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#01 — cinquänte mousquetairés'at cinquante Piquiers, ‘Les remiers avaient pour arme un mousquet, ou 'arque- ‘buse, Léa tenaient de la main droité à côté de leur ‘41
pied ;:à la main gauèlie ils portaient la foarché ‘sur laquelle, au'mornént de tirer, le mouñfquet devhit S'appuyér. Ertre léûrs doigts brillaient les deux extrémités enflamméës d'une mèche, car‘ à cette 60-
‘à On'ne Cohnaissait Pas l'usage de la pPierre‘à fusil.
‘haque ‘môusquéthire portait une ‘bañdoulière à laquelle étaient Suspendües, ‘sur la poitrine - pir'de “pétits Cordons, une diztiné dé mesures’en ‘Cuir, reimplies d'avance de poudre. À ce lbauürier étaïént ‘encore suspéndues, du cô:é droit, une sorte de poche de cuir pleine de balles, et, ‘par dt: ère, ‘une Provision de mèches ‘dévidées en déux pelotons, Les piquiérs n'avaient d'autre arme offsnsive ‘qu’une pique d'environ dix piéds de longueur, ‘et garnie à la partie antérieure, d’une pointe de fer. Its portaient Un Casque de fer, uhe cuirasse, un hausse:cél ét de Jarges cuissards, de sotte au’ils étrient pour ’aihsi dire entièrement couverts de fer. “anmoins; com.
me les bras ét les jambes n'étaient pas aussi Pésam
ment garantis /cette armure n’éntravait point la rapi-
dité de leurs mouyeménts, | Les capitaines ‘pottaient une piqe coînme ‘les
piquiers ; ‘on reCounaissait les lieatenants À wné sorte
de lance nomméa pertuisane, ét qui offrait de Chaque
cô'é une pointe récourbée et tranchante ; on distin.
gun les sérgents à leur hallebarde à himpe ‘en ‘bois
e fréné, de cinq pieds dé long, munie à la fois d'un * large fer de lance pour percer et d'uné hache pour:
‘frappsr. Cette 'arme, entre ‘lés mains: d’un ‘soldat
uand,:dans,une rencontre avec l'ennemi, le ebg ne Feng d'homme à homme et corps EP He à ” En'avant de étaque cômpagaie il ÿ avait unôMôler
brave et bien exercé, pouvait devenir redoutable -
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tenant un drapeau, et qu'à cause de sa charge on nommait enseigne ou porte-drapeau (1),
Après avoir, pendant quelques temps encore, reçu les ordres et ]cs instructions du gouverneur, les çapitaines rejoignirent leurs compagnies,
Pierre Van Ray aprela à lui, en dehors de Ja ligne de bataille, le lieutenant, l'enseigne, les deux sergents et les trois caporaux, et leur dit : Nous allons marcher à l'ennemi. Il serait superflu de vous engager à vousconduire en braves: nousavons fait Connaissance ensemble sur mer. Voici la mission dont nous sommes chargés par le gouverneur, Les trois com pagnies attaqueront les Javanais, chacuue isolément. Ce
uë les deux autres ont à faire ne novs regarde pas. Quant à nous, nous devons emporter le bastion élevé à la droite de la factorerie, en enclouer les pièces, et, si c'est possible, détruire les travaux de l'ennemi sur ce point.
Songez aussi qu’une trop grande arjeur peut nous être fatale ; nos adversaires se comptent par milliers ; nous ne sommes que trois cents, Si nous NOUS engagions imprudemment dans leurs ran nous serions infaillibiement écrasés quand même cha- Cun de nous tuerait vingt ennemi+ Il m'en coûte de devoir vous parler ainsi j Moi aussi, j'aimerais : anieux pouvoir me jeter résolument avec vous sur ces Indiens à demi nus; mais le gouverneur ne le veut pas, et il a raison, Dites donc à vos hommes . Qu'ils aient à prendre garde au moindre ordre de leurs chefs, et surtout qu'ils doivent battre en retraite et se retirer lentement du combat, aussilôt qu'ils entendront retentir sur. les murs de la factorerie un
(1) Tous ces détails sur ge, se et nes. Un compagnies, à cette époque, sont d’une rigoureuse exacti ue ;'on peut consulter, à eg à l'ouvage intitulé : Exposé des Exercices - # Manœuvres de guerre, etc., par Joan Boxei. La Haye, 1673.
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seul coup de canon. Ce sera là le signal de la retraitegénérale ; quiconque n’abéira Pas sera exclu de læs Compagnie et renvoyé en ILollande, per le premier- Vaisseau, comme coupable d’intubordination. Tels. sont les ordres «xprès de notre gouveracur. Loi même se tiendra sur les re mparts, et verra quelle est. à Compagnie qui se comporte le mieux. Allez, et.
que chacun fatse son devoir ! ”
En ce moment un soldat s'approcha du Capitaine et lui remit uu murtenu et Quelques Jongs elons. Walter fut rappelé, et le Capitaine lui dit en lui met. tant en main je marteau et les clous : ;
“ Sergent, je me fie à vous pour l’accomp'issement : de la Part la plus importante de la tâche que nous: avons à remplir. Vous vous tiendrez avec les pi- Quiers, et, quand je vous en donnerai l'ordre, vons Monterez à l'assaut du bastion et Vous vous hâterez: d'aller enclouer les pièces de l'ennemi ; arrangez-voug de façon à ne Pas Manquer l'affaire, Et maintenant, Couriz rejoindre vos hommes ; le tambour bat-:: DOUS partons... ”
La compagnie du Capitaine Van den Broeck s'6-branla ja première ; ctlle de Dirckz la suivit, e& enfin celle de Pierre Van Ray se mit en marche à son tour. La petite armée tiaversa lentement la placeau son du tambour.
Walter devait Passer avec sa compagnie devant la maison qu'habitait Adél.ïle ; S0n Cœur battait forte. ment dans sa poitrine à l'approche de cette demeure, N'allait il pas à un Combat qui pouvait être terrible et. meurtrier ? Et si la mort le frnppait ? Il ne la rever. rait plus jamais sur la icrre | Cette pensée le fit fré--
mir, eb Ce fut avec une profonde émotion qu'en pags sant : porta les yeux sur la maison de Vau den ::
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Ïl vit la fenêtre Ouverte, et Adéliï le assise à la fe è
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môtré. Elle lui envoya un sourire d’une inexprima- ,
ble douceur, un sourire dans lequel la pitié, l'espoir et l'amour rayonnaisnt confondus ; Puis, joignant Jes mains et lévant'les JeVX au ciel, elle parut vouloir faire comprendre à Walter que, durant la ba. taille, elle prierait Dieu pour lui, ; ‘L'émotion du jeune homme s'accrat encore :i il Baissa les yeux et pA‘sa ‘outre, tout -réveur ; ‘mais Bientôt il redressa là tête, ‘Uu sourire illuminait son visage et l’héroïsmeétincelait dans ses regards. ‘Adéluïde l’accompagnait dans ga pensée, et, pendant vil allait risquer-sa vie pour se rendre digne d'elle, elle adresserait au ciél des Prières où -ellé mélerait
SON nom avec le nom de son père | Elle prierait
pour lui ! Cette idée le remplit d'un ardent désir de ‘edmbattre, et $a'poitrine ge gonfla d'impaiience,
Quand les Compagnies furent sorties de là factorehé, elles s’écartèr-nt à une grande distance les unes des autres ; Dirckez devait assaïllir le ‘bastion de gauche, Van den Broeckuttaquer le centra'dès Javanals, et Van Ray tentée d'emporter. le bastion de ‘droite.
L'ordre de mariher fut donné, et les compagnies s'avancèrent lentement ‘dans Ja plaine.
Lorsqu'on fut à portée, les mousquetaires comirieneèrent à tirer et chaque fois qu’un ‘rang avait déebargé ses armes, le rang suivant faisait que/ques
‘en rangs pressés, et, bien qu'ils fussent encore à" dhe grd distance, les balles n’en perçaient pas tioîns
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