‹ Batavia [microforme]Chapitre 13 sur 27 · RE. À AM · texte numérisé non relu

RE. À AM

‘Quand l'ennemi s'aperçut que les Hollandais en voulaient à son bastion, un corrs considérable d’archers se porta en avant, et se mit À envoyer une nude de flèches aux assaillante. Ceux-ci, pensant que leg flèches pouvaient être émpoisontées, parurent héki. ter à s'exposer longtemps à ce terrible danger, et supplièrent le capitaine de leur donner l'ordre de marcher rapidement sur l'ennemi. |

Van ‘Ray‘fit avancer les piquiers et les parthgea

‘en deux détachements ; il mit l’un sous le éomtmandément da lieutenant, ‘et l'autre sôus les ordrés du sergent ‘Walter. Puis il leur iodigoa d’une voix brève et rapide Comment ils devaient monter à l'és. saut du bastion de deux côtés à la fois, Quant à lui, il se réservait pendant ce temps de s'avancer avec lès mousquetaires et de donner de l'occupation à ‘ennemi,

Au commandement: En avant! les deux tambours battirent la charge, et les mousquetaires, 8e pârta-

Crics. Quelques insrants s'étaient à peine écoulés que déjà une foule d’entre eux se débattäient dans leur sang, | |

Walter faisait merveille avec 8a hullébarde : il

frappait, hachait, perçait dans toutes Îes directions ;

son arme étincelait comme l'éclair ‘entre ‘séé ma et, sl ne se fût rapplé la recommandation du capitaine, il eût sans aucun doute pénétré seul Lite les rangs des Javanais jusqu’au pied du bastion, Quelque iernible que fût le Carnage fait parmi Îes avanäis par Walter et ses Piquiers, il süeyenpit

. Sans cesse de nouveaux ennemis qui remplaçaient :

Ceux qui avaient succombé. Sur toute la ligne de bataille des Savanais retentissaient de tels cris et de tels hurlements que tout se perdait en un seul et

rmidable retentissement qui étouffait jusqu'au grondement des canons.

Enfin les piquiers, non sans avoir perdu de leur cô:6 un certain nombre d'homries, se trouvèrent avoir abattu tant d'ennemis, que les corps amoncelés de ceux-ci formaient Comme une digue et cffraient aux Hollandais un boulevard contre l'ennemi, Ilse produisit alors une sorte d'hésitation chez les Java- Dais, et ils parurent sur le point de reculer devant l'irréiistible élan des piquiers,

“À moi, camarades | s’écria tout à coup Walter. Encore un effort! En avant ! en avant! A nous le bastion | ” |

Excités par sa Voix, encouragés par son exemple, les piquiers renversèrent tout ce qui s’opposait à leur Course, et, à la suite de leur brave sergent, arrivèrent jusqu’au sommet des retranchements ennemis. Frappés de stupéfaction par cette audacieuse ägression, et cruellement r.foulés par les piques hollandaises, les Javanais lâchèrent pied et descendirent en désordre de l’autre CÔ:6 du bastion, Walter encloua en un instant les quatre pièges qui s'y trouvaient placées; puis il mit son chapeau au bout de sa halle-

barde, et l’agita en l'air en envoyant dans la plaine un cri de triomphe :

: “Hourra ! hourra | ”

. Mais tout à coup il aperçüt au pied du bastion le lieutenant avec son détachement, et Je capitaine lui.

force écrasante. Un cri de rage sortit de sa poitrine . lorsqu'il vit l'enseigne, son ami, mordre la poussière,

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