WEBSTER, N.Y
iogre
Orporation
mamans
grandement ; bien certainement les Anglais, et les Fortugnis ont trompé votre généreux sultau,.. N'ai Je.pas moi-même, en votre présence, seigneur dom: magon, expliqué au pängeran 28 Que nous avions, Fintention de faire pour fortifier notre. factorerie ? e lui ai-je pas déclaré que nous prenions ces mesu-. re uaigiement Pour nous gardnlir contre une agression dé nos ennemis ? Erie pangerang n'a-t-il pas dit qu’il ne voyait aucun thotif ce nous émy êcher de construire la forteresse projeté ? ” : er pe bd . Le dommagon garda le silence et laissa le gouverneuf attendre en vain Un6 réponse, Celüi-ci pour:
suivit : : Li ag. 2 |
“Quant aux motifs de mécontentement que le pan- &erang croit avoir, envers les Hollandais, nous 8om-' mes tOut disfosés À nous entendre à l'amiable avec lui te ce sujet et à lui accorder tout. ce qui sera com-
patiblé avec l'honneur de la Hollande, ” | | Le dommagon répondit d'un ton de froide obstina- “Mon eultan veut avoir Ja factorerie.. Il ne réce.
vra pas d'envoyés Il shit que les Hollandais ont. toujours recours à beaucoup de paroles pour atteindre: Jeur but légitime! ou non. Il nè veut plus se prétér à Cette ruse, ét m'a donné l'ordre très-rigoureux de apporter une réponse courte et nette, à son ola.. Etes-vous, prêts à traüépoñter demain matin tout ce qué vous pos-édez à bord.des navires, et à quittx Ja. eatrà pour toujours avant lé retcur dela nuit ? ré
ge
Le gouverneur baissa les yeux et demeu ra pendant quelques instants plongé dans Une profonde préoccu., pation. Puis il releva În tête et dit à am jassadeur, top'ours avec le même calme : LU D ne
“Seigneür dommagon, voici notre réponsé + Les Hallandais aiment à vivre en paix avec les habitants‘ da PRE FA FBrohient de voie leurs relaons ani.
Re ts D
les : cales avec: le. papgerang de Jacatra.troublées parles + N'a: intyignes -de leurs ennemie, . Cependant, puisque: : domi | vous leur déolarez injustement Ja gubrre, ils acoeplée avions, ront cette guerre. et vous montr ront, bientôt. que, ere ?. ( vous:vous.ôlés mépris sur leur co pe. Dites de ma. pie, \ art au .panéérang.que les Hollandais défendront, agtes- e.sol qu'il Teur.a vendu pour ÿ construire cetto face il pas F7 torerie aussi longtemps.que, l’ug d'entre eux aura. Ja.
ner de | force de tenir, une ance, et dites-lui aussi que nous le
| - rendons responsables de-tout:le dommage QuLPOUTTA. res être causé. O'est À lui seul, et non Abus QU PAU, . | impater.tous les malheurs qui peuvent sortir, de la. | guerre qu'il provoque... Allez! quittez.cette, facton: e.pan- rerie,; et, puieque votre. sultan ne veut pas entendre some parler, de négociation, que désormais le canon soit le, avec seul messager entre nous]... .. " com- Soit! Que Je feu et l'é ée décident entre les Orangde Jawa-et les-Orang: Wollada 1.” murmura, Je. doms: stina magon- En RS Ne) # Les Javanais se dirigèrent.en silence vers la, ponte réce. | et quitièrent, la salle à pas:lents. Sur l'ordre du gou. S Ont. yerneur, ils furent accompagnés par l'un dés deux Indre: facteurs, dut Dai a de A rêter . Quand ils eurent disparu, Je gouverneur dit d'une, x de voix brèvé et, forte aux membres du conseil de. la... guerre: - É a trait d “En it ce .* La guerre est déclarée ! Vous étes tous des, sol., Ta, dats éprouvés ; il est inutile de stimuler votre zèle et. oe votre courage,” Vous vous souyiendrez que vous
dé ah né
êies Als de la Néerlande. D'ailleurs, si quelque mor. tif peut exciter votre ardeur.et, grandir J'énérgie. de. vos.efforts, c’est sans doute la Dee que: de [a .conser valon de cette place, dépend, l'avenir de noire: patrie dans ITude. Si nous perdions notre :station Jécitra, il en serait bicriôi de méme d'Amboine + peat-être lé n6m dé la Hollande ne {arderait-il pas
à être entièrement oublié dans cette partie du monde. Si, au Coutraire, nous conservons cette forteresse, elle deviendra le centre de notre domination dans Tode ; elle sera pour notre pays bien-niméé une source de puissance, de richesse et de gloire. Allez trouver vos hommes ; faites cesser tout travail pendant quelques instants; voyez si les armes et les mèches sont en bon état. ‘Je vais donner sur-le-
champ l’ordre de renvoyer de la factorerie tous les
Ouvriers étrangers, Tout À l’heure, lorsque vos compagnies seront réunies, nous prendrons dés mesures pour placer l’artillerie sur les bastions et nous garantir contre toute attaque nocturne, ”
es Capitaines quittèrent la salle. Le cœur de Van Ray bondissait de joie. Dircksz se leva lente. ment de son siége et sortit le dernier en murmurant :
“Eh! eh! les hommes jaunes sont las de ‘vivre.
ah | pourquoi courir ? pourquoi nous hâter? Nous AVOns tout le temps d'arriver, ”
Lorsque le capitaine Van den Broeck descendit à £0n tour, sa physionomie s'assombrit tout à coup, et, les yeux baissés, il se dirigea vers sa demeure.
“Ma pauvre Adélaïde | murmura-t-il tout pensif, la crainte n'aggravera-t-elle pas son mal? Saura-telle supporter cette nouveile épreuve ?.’
n relevant la tête, il vit le sergent Walter qui traversait la place, Van den Broeck lui dit en passant à côté de lui : +
“Il n'ya plus moyen de partir, monsieur Pietersen ; la guerre est déclarée. Dès demain, le canon tonnera dans la plaine, ” |
. Walter leva les yeux au ciel et parut remercier Dieu avec effasion de cette heureuse annonce.
‘Van den Broeck entra chex jui pour y prendre un : petit mousquet, et dit à sa femme et à sa fille : FRE
” “Je vous apporte de mauvaises noüvelles, Nous
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comsureg raran- Ir de enterant :
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dit à ), et,
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allons avoir la guerre; les Javanais viennent nous assiéger. ? 7
Madame Van den Broeck pâlit;, Adélaïde, au .contraire, répondit à la terrible nouvelle par un sourire, et s’écria joyeusement, à ]n grande surprise du capitaine : |
‘La guerre! Nous allons avoir la guerre ?
—Allons! allons! ne t'inquiète pas, ne crains rien, fomme, dit Van den Broeck à son épouse, cela ne durera peut-être pas longtemps... Je dois sortir pour. réunir les hommes, . Dans un instant je viens vous rejoindre. Sois forte et courageuse; la femme d’un capitaine doit s’attendre à de pareilles choses. À bientôt! à bientôt 1”
À ces mots il sortit et courut sur la place rejoindre ses soldats,
Durant presque toute la nuit }+3 Hollandais avaient:
travaillé ? placer des canons sur îles bastions et à: exhausser les murs de leur forteresse avec de la terrerapportée, surtout du côté qui regardait la ville de : Jacatra. Les officiers et le Bouvernear lui-même n'avaient pas quitté les hommes un seul iastant, et avaient excité le zèle et le Courage de tous, car ils8e:. tenaient pour certains qu’au point du jour on aurait. à repousser une vive attaque des Javanais,
Cependant, deux heures avant que les premières lueurs de l’aurore ge Moatrassent à l'horizon, on avait fait cesser tous les travaux, pour donner aux soldats un moment de repos... La plupart étaient réunis sur la place centale .de la factorerie, où: ils étaient. assis per terre, le mousquet dans une main, la mêche: al. umée dans l'auire, |
‘Sur les remparts on:avait placé un grand nombre
pp
de sentinelles qui se proménñaiént en Tong'et en large:
et s’efforçaient de percer du regard les téuèbres pois: ner!Ce qui pouvait {se prsér ati loin,‘ En 'eftét, On’entendait une ruméur'eovrdé étcobfuse, une sorte : de‘braistement indéfiniesable ot Cépendänit assez fort) Comme si, À une distance de la factorerie impossible : à préciser, des:milliers d’hotnmes eussent veills eù 8e livrant ä:un dur et-péniblei labeur: "7 |: 17 - Siau ‘haut 'des-rempatts et eur:toûté la ‘place inté:” rieure-on ‘voyait le-feu ‘des mècties ondéyer:dunslar nuit comme: des: feux’follets, “on: pouvait débouvir,: au‘80mmet de- l'un des:bastiôns, : un. bieni pla grand” ss de’ces noints Ju mieux réunis én vételé res-l serré, OMEMUTÉ LSGPNSIE À En icet: endroit se: trouvait ‘Cimpée une grände partie de la compagnie du Capitaine Jean Van Ray: afin qu'en cas d'attaque imprévue, l'alarme fût don née sur-le-champ. Le sergent Walter Pietersen était assis sur l'affût d’un Canon, au milieu d’une trentaine de soldatsiqui l'écoutaisntien silence et'avec ude vive émotion! Le Heutenant,un:vieux soldat, —le:coude appuyé sur le Canon, semblait aussi prétét > l'oreille avec plaisir aux histoires que Walter savait. racoñter avec:tant d'animation et dé'patriotique en: ! thousiasme A: côté du: lieu tenant 8e tenait lé porte-: rapeau, jeune :et. Chevaleresque offitier; dans V'âmé duquel la parole entrafaante du ser éntéveillait une! ardente soif.de:combattre:et'un vif désir dé se siguae / ler par des actions héroïque, : | : Dites Pendant:la:traversée d'Armsterdam'à Jacatra; cet | enseigne :avait montré une estime ‘et’üné‘ympäthie | toutes particulières pour ‘Walter, ‘et, bien que la dif nce des grades parût ‘devoir ‘8’y''oppôsér, ‘il'ne | s'en était pas:moins établi ‘entre le Ssrgent et. l'énédis: gne une loyale et solide amitié. Ge: ernier étaiè:le ! sut homme à qui Waiter:eût révélé ea partie quel
mer
ptiment et.quel espoir d'ayaient:poussé vers l'Inde.
40 fe moment, aurai le. jeune énseigne:était. le, seul qi:se; permit, quelques renrarques, approbatives ;et Re À mare. wæépit:du; sergent, pour lui opner| plus de force et d'expression par un affsclueux assentiment, … …. 04 coNiTTe HD vain ‘Que: Walter, en: un pareil. moment et au-milien Ale. la nuit, «en fut venu. à -entamer un -récit,. c'est.ce qu'expliquera une circonstance toute-fürtuite: cette auit-, le, gouverseur gvait donné; aux sentinelles, Pour moë de passe et de réconnaissange, Batavia ; et Guelques soldats, qui De S8Valent pas ce: que ce mot sigpiftit exactement, en avaient ; demandé. Vexplioadon à leur sayant: sergent... dus Walter leur avait appris que, pere \déscRoa Hollande, et:celn lai:avait donné : l'occasion de. raconter : comment Glaudius Civilis à..la:1ête. des Bataves, savait taillé ‘<n : pièces de nombreuses. légions. romaines :et. mis ‘empire lui-méme.à deux doigts de sà rüine. : De:là 3L,avait.tiré :la glorieuse. conclusion qu'avant même l'époque où la Jutière-du christianisme était vénue les éclairer les:habitants de la vieille:Batavia étaient justement renommés. pour leur amour.de la liberté et-leur admirable: bravoure. Ii cita à l’appoi de ses
montrer dignes, dans la guerre qui'allait s'ènga er, du noble et pénéreux sang qu'ils tenaient, léomnie Bataves ou :Néerlandais,-de leur glorieux; ancêtres,
Provoqué; par les remarques eb les :questions : de sea camarades; il.avait ensuite pareonre d’on: rapide coup :d'œil togta l'histoire de la Hollande, 4%9 de meltre en : relief, dans: le: conra de tons les siècles 1 P4j06 courge. :de ses “habiténts: :S'ettavhant plus Parüeulièrement à la guerre: contre: l Bon
til raconta les péripéties de ce long etgigantesque, dnel, les cent combats qui font de cetté lutte une chaîne ininterrompue dont chaque anneau est un éclatant triômphe. Il vanta la sagesse politique du prince Guillaume d'Orange, l’héruïque bre voure et l'habileté militaire da prince Maurice, et l’invincible persévérance du peuple hollandais, qui, pendant un demi. siècle, avait sacrifié ses richesses et son rang pour la cause de la liberté.
Paie, patsant à une autre source de la puissance
et'de la gloire de la Néerlande, il montra comment, :
de quelques barques de pêcheurs et de quelques petits navires côtiers, qui osèrent s'attaquer aux puissants galions espagnols eux-mêmes, était sortie üae flotte imposante, et comment le pavillon hollandais flottait en ‘ce moment sur toutes les mers du monde et'était salué par les plus grandes nations avec respect, sinon avec crainte où envie. Il raconta plusieurs combats de mer, et entre autres c2lui de amiral Woifirt Herman, qui, en 1601;'avec cinq vaisseaux seulement, osa ouvrir le feu dans le port de Bantam contre vingt-deux galères et huit galions portugais, et en coula bas une grande partie, Il dit Comment l'amiral Steven Van der Hagen, en 1605, enleva l'île d'Amboine. aux Portugais, s'empara de la forteresse qu'ils y avaient fondée, et donna le nom de Victoria à cette place restée depuis. lors l'entrepôt principal du commerce de la Néerlande dans l'Inde, Déjà un’ faible crépuscule annonçait à l'horizon l'approche du matin : Waülter:en étuit venu à raconter la grande bataille navale livrée en 1607 devant Gibraltar, où l'héruïque, mais. infortuné amiral Héemskerk anéantit une formidable flotte espagnole etrémporta la plus :belle victoire qui ait illustré la suariné néerlandaise, : Le sergent: peigaait aveo de
>, dne), chiîne latant prince bileté persédemi.
our la
sance
nent,
ques aux sortie ollanrs du tions conta ui de cinq port lions 1 dit 605, para aa le lors inde
izon Conyant iral 1ole 6 la > de
PE
vives couleurs, et d'une voix tremblante d'émotion, Ja. chaleur du combat et l'intrépidité des marins de la Hollande, . loue 7 ji si … “ Les canons, disait.il, lançaient sans relâche des deux côtés la destruction et la mort ; des milliers et des milliers de bouches à feu grondait sans interruption ; le ciel était un abîme de fumée et de feu ; plusieurs navires étaient en flammes ; la mer semblait rouge de sang; boulets, mitrailleet balles s'abattaient sur les combattants comme fine pluie, meurtrière ; on n'entendait plus rien que le grondement dés canOns, les gémissements des blessés, le Craquement des mâts qui se brisaient. .. L'issue de Ja luite est incere taine ; nul ne peut prévoir à qui, Dieu donnera la victoire... Ha cet instant Heemskerk veut faire violence à la fortune, et, Par un audacieux effort, décider le sanglant combat <n faveur de la Hol. lande. Il voit l'amiral espagnol abrité derrière trois galions, et résout, à quelque prix que ce soit, de le joindre et de monter à l’abordage, Heemskerk en- Courage ses hommes à le seconder dans ga téméraire entreprise; il promet cent réaux à celui qui abattra le pavillon amiral espagnol et donne ordre de marcher à travers les autres bâtiments ennemis sur le vaisseau amiral. Celui-ci sAprrgoIt de l'intention des Hollandais ; et, pour s’éc apper, coupe le câble qui le retenait à l'ancre ; mais Heemskerk, qui fond sur lui comme l'aigle, l'a bientôt afteint et se cramonne à lui. -Alors s'engage le plus terrible combat; les Espagnols so détendent bravement ; le sang coule par Lorrents entre les deux navires : amis et ennemis se confondent, luttent orps À corps et hurlent de rage en s'étreignant.. Bientôt Cependant les Hollandais ont atteint le pont du vaisseau espaguolet l'un d'eux à abattu Je pavillon amiral de l'ennemi. Heémakerk, debout près du grand mât
7 de son: Eêtiment êtqni ‘dirige avec sang-froid la bapd bien que les ‘ballés et leg boulets sifflent aunie de sa tête, ITeemskerk. voit descendre 1e'pavillon it A GUBE et dar ar un cri ‘dé joie ce préd'uae &lorieuse ‘victoire : mais, au mêtie ins-
ë un boulet vole êt fra cs, notre bräve umiral, Héémékerk tombe baigné ‘dans so "Snog ; ‘sa:bles- Burb est mortelle, cär 1x dibé ést arrachée u tronc... u autre eût demandé du: secours, ‘fait panser sa Lu “réuni toute doi énérgié vitale sur l’unique ir désalut quoi li reste encore ut:être. Henms-. k''sent'la mort: ‘qui le ss Sat qu'an: ssul iostant Tuï-est À ar donné: : ‘Avec ‘ün Courage: si rh Me ét si froi ges Far ceux qui l'ébtourhient en faits, l'adresse encore: Quelques paroles à
mes pour je exciter à tenir bon; il nomme
le a taine, Pierre Vérhoëf commañdant du navire, et; à ceux qui Pleuraient autour de lui, il dit en fermant les yeux pour l'étérnité : “No pleurez ‘pas sur moi, | camarades ; mon sort est beau : j'ai donné ma vie À la ‘Hollande. « Je recommunde mon âne à . Diéul” Alors àd tête sa faissa sûr sa poitrine ” Je grand él néerlandais était mort, éx les’ balles et 2 ‘boulet ji fendaïent encore l'air par dessus son Ca-
davre. . Voilà, Comphgaons, ‘ômment meuitun vrai ils de h Nan Die
Wa tr fat ioterrompuiici, par: l'arrivée d’un .capo. al qui dessendait des: remparts et dit au :lieutena:t :
and les sentinelles assurent à u’eltes spergoivent'an loin * Tu0 immense mu itudé de Javanais. V6 remaïqué; bien aussi. à à la loeutdu: “érépostüle, un Céftain mouvement qui r ea éelui d'üne fouie d’h OMS ; ? jen a oir. ‘distidctément dé que bett Vtfs) jo ût Bd° IVe, et dans: quel ques AS nous saüions cé cé que sipnifiaient es
one rar Ras
régi o . be en
mn Ds:
singulières. rumeurs de. cette nuit, Venez jeter ua coup d'œil du haut des remparts, lientenant: ”
L'officier accompogna le Caporal et fut suivi snr 1e retranchement. par ja plupart des hommes. Toue regurdèrent dans la direction de, la ville de. Jacatra et firent tous leurs efforts pour 1âcher de reconnaître ce:qu'était le rideau gris et sombre qui semblait se mouvoir dans les brumes de la nuit et ondoyer à la surface du sol.
Mais bientôt les clartés du matin uugmentèrent, et l'on commerçà à distinguer l’armée ennemie, cam-
Camarades, l'affaire sera sérieuse | Nous’ tenons l’occasion de: montrer qu'un pur sang. néerlandais, coule encore dans nos veines. Je voudrais que nous fassions déjà aux prises avec.les hommes jaunes; Mon cœur brûle du désir de combattre.
— Mais que font les Javanais à]. cauche de leur armée? murmura le lieutenant, Ua dirait. qu’un grand.nombre d'entre eax sont attélég à un char et! trainént un -lourd firdeau, Je vois dans le’ demi. jour scintiller. un objet qui ressemble à' une pièce:
—C'en est une, en effét, lieutenant, dit la, gentinelle voisine, . Mes yeux sont peut-être plus aseon. tamés au, crépuscule que les. vôtres 3.39, découvre, là-bas, droit devaut vous, dars la. Hpotion dé, Jaca:
a8tauce Où l'on se trouvait, Fallait-il'attendre l’enne-
‘tro, un bastion, et là, à l’autre aile du camp ennemi, encore un.
—Oui, vraiment, répondit le lieutenant, je crois les apercevoir nu-si, Ah! voilà l’exp'ication du bruit sourd que nous avons entendu toute la nuit. Les
javawäfs ont ‘transporté de ja terre et élevé des re. tranchements. T's vont donc aussi nous saluer aveo des boulets, Oui, oui, l'uffaire est plus grave que
‘nous ne l’aviors cru,
— Voyez, voyez, nn Hollandais sur le bastion ja-
“vañais dit lu sentinelle. Il porte un long surtout et un chrpeau garni de plumes et de rubans.
— Qu'est-ce ? un Iollandais sur l. 6 retrancheents de l'ennemi ! dit le lieutenant en riant. Non, non,
-c'est là l'Anglais, mon gurçn, l'Anglais qui est en paix a ‘ec notre nayr, et qui donne ici des canocs et dela poudre aux Javanais, et leur enseigne comme ils
doivent nous combattre, Mais qu'il en tombe un
«entre mes mains, et nous verrons! |
— Faisons bonne contenance, camarades ! cria l'en.
x8eigne. Voici le gouverneur qui monte sur le rem-
ePart avec les capitaines” de «Le gouverneur Koen, suivi des capitaines Van den
ÆBroeck, Direk-z et Van Ray, apparut un instant
- après et contempla pendant longtemps l'armée enne-
-mie, dont les rangs innombrables se déployaient au
doin, Il remarqui aussi les :bastions et put déjà
“apercevoir le cauon qu'on venait d'y placer.
Walter et ses compagnons avaient les yeux fixés
“sur le gouverneur, et, celui-ci s'entretenant en ce mo.
“ment avec les capitaines, les solduts sfforçient de
deviner ce qu'il disuit, à ss gestes et au mouvement
“de’scs lèvres.
Evidemment le gouverneur se concertait avec les
Capitaines sur ce qu'il'y avait à faire dans la circon-
PE nm ee
nnemi,
je crois on du t, Les les rer aveo ve que
ion jatout et
ments non, est en s et deme ils Je un
a l’enrem-
n den nstant ennent au
déjà
fixés 6e mont de ment
°c les rcon- 3nnE-
ss PT
mi À l'intérieur de la factorerie, ou ne valait-il pas mieux aller l’attaquer au dehors, enclouer ses canons et détruire ses retranchements,
“ Hourra pour notre brave Capitaine ! dit Walter d’une voix à demi contenue, Il dit que nous devons Courir sus à l'ennemi, Ah! puisse son avis l’emporter.
—Comment pouvez-vous savoir ce que dit notre Capitaine ? fit le lieuténant avec un sourire; il est au moins à cinquante pas de nous,
—Mais voyez comme il enfonce sn pique dans Ja terre, comme il tend son poing fermé à l'ennemi, ré. pondit le sergent. Le feu de i'hér ïsme étincelle à ses yeux. Ah! le gouverneur fait un signe de tête affirmatif ; il semble donner raison à notre capitaine.. . , !
Un coupde. canon retentit dans la plaine, et le boulet passa en sifflint au-dessus. de la tête du gouverneur. Celui-ci ne s'énut pas'ét poursuivit, pandant quelques instants encore, sa conférence avec les
Capitaines, jusqu'à ce qu'on Parut avoir pris une ré. solution. |
“Ah! voilà nos offisiers qui descendent des rem. parts, s'écria Walter. Cela va commencer | ”
Et, serrant tour à tour la main avec effusion à un grand nombre de soldats, il dit : 3,
‘ Camarades, que la séntiment du devoir fasse
battre vos cœurs et gonfle votre poitrine ; élevez votre âme à la hauteur de l'héroïsme de nog ancé. tres, Notre sang va couler pour la gloire de là Hol. lande! Ja puis compier sur vous, n'est-ce pas? Vous me suivrez, vous me seconderez rour faire des choses qui illustrent à jamais notre drapeau? Vous Vaiücrez ou MOurrez avec vos officiers, et avec MOI, avec Walter, votre sergent et votre ami?”
8 soldats émus promnirent, les larmes aux yeux,
de Eqivre intrépidement leurs. chefs ; ils jurèrent:surtout, da n6 jamais abandonner leur sergent,. dussentils périr tous avec lui au milieu des ennemis, . On. entendrait, parler ce. jour-là, de la, compagnie: du capitaine Van Ray, et les recrues nouvellement arri-. vées montreraient aux vieux soldats. qu’elles avaient aussi le cœur bien placé. “+
Depuis longtemps déjà ile s'engageaient mutuellement à se conduire en.braves,.et aucun ordre ne leur était encore parvenu. De-temps en temps.un. boulet volait par-dessus leurs têtes, et, bien qu'ils.s'amusassent à plaieanter sur la maladresse des Javauais, le dépit et l'ennui s'emparaient peu.à peu de leur âme ; l'a se croyaient déçus dans leur espoir. d'un engagement immédiat. |
Bientôt cependant ils virent une troupe nombreuse de matelots armés gravir les remparts. Une partie de éc& hommes vint occuper. le bastion, et leur chef dit au liéütenant qu'il était relevé, et avait à se ren: dre avéc ses soldats sur la place de la factorerie. Au même moment, les tambours battirent le rappel,
Lorsque le lieutenant arriva sur la place avec ses hômmes, Jes deux autres compagnies s’y trouvaient déjà rangées, IT placises soldats À l'endroit qui leur était réservé à Tuile gauche. Les capitaines
étaient réunis en avant. de là Jigne de bataille, et.
semblaient écouter attentivemgnt céique leur disait le gouverneur, Il leur donnait probablement des ordres, et leur exposait en détaïl comment il éom prenait l'attaque projetée, et comment il voulait qu'elle fût exboütée, ? “°7 : + 0" |
Les forces Frétes à marcher qui, se trouvaient réu nies Jà. pouvaient s'élever à un peu plus de trois cents hommes.‘ Elles étaient partagées én trois compagnies… Chaque : Compagpig" comprenait. environ
0 CN tue
vaient,
tuelle- Le leur boulet musas-
ais, le.
âme ; ngage-
breuse.