés pirates africains. :

—Îl paraît, en effet, que la rencontre à été assez

en peu de mots, comment l'affaire s’est passée,

— Vous en trouverez le ‘récit complet dans mon Journal, monsieur le gouverneur.

—Et nous ? dit Van den Broeck en l'interrom- Pant, nous sommes curieux...

—Soit, je satisferai volontiérs à votre désir, di Pierre Van Ray. Voici l'avéttu.e Nous .étions à la hauteur de trente-neuf degrés, le Cap sud-one lorsque dans l'après dînez NOUS Aperéevons soûs le vent deux vaisseaux turcs, qui s'xvançaient à pléités Le sar nous Mes hommes gigiént Wal à l'aise : Car il n’y avait pas moyen d'échapper, et Peselag: en Barbie était Paniqle $ à Kods athenéde, Je

* Chaude, remarqua le gouverneur. Dites-nous done,

Ber éntre les'iiins des Afieainé Mau Patôtes avaient produit re Mais tout. à CO6p On! gérgèn Sür Un Canon, ef de id Adrbésé nes horimes

ufe allocution si entraînante et si lleine de feu que, :

transportés d'enthousiasme, ils se mettent à pleurer et prennent Dieu à témoin qu'ils veulent mourir avec moi et avec leur sergent pour l'honneur de la Hollande, Ce n'était pas uné rodomontade, messieurs $ ils ont tenu parole, A l'instant même, nous débarrassons Je tillac de tout ce qui pouvait entraver les Manœuvres, et nous mettons les batteries en état ; le pavillon est hissé, et la trompette appelle l'équipage au combat. Lorsque les deux vaisseau x, dont le pont était couvert d’ennemis, furent à portée, le chef des pirates nous Jâcha une bordée qui coupa en deux notre vergue de perroquet. Nous étions presque bord à-bor] ; nous trouvâmes que notre tour était venu, e6 nous lâchâmes à l'ennemi, en pleine carcasse, une bordée qui, sans aucun doute, ne fit pas une mince trouée dans ses rangs, car, étant plus légèrement lesté que nous il offrait plus de prise à nos coups.

Mais les Turcs ne demeurèrent pas en reste avec NOUS; Canons et mousquets nous lancèrent bientôt une grêle de fer, et déjà nous avions cinq ou-six

. morts et ua plus grand nombre de blessés, Cela allait

mal. Monsergent faisait à merveille : on eût dit qu'il se trouvait à la kermesse ; il riaitet poussait des cris c

joie tout en tirant sur l'ennemi, et sa parole ardente et-vive donnait du cœur à mes hommes, Nous nous attendions à ce que les Turcs monteraient à l’abordage et nous le désirions ;. mais l'ennemi avait une vole d'eau dans ses œuvres vives, et avait tant à faire pour y remédier qu’il dut s'éloigner un peu. Pendant ce teMpPS, nous nous encouragt Âmes de nouveau mutuellement à combattre jusqu'au dernier. Je fis boire àmes hommes du vin mélé de poudre, suivant l’usage, On nous laissa pea de répit : le jeu allait sérieusement recommencer, Les deux navires reviorent en mÔME iemps sut nous ei nous lancèrent une si tre.

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‘rible bordée de mitraille et de boulets qu’un grand nombre de meshommes furent abaitus. ; Le commandant turc était sur l'arrière de son bâtiment, le turban sur la tête; mon sergent Pietersen, ‘Qui est un tireur extrêmement adroit, me dit tout À Coup: Capitaine, il faut que ce païen avec ce turban déguerpisse, Faites attention ; il est mort! Et, én: Cffet, le sergent ajuste, lâche son Coup, et le comman:dant dégringole, Au même moment mon sergent est frappé lui-même d’une balle au côté tortbe en arrière sur le pont, en Poussant un cri de douleur. Cela me fit une véritable Peine de voir tomber un gi brave soldat, et je donnai ordre sur le champ qu'on le traneportât dans ma Cabine et qu'on pansât sa lessure ; mais bien qu'il perdît beaucoup de sang, le sergent ne voulut pas quitter le pont, Ou dut le panser Jà, et tant que dura le Combat il ne cessa d’en- Courager l'équipage à tenir ferme.

Les choses allèrent bientôt. au plus mal; nous étions enveloppés d'un nuage de fumée et de feu ; le rugissement des canons, les détonations des

brisaient, les cris de victoire des Turcs, les gémisse-

sauter le vaisseau avec tout le reste, ennemis et noug, Oa continua à échanger des bordées et des Mousquets jasqu'à ce que la nuit fût venue: 5 üria aiors qu’on ne nous lâcherait pas ainsi et que l'attaque recommencerait le lendemain, Pendani la

-uit.il.e'éleva ane; forte, brise : :nousffîmes tous nos

efforts pour en profiter, ;et nous réussies à prendre -26 autre direction. . Le lendemain,.il nyavait plus le. vaisseaux turcs, en.vue, S nous-remergiâmes, Dieu .de AOMS,ANOIT ;1Miraouleugement. sauvés des mains

de ces pirates, Voilà toufoÿl'histoire, messieurs : le reste se devine, 14

», il est,ayea moi à Jaçatra, répondit Van Ray..Il A, Pour vous, monsjeur:le, Bouverneur, une lettre.des directeurs de :la chambre d'Amsterdam, :etil vous demandera audience demain pour vous la remettre.

Ainsi ea blessure n'était, pas mortelle?

Non ; la ;balle l'avait attuint au côté, mais le plomb s'était amorti sur une côte. A près avoir. paseé -Quelques semaines sur, le grabnt, le:sergent est rétabli et plus brave que jamais. ;, C'est un gaillard qui ira loin, je vous jure, . :: CERN

ER] que yois-je ? s'écria le facteur qui en ce ROROn regardait par la fenêtre. Je ne me trompe past * !

Que. voyez-vous donc de si surprenant ? demandèrent. les antres en s’approchant de la.fenêtre,

— Regarde Zilà-bas, à. l'extrémité de la place, à la | dela factorerie, six. Orang-kays (1) jävanais. Le demmason de Jacatraest avec eux. ls âttendent À la porte qu’on Jes introduise. Nous songions.à en. ent cc M bAEEde. Au. pangerang, mais. il nous P'évient et nous envoie lui-même ses députés. Main- +epaut du moins pous allons savoir avec certitude à

Quoi nous en tenir. ” ji y 0 4

” Le gouverneur regarda par ln fenêtre dans la di-

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Fe mungang où dommägon, comm l'écrit Nigui 16 br ve

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titre des ‘il vous mettre.

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Bi indiquéé, ‘et se téürnant vérs les assistants, il diéstloonténdanne sant var "}

“Capitdine Van deh Broëéék: et'vous, monsieur te" facteur, je vous prie d'aller suslecchaip au dèvant: dés Orangikaÿs" jaÿähais : et dé” lés'aîéner en mia présence #'il8len expriment le désir; Vous, méssieure; véuilléz demetref ‘afin “d’eñtendre ‘cé Qué ces émis saîrés ont à noûë dite, ” RPC 0 RTE

Van den Broëck et le faétégr gignèrent l'escalier pourüllér remplir Jéur mission! et'attéignirent bientôt’ l'endroit où se trouvaient les Javanais, . ::

demauds ce‘qu'ils désiraiéht, et;"sür la déclaration à qu'ils appottaïént a chef dés Orang-Willanda, =

c'est: ainsi! qu'ils noMmatent deurs dé lé suivre TI S'eMrçr, chemin faisant, d'enc” gager la‘ conversation avec ‘eux, das l'espoir qu'it à tant; mais il reconnut bientôt ‘que les envoyés u'étaient nullement disposés à parler, : ad

visage aplati ; ils avaïent'deé dents noires Comme du: Jais, de fories mâchoires, de gros sourcils; et des’ yeux à -pèu ‘près conforinés Comme ceux ‘deg Chinois,

gae écharpe de drap qui faisait deux où trois fois le

tour du Corps et Vent retotiber 5 plis élégants sur le”: côt6,: Néanmoins la" partie supérieure “de: leur Corps était dépourvus de Vétements, et ils marchaient

ne eee + mer mans

ieds nus, Ils portaient pour coiffure un simple bouts de soie. A leur hanche gauche étincelait Je manche du eric ou poiguard national, que les Java. nais ne déposent jamais, ’

Entre le dommagon ou gouverneur de

assette ou acrusté de nacre et d'or,

Quand les envoyés furent introduits par le capitaine Van den Broeck dans la salle du Conseil, Les Hollandais avaient repris leur première place et se tenaient debout, auprès de la table. Les Javanais se rangèrent près des fenêtres, derrière Jeur dommagon, Sauf quelques paroles de salutation presque incompréhensibles, perconne ne porla, et un silence solen. nel régna persan: quelques instants dans ja salle, jusqu'à ce que |:

aux envoyés quelle neur de les rece

ola aux Hollandais qui habitent sur son territoire, ” l'ola, il en donna lecture. en ces termes :

‘ Puisque les Orang-Wollanda ont abusé de ma

uté pour eux et ont osé, Sans Ï

Nr

simple *elait. le 3 Java-

atra et.

re, que et que rreries, tte ou isté de

) Capiil, les : et se ais se agon.

1COmolen salle, dalais ’honge,

: 80n le de

Le

Pr sur le territoire de Jacatra, Ma volonté eat

qu'i abandonnent immédiatement Ia factorerie ; s'ilg e font sur-le-champ, je serai assez généreux pour eur permettre d'emmener AVEC Cux tout ce qui leur appartient, gens et biens ; s'ils ne le font pas, je leg ferai mettre à mort tous, et je confisquer::

possèdent, Je demande une réponse gitive le mon dommagon qui vous apportera cette lettre. Ne délibérez Pas longtemps, et ne VOuS perdez pas par une foile audace ; non loin de votre factorerie, cinq

Pas sur vos MOusquets ; j'en suis aussi bien pourvus que vous,

" WyDurk-RAwA, y

Les membres du Couseil s’interrogèrent mutuellement du regard : tous COMprenaient assez le malais Pour avoir saisi le sens de Ja pièce que le dommagon venait de lire, Pierre Van Ray paraissait tout joyeux et se frottait les mains; Pierre irckez s’assit en lan- Gant aux Javanais un regard de dédain ; le facteur hochait la tête d’un air frisle et inquiet, Seuls, le B9uverneur et Van den Broeck Conservaient un cal-

‘Au nom de Dieu, 1âchez de gagner du temps,

monsieur le SOuVerneur, dit le facteur en hollandais.

OUS ne sommes pas préparés à repousser un pareille attaque ; car. ,.," |

Un sévère Coup d'œil du gouverneur et une moue désapprobatrice des capitaines fit expirer la parole sur ses Jèvres, as

Bouverneur dit alors d’une voix très-ca]me aux

ambessadeurs : ee | in M LES

“Seigneur dommagon, vous m'apportez de la paré du Pangerang de Jacatra une nouvelle qui m'étunhe -

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