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et un chef javanais s'emparer sous ses Yeux du dre. peau de la compagnie, :
“Vite, cimurades, au secours là-bas! s’écrin-t.il, ennemi a pris notre drapeaul” .
Cumme les Mousquetaires, attaqués à l’improviste Comme ils l’'étiient en cet eudroit, ne pouvaient plus se servir de leurs arquebuses, ils n'avaient que peu de moyens de défense, Bien qu'its se battissent avec la crosse de leurs Mousquets, et brisassent le crâne à bon nombre d'ennemis, beaucoup d’entre eux furent blessés, et quelques-uns trou vèrent la mort danscétte lutte inégaie, Sans doute tous auraient succombé si Walter, à la tête de ses piquiers vict rieux, ne s'était élancé à leur secours du haut du bastion.
sergent tomba à l'improviste, avec ses hommes, ar derrière, sur les Javanais et Coucha par terre un Lee nombre d’entre eux avant n’ils eussent eù le temps de se retourner pour lui fiire tête, Transporé de fureur, il perça les rangs des ennemis, et
. Atteignit jusqu'à son Cupitaine, Cette diversion dé-
Bagea en même temps le lieutenant, qui put rejoicdre les autres hommes de la compagnie, Foruñés par leur réunion, ceux-ci 8e rernirent avec ae nouvelle rage à frapper d’estoc et de taille sur les Java. vais jusqu'à ce qu’un cercle vide d’ennemis ge .fût formé autour d'eux. 0
alter vit alors À quelques pas le drapeau hollan. dais fluiter au-de:sus des rangs de l'ennemi,
“ Capitaine, s'écria=t-il, Puis-je tenter un con d'auduce? Notre drapeau est pris. Permettez-moi de le reconquénir, je vous en supplie, ”
h geste d'asseutiment du Cupitaine lui suffit,
“Duiviz-moi, Piquiers, suivez-moil s'écria-"-i],
OÙre drupiau ou la mort!”
Et se précipitant au imilien dès Javanais 1 ,ec ses
fidèles compagnons, Comme Ja pesante carcusse d’un
vaisseau de guerre qui, fouetté par l'ouragan, fend, ‘les flots soulevés de la mer, il refoula tout ce qui arrétait son élan, De ga hache, il fendit la tête du chef . javanais qui voulait s'enfuir avec le drapeau, et rap-
‘porta triomphalement à son Capitaine ce glorieux trophée,
ÆEn ce moment même, un formidable coup ‘de Cañon retentit-dans la plaine, Le signal partait de ‘la factorerie, : C'était :donc l'annonce de la retraite. ‘Sans cesser de combattre, et suivis de)près parles -Javauais,:les Hollandais reculèrent lentementj asqu’à ‘Ja portéede Yartillerie de ln forteresse, : Qiandcétleci eut lancéau milieu des Javanais q'elques déchar- ‘ges à mitraille qni causèrént dans leurs ‘rangs un horrible ravage, l'ennemi renonç à la, poursuite, :et
rétrograda pour aller reprendre sa prewnière;p »sition -au haut des bastions, |
À la porte de la fâctoreris se trouvait Côhgo, qui “avait grimpé sur un Montiénie de terra, ét regar l'ait Tévenir les soldats comme s'il éût cherché à recon. nûître quelqu'un parmi eûx. Walter apérçut de loia l’ésclave noir et lui fit un signe del main, Un cri de joie s'échappa de la poitrine de ‘Congo: il ‘fit ‘au haut da monticule des gambailes follés, en levant les mains au cielet en poussiht des exclarn'itions d’allégresse, et tout aussitôt il prit sa côurse Vers la Porte et disparut comme une flèche à T'intérieur de la factorerie, :
Il était évident pour Waltér que le nègre avait été enviyé là par Adélaï le, pour qu'il Jüi rapporât la nouvelle de son salut à lui. Bien que tout harassé por la chaleur du combit, et tout tremblant encors de la surexcitation nerv. use qu'une telle lutte lui avait causée, le fergent oublia fout ce qui venait.de 8e passer, et, la {6té penchée, .se mit à sunger à celle
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hgo, qui regar l'ait à recorérçut de ain. Un 0; il fit en levant an itions o Vers la rieur de
avait été por'ât la harassé t encors lutte lui renait,de :r à celle
dont la douce sympathie l'avait suivi dans les dangers et les horreurs dé la bataille,
Lorsque le Capitaine Van Riÿarriva avec ses braves soldats sur la place intérieure de la f ‘torerie, leg compagnies de Var den Broëck:et de Dirckez étaient déjà rangées en bataille pour étre pas“ées en revue par le gouverneur, Pendant le combat, on avait, autant que possible, emporté’ les Liéeséé du champ de‘bataille. Ils étaient en aseez grand nombie, et étaïént étendus sur: des nattes À l'ombre des cocotiers, où les chirurgiens étaiént occupés à panser leurs blessures,
Van den Brosck r'avait pas fait un moindre ravage que Van Ray dans le centre de l’armée ja vanaise ; quant à Dirckez, il n'avait pas réussi à s'emparer du bastion de gauche; mais ses hommes avaient abattu à léurs pieds dés centaines d'énnemis, et l’on s'apercevait facilément da Carnage qu'ils avaient dû faire,
Camaradés. Pierre Dirckez avait reçu une: blésaure à Ja téte; bien qu’elle ne fût Pas ‘encore pansée, l'impassible Capitaine se promenait devant ges hommes, et disait au lieutenant, qui l'éngigéait à aller trouver lechirurgien: “ Bah 1 bah! Ce n'est rien : un Jlambeau de chair avec qiélques cheveux qui me pend sur le front ; le chirurgien aura bientôt remis cela en place, ” Po
Les capitaines farent appelés sur le front de ba. taillé par le gouverner. Oelui-ci les pria dé :Jüi rendre compte de leurs pertes. Il'résultait dé leur
rapport que dans ce premier ehgagément où n'apait s$t
paë liissé moins de Cinquante morts sûr le chainp de bataïlle, ce qui devait être regardée comme unv perte considérablé pour ua Corps qui he éomptait qüe trois cents hümmes. ‘ Aussi urie ex préssion dé tristésge et
d'uquiétude ‘8è peignitselle sur les! traits du gouver-
neur, et il secoun la tête d’un nir méditatif, en disant :
“Messieurs, j'ai donné le signal de la retraite, parce que j'avais acquis la conviction qne nos braves Compagnies, malgré leur intré id: bravoure, cou. raient le danger d'être écrasées par un ennerhi trop Supérieur en nombre. Il faut que nous changions de plan. Nous pouvons sans donte nous vanter de ce qni vient de se passer Comme d’une victoire; car DOU8 AvOns mis hor& de combat plus d'ennemis que nous n'avions d'hommes ; mais deux ou trois victoires pareilles amèneraient infailliblement notre perte. L'ennemi peut Constamment renouveler ges forces ; DOUS ne pouvons remplacer un seul soldat mis hors de con.bat, Demain nous aviserons à faire 9j p-o- Cher assez de la côte un ou plusieurs vaisseaux pour que leurs bordées. puissent atteindre le camp de l'en. nemi et ses retranchements,. En attendant, :nous resterons dans, nos murs et nous nous bornerons à défendre la forteresse, M tintenant rendez moi compte de vos opérations respectives, et nommcz-moi ceux de vos’hommes qni se sont particulièrement distin. gués par le: r intrépidié, ”
Van dea Broeck et Dirck:z donnèrent aussitôt au Bouverneur les noms de quelques-uns de leurs‘hommes, Ceux-ci devaient recevoir, en récompense de leur belle conduite, un ou plusieurs mois de solde, Quatre: cu cinq d'entre eux f.rent promus an grade de caporal ou de sergent, en remplacement de leurs Compagnons morts.
G une poignée d'h1mmes, il av inment il avait dégn.
gé le 8
n disont :
retraite, 08 braves
ire, coumi trop hangions anter de ire ; Car rnis que 8 victoire perte.
| forces ; nis hors > 21 p'O- 1X pour de l’ent, nous erons à i comp oi ceux distin-
itôt au s homnse da solde,
basse, Cette personne, qui était sans doute un com- ‘éloigna aussitôt et se dirigea
pour faire soigner les blessés et donner un peu der POS aux invalides, tout en reéslant garantis contre toute surprise, Les matelots devaient veiller jus. qu'au soir sur les TéMparts ; ]a moitié des mous- Quetaires ferait la garde toute la nuit. Jusqu'à ce moment, les mousquets seraient mis en faisceaux, la
gasins ; elle avait une épée et une échappe de soie sur le bras, et tenait à Ja main un chapeau de feutre gris, garni d’une plume qui fiottait au vent. SJ “ Cipitaime Van Ray, faites avancer voire sergent alter Pietersen, ” dut Je BSouverneur, ; Van Ray fit quelques pas et appela par soh nom le sergent désigné. Walter, conduit Par son capitai.
tersen, je vous nomme porte-ensæigre ment de celui qui, aujourd'hui, à généreusément donné sa vie sur le Champ de bataille pour la gloi-
ennemis vous soit désormais confié, Walter Pier-
" us ï ES pois FE TR - = = db F RP ne = ee à E VER LCR CRE ons. ee E « ; ‘ 0 TN ro D PP mm rm pe es
re de la Hollande, Déposez votre hallebarde, cei-, gner cette épée, attacher cette écharpe sur otre éprulé, £t soyez un digne chevalcremane officier.
Les, hommie# de la compagnie de Walter, en voyant le.gouverneur en. personne lui mettre l’écharpe et lui poser sur latête le chapeau à plumes, poussèrent debruyantes acclamations, comme si cet honneur leur eût été fuit à eux-n ênes, et saluèrent leur nouvel enseigne par un triple hourra,
Walter avait laissé tomber sa tête sur sa poitrine ; il tremblait d'émotion en songeant au al qui lui survenait ; il s’ubandonnuit avec ravissement à l'idée. qu'il pourrait montrer à. Adélaïde l'épée qu'il venait. de conquérir, comme ua gage de succès plus grand dans l'avenir.
En se duigeant vers sa demeure, le gouverneur dit à Walter,
Venez avec. moi, enseigne. Hier au soir vous m'avez remis une lettre qui m'était adresséa par les directeurs .de ]a compagnie ; il faut que je .m'entretienne. un instant. avec vous du contenu de cette lettre...
Le nouvel. enseigne suivit le gouverneur. Quelques temps après.il quittait l’habitation de celui:ci et songeait à rejoindre sa,compagnie ; mais le capitaine, Van den.Broeck, qui paraissait l'attendre sur la place, lu prit.la main, et, la serraüt avec effusion, dit.
4 Je vous félicite de tout cœur, monsieur l'enseigne.!.Je n'avais pas entièrement confiance dans vos belles, promesses,, mais je. do's avauer. maintenant que vous possédez assez d'énergie. et de courage pour.vous distinguer glorieusement, Vous ne savez
as. combien Adélsïde est contents de votre, promotion.l. Vonr: -loi montrer votre épée et votre :belle,
Pardon: “x i, c:yitaine,-balbutia. Walter.avec
oarde, cei-, sur 7otre ficier,
er, en VOyà l’écharpe poussèrent »nneur leur ur nouvel
a poitrine ; vuheur qui ssement à 'épée qu'il accès plus
verneur dit
| soir .vous séa par les e .m'entreu de cette
ur, Quelde celui:ci le capitaidre sur la Yusion, dit, ur: l’ensei- 6 dans vos maintenant le courage 18. NE SAVEZ ire, promootre ‘belle.
V'alter.avec
émotion, je dois me hâter de regagner ma compagnie ; le gouverneur m'a chargé d'un message pour mon Capitaine, ; —Je ne vous retiendrai pas longtemps ; vous n'6tes encore qu'enseigne, monsieur Pietersen, répondit Van den Broeck 1vec un sourire où se mélait à la bienveillance. rapport de mon collègue Pierre Van Ray, vous Vous êtes si vaillamment conduit que to maintenant plus d'estime encore et de sympathie, Venez avec moi trouver Adélaïle, Saluez:la
Venez, Onsieur l’enscigne, votre visite sera bien accueil. . ” /
Van den Broeck entra chez lui avec Walter, et dit en ouvrant la porte du salon où se trouvaient sa emme et sa fille :
lesdames, j'ai l'honneur de vous présenter notre ami, l'enseigne Walter Pictersen, — Walter, Walter vous êtes enseigne! % s'écria Adélaïde en tendant les deux bras, comme si elle vou-
lait voler au cou du jeune homme : mais elle embrassa sa mère et s'écria :
‘Il est enseigne | miséricordieux | as . 7 "0JOns, Adélaïde, dit le Capitaine en attirant sa Îlle par le bras, donne la main au nouvel enseigne et fé'icite-le bien vite, car il doit retourner à l'icstant ? sun poste, ” | Pêle d'émotion, la Jeune fille mit sa main dans la main de Walter, Tous deux, tremblants, restèrent muels, mais ils échangèrent, dans un seul rega rd
Oh combien Dieu est bon et
tous Ua entretien plein de Paroles d'espoir et de bon. eur, ” Se ae
&'Allez maintenant où le devoir vous appelle, en.
seigne, dit le capitaine, et si vous voulez venir, après midi, causer plus à votre aise, pendant üne petite ? heure, avec nous vous serez le bienvenu, car, je le vois bien, vous finirez par me, forcer à remplir. ma promesse, Reda —Merci, merci à vous tous ! ” balbutia Walter, et, tout hots de Jui et les larmes aux yeux, il sortit de
la salle et quitta la demeure du capitaine.
Cinq jours s'étaient écoulés depuis la premièrs sortie des Hollandais, Comime ils ne doutaient pas qüe l’ennemi né vint assaillir la factorerie, ils s'étaient tenus prêts, jour et nuit, à repousser une attaque.
L'imminence d'un assaat, quelque acharné qu'il pût étre, né les inquiétait pas beaucoup. L'une des faces les plus étendues de leur forteresse était protégée par la rivière Tjiliwoeng, qui baigndit presque lé rempart ; de ce côté l'on n'avait rien à craindre, et l'on pouvait employer toutes les forces disponibles pour défendre la partie qui regardait 14 ville de Jacâtra, De plus, les soldats, êt principalement les matelots, avaient mis le temps à profit pour éxhausser notablement le retranchement dans cette direction et pour y placer des pièces de gros calibre.
Les Javanais avaient dû perdre dans la bataille un nombre considérable de morts et de blessés, “Peutêtre la vue du carnage fait dans leurs rangs avait ébranlé leur courage; peut-être, ainsi qu'un transfuge chinois était venu l’annoncer au. gouverneur, avaient-ils remis toute tentative u'térieuré juedu’à l’arrivée de nouvelles troupes huxiliaires êt de pièces d’un plus fort calibre, qué léur avaient promisés leg Avglais de Bantam, duc qu'il en fût, les Javanais étaient toujours campés au. méme endroit; les gorps
pir, après
une petite ‘.
ar, je le MORE D
Valter, et, l sortit de
premièrs taient pas 8 s'étaient ttaque.
rné qu'il L'une des ait protét presque raindré, et isponibles Île de Jament les Y éxhaustte direc- Libre.
ataille un 8, Peut- 1ngs avait an transuverneur, e. jusqu'à de pièces omises les Javänais les corps
qu'ils aan continuellement 0 avant de leur CMP, à une portée de ç le leur can anon de ] factorerie, semblaient Couvrir toute la plaine jusqu'à R Ve du haut. des retranchements
hommes a araissait, 4e ? J CO une immeuse fourmilièr PP 8 mme
es Anglais avaient pl / L3] Lx] J acé de nouvelles. pièces de Canon sur. le bastion ar ;
e eco par des-coups pute plus de mal à l'ennemi, çar leur artillerie étai artil d'un calibre supérieur et les ad ren Pointées,
eût plag eu aucun danger, . | an. itineise À a en Broeck avait invité Walter Pieterso à:
+ igrr6*Dirakez, le;corpulent ami de hpère ;. avait ençore la téte <uveloppé d'un bande gr” Le ‘ d n p. é ES
Le dîner nlétait pas encore servi; les convivespre- ; naient en attendant un verre de vin d'Espagne et s’entretenaient familièrement sur divers sujets. Le nègre Congo se tenait derrière eux, une serviette blanche sur le bias, et veillait à remplir les verres à mesure qu'ils se vidaient, Cependant, quand Walter prenait la parole, le nègre paraïssait oublier son
. Service pour écouter avec admiration ce que disait l'enseigne, et, plus d’une fois, la voix sévère de son maître dut l’arracher à sa distraction.
Adélaïde n'était, pour ainsi dire, plus reconnaissable; ses'joues étaient fraîches et rosées: un calme, mais radieux sourire flottait sur ses lèvres, et, toute réservée et modeste qu'elle était, son regard étincelait de joie. |
Depuis que par son intrépidité, Walter s'était conquis l'admiration générale et qu'il avait si glorieusement gagné l'épée d'enseigne, Van den Broeck était devenu très-affable et très-affectueux envers lui ; il avait montré franchement qu'il ne désapprouvait pas l'inclination qui existait entre les deux jeunes gene, Il:est vrai qu'il maintenait les conditions auxquelles ilavait subordonné sa promesse; mais, dans l'état “actuel des choses, convaincu que Walter pouvait en effèt devenir capitaine, il le traitait déjà, jusqu’à un certain point, comme le fiancé de sa fille. Il avait même confié à son ami Dirckez le motif qui avait déterminé le jeune homme à venir dans les Indes. D'ailleurs l'enseigne, malgré la cordialité de l'accueil qu'on lui faisait, se montrait si discret et si réservé ‘auprès d’Adélaïde que Van den Broeck lui-même se sentait de plus en plus porté à l'estimer et à l'aimer, en,voyant la délicatesse et la retenue de sa conduite.
Lie cônsercement évident de son père et de sa mère avait tout à fait délivré Adéliïde de la orcinte
que son affection pour Walter pût leur déplaire. Un
vives prepagne et jets. Le serviette y verres à nd Walblier son ue disait re de son
onbaissain Calme,
et, toute .
rd étince-
était conlorieuseeck était rs Jui ; il uvait pas nes gene.
ixqueiles os l’état Juvait en squ'à un Il avait qui avait 8 Indes.
l'accueil réservé même 8e | l'aimer, conduite.
et de sa 4 crainte ire, Un
: — 117 — -&eutiment de bonheur et de recon remplacé dans son cœur la timidité et la contrainte, SA Voix, quand elle prenait part à la Conversation, i agée, et avec un ton de vivacité qui.
naissance avait
it alors e sur le visage d'Adélaïle où son it toujours l'expression de la joie intérieure et les signes précurseurs d’un prochain réta. = lissement, Le
Elle avait vu son uuique enfant, sa bien-nimée Adélaï le, s'incliner peu à peu vers la tombe, et son Cœur maternel déplorait dé:
affreux des malheurs ;
| r ANS Sa miséricorde, avait détourné la mort de ga maison.
engagée l'effrayât, pui
se trouvaient exposés à un danger imminent, elle ge Consolait néanmoi 4
Sa fille et calmai qui J'agitait,
a eflot, capitaine, ny à quelque. chose de mi. raculeux dans j'inép e é
‘amour pour la liberté et dans la ténacité du coractè. : re néerlandaise, des ressources suffisantes pour défen. -dre, pendant quarante ans, l'indépendance qu'il avait” <onquise, contre les deux plus puissants roy'aumés de ‘la terre. Tandisque ses troupes battaient les redou. tables armées du duc d'Albe, de Requesers, de Don Juan, du duc de Parme ou les faisaient succomber sous la fatizue et l'épuisement, ce petit peuple ‘en. voyait de tous ses ports une nnée de ‘vaisseaux à la recherche des flottes réunies d'Espagne et de Portugal, pour briser aussi sur l'Océan le eceptre odieux dont la domination s'étendait alors sur les quatre parties du monde, Oui, aa plus fort d’une telle guerre, qui eut réclamé toutes les forces d’un état plus <onsidérable,, la Néerlande osa foriner le dessein d'aller disputer l'Inde et le commerce des épices à l'Espagne et au Portugal... | —Ce qui est plus étonnant encore, remarqua Van den Broeck, c'est que ce furent des bourgeois et des marchands qui congurent ce projet hardi. On dit que la première flotte ne comptait pas plus de six navires.
: —Quatre seulement avec votre ‘permission, capitaine, repartit Walter, C'est en l'année 1595 que neuf négociants hollandais s'assotièrent pour tenter un voyage à Sumatra et à Java. Cette association réussit dans ses premières entreprises, et son exemple en fit surgir d’aûtres, Enfin toutés des petites sociétés commerciales se fondirent, sous la protection des Etats-Unis‘de la Néerlande, ‘en une seule association. C'est ainsi que s’est constituée cette puissante Compagnie des Indes Orieñtales, au service ‘de laquelle nous sommes (1).
Tlparaît maintenant, dit Pieire Direksz, si j'ai
‘(1) Van Meteren, Histoire de la Néerlande, fol, 370 ét 468,
du coractè- :
our défen-
qu'il avait
yaumés de les redou.
is, de Don succomber euple ‘en. seaux à la de Portüure odieux les quatre une telle n état plus e dessein 8 épices à
remarqua bourgeois ét hardi.
t pas plus
SsiOn, Canée 1595 ent pour a, (Cette prises, et toutes ces us la proune seule 2etté puisu Sérvice
SZ, Si j'ai 370 et 468,
bien compris les paroles du gouverneur, Hollandais. auraient le projet d'ebando
“Amboive, pour éla néral du commerce de la Compagnie. Cela ne me “semble pas prudent. % (
— Vous vous trompez, répondit Van den Broeck, ce n'est pas là l'inte s direc 0 à
donnera pas Amboine ; mais Amboine est trop loin des îles de Ja Sonde, . On n’eût probables ent p pensé à fortiñer notre factorerie .de Jacatr
que les | | nner l'Ile br ici à Jacatrs, l'entrepôt gé-
la 6 et ne nous menaçaient d'agressions hostiles, malgré la trève de douze ans qui est conclue aujourd'hni entre ces de
royaumes et Jes Etats-Unis de Hollande,
Puis vous : révéler lus. explicitement ce
32065 MAIS soyez, NOUS parvenons 4 garder cette forteresse, un jour notre ptirie r
acUons de grâce : car je ne vous cache pas que lé vin "At: L t "5
Rosalie, aidée par Congo, avait disposé quelques P'ats eur la table et avait ‘'è nouveau quitter la salle,
Pendant les premiers instants du repas:l ré ‘na un assez 16hg silence, seületnert interrompu pat de rares et de courtes obserVations, ‘dE | ” Soudäin un Coûp violént fit ‘chancélér Jà Maison ‘8ür sès fondermente: et ur bruyant cliquetis de tüilés
brisés sé fit entendre C'était un boulot ‘doi avait
traversé le toit, rt a+ ,
. La mère d'Art dy Jeune enséigne sé lévèz les aûtres, a
is, et D'Exprih
rebt Vifement tous deux et pâlirent :
Contraite, restèrent 1m Passiblement use
mèrent l'impression qu’ils ressentaient que par un sourire un peu moqueur. se Que madame Van den Brocck eût été épouvantée par le vacarme formidao’e qui venait de surprendre les convives, cela pouvait paraître naturel: mais que Walter, le brave Walter, eût bondi tout tremblant, personne ne le comprentit, Aa
# Eh! eh! monsieur Pietersen, grommela Dirckgz d’un ton qui n'avait rien de flatteur, vos nerfs sont encore trop impressioncables |! Manque d'habitude ; cela se passera avec le temps. ” ;
L'enseigne s'était rassis et gardait le silence : la rougeur et la honte colorait son front, comme si son
ropre mouvement l'avait surpris et décontenancé ui-même. .
Van den Broeck dit en hochant la tête avec un mécontement très-peu dissimulé :
“IL faut encore vous surveiller vous-même, monsieur Pietersen. Le sang-froid chez un soldat est une qualité plus méritoire que la bravoure : car,. si vous vous trouviez à la tête d’une compagnie et que vos hommes surprissent chez vous un mouvement comme celui qui vient de vous échaper, tous séraient peut-être intimidés et perdraient courage. C'est la Jeunesse et le défaut d'habitude, comme dit Dircksz, ”
Walter comme anéanti par cette observation, nesut d’abord'que répondre. Seulement quand il vit que son silence attristait Adélaïle, il fit un effort sur lui-même et dit d’un ton calme et doux : CES
“ Messieurs, il est difficile, pour un homme de mon état, d'excuser une semblable émotion ; mais permettez.moi de justifier à vos yeux celle de madame Van den Broeck ; peut-être ne conserverez-vous
ji alors aucun sentiment de blâme contre moi, é demande respectueusement à madame Van den
Broeck si elle a tremblé pour elle-même? Lorsque
tenir green
ueparun ‘
ouvantée urprenidre el: mais out trem-
a Dircksz nerfs sont abitude ;
lence ; ia me si son ntenancé
ayec un
ne, monat est une ,.Bl VOUS , que vos lent comseraient
C'est la ircksz. ” )ù, ne sut l vit que fort sur mme de 0 ; Mais le madarez-VOUS tre moi.
Van den Lorsque
eu
cette soudaine détonation a frappé ses oreilles, elle a sur-le-champ jeté les yeux sur la personne qui lui est plus chère que la vie. Elle à fr mi, parce que le danger pouvait menacer celle qu'elle aime par-des. : sus tout, ... Je n'en dirai pas davantage pour m'ex. cuser ; mais j'espère, messieurs, que votre cœur me comprendra. ”
Walter avait dit ces dernières paroles avec un sentiment si Erofond, et son explication, malgré sa concision, était si claire et si saisissante que tous-en furent émus.
“Bravo! voilà qui. est bien dit ; fameux gaillard! s’écria Direk:z, J'ai eu aussi une femme et un enfant. Quandils étaient avec moi, j'éprouvais aussi une sorte d'angoisse, Jamais brave quand le danger menace les gens qu’on aime, *
Van-den Broeck serra la main de l'enseigne, “TJ
vous êtes un
dit Dirck:z après un instant de silence, que les Javanais soient si maladroits : ont déjà envoyé quelques centaines de. boulets, et à peine ont-ils touché en trois Où quatre endroits les toits de nos mâgasins, o oh "4 pourtant il n'est pas rare qu’on voie des Anglais et des Portugais se montrer sur leurs bastions, observa Van den Broëck. 5.
—Ce doivent être des maréhande, repartit Dirckez, Ües gens-là ne Connaissént rien au maniement du Ca00n, Ils ne se trouvent du milieu des Javauais
que pour les exciter contre nous. S’ils n'avaient
rien autre chose à leur conséillér que de gaspiller aussi inutilement léur poudre, toute cette fourmilière de là-bas ét tout ce bruit s'en iraiet bientôt en fumée. nt —On ne leur dounera pas le temps de 88 lisgér du jeu, dit Van den Broeck, Je me suis entretenu pen- ‘dant assez longtemps ce matin avec le gouvértieur, T1 avait d’abord renoncé à l’idée de profiter de la présence de nos vaisseaux, parce que la mer était trop basse et qu'on ne pouvait réaliser ce projet qu'en courant an grand péril. Maintenant que le vént est un QE on enverra des chaloupes jéter la S)nde aux environs dé la côte, Si l'on rencontré un mouillage favorable, les vaisseaux se rapprocheront dé la plage et se méttront en mesure de canonner vigoureusement le camps javanais, et,. dès qu'ils auront causé quelque dommage où jeté du désordre, nous ferons une nouvelle sortie. sa —Bon, bon! grommela Dircksz, cela re fera trouver l’occasion de leur demander compte dé ma bléssure. Allois! ce sont de bonnes nouvéllés que Yous nous annotzez là. ” ‘ Etse tournant vers Walter : .
“ Et vous, monsieur Pietersen, dit-il, vous. allez de nouveau faire des merveilles, n'est-ce pas? Je YOÏ8 que vos Jeux commencent à étinceler rien qu'à la penééé qu'on va se battre. .. Maïs qu'ést-cé que je vous demande là? Un énseigne ne peut se battre, ou du moins il n’en a presque jamäis l’occasion. Le ‘drapeau est une arme embarrassante ; on ne peut é'en bien sérvir, même pour la défense, on —J’ai obtenu hier uné äüdiencë de M. lé gouverneur et lui ai fait des observations à ce sujet, dit AValtèr il m'a promis, s'il ÿ à combat, de me donner l'occasion et les moyens de me rendre digoe d’un
s n'avaient e gaspiller fourmilière bientôt en
e lasser du eténu penouVérhieur, fiter dela mer était rojet qu'en lé vént est 8 jéter la icontrè uh rochéront canoner 3 qu'ils désordre,
me fera te de ma véllés que
vous allez > pas? Je ‘rien qu’à st-cé que so battre, sion. Le \ né peut
é gouversujet, dit ie donner goé d’un
is
avancement extraordinaire. Je dois des reersie- Ments au gouverneur pour éa bonté envers moi; il veut m'aider, dit-il, à atteindte le but de'ma vie...
—Lui avez-Yous donc patlé de vos ‘espérancés? dit Van den Broeck étonné en interrompant le jeune ‘homme. d
—Non, capitaîne, répondit l'enseigne, mais je dois Croire qu'il sait quel sentimerit m'a fait Venir aux Indes, Sivous-même ne lui én avez pas parlé, ce sera probablement le directeur Huygens, informé par
—Il n'y a pas de mal, du réste, dit Van den que Je gouverneur soit
“Quand je suis sorti, il m'a frappé sur l'épaule, et m'a permis d'espérer ques si je puis me signaler de
ieutenance ‘yacante serait pour * €£ péis un pas‘eñcore! Oh!
puissance invisible ; il ya
neur vous a aussi accordé gx Sympathié? Je ne sais Comment cela se fait, mais vous n'êtes à Java que épuis quelques jours, et déjà ‘tout le monde: vous aime, Mes soldats eux-mêmes parlent de vous avec amour et admiration. Faites de votre Wiéux, ‘énsei. gne, vous irez loin. : tes — Ah ! ovi, je ferai de tion mieux, capitaine! ré. pondit Walter d’une voix enthousiaste. ‘ L'iämour de MON pays, le désir dela &loité, l’hônnéur à lui-éeul serait un mobile suffisant pour m'y engager : mais la récompense qui m'attend ést une ns ‘bônhetr et de joie. La môrt, fûtelle sâns dede ‘Pensçcante évant mes yeux, je la braverais, jé la défie is, je la
“mépriserais, pour condüérir la bratiche de lat riér qui -
AYANIE
doi r.e.donner droit à l’inestimable trésor que, dans sa générosité, le capitaine Van den Broeck m'a promis, ,. Et je la Conquerrai, sinon... Mais non, Dieu exaucera là-haut les prières de ma mère | ”
Ongo, qui, la serviette sur le bras, se tenait derrière son maître, oublieux de tout la reste, avait écouté avidement les dernières paroles du jeune homme, et avait témoigné son ent Ousiasme par un étrange mimique. Un cri aigu finit même par lui
échapper involontairement.
messieurs, que:ce matin en me levant dans cette salle, le bouclier au bras, un au poing, et frappant l'air d’
e lui, comme s'i
ennemi! C’ à mon escla qu'il n’en
d’un
“mi et fais ton service comme il taut |
L'esclave joigait les mains et dit d'uae voix sup. pliante :
résor que, danse roeck m'a pro- Mais non, Dieu re |”
, 8e tenait derla reste, avait les du jeune siasme par un même par lui
| den Broeck.
oùs, monsieur tout où vous nt impossible Figurez-yous, je l'ai surpris > grande épée ) taille autour tout un ‘rpg
qui a donné ux. . Pourvu grand mal. ” taine lui dit
Ice comme il 16 Voix supe un mot en
> prière et linaire que
rieux de sa. |
dire.
pauvre.es-
clave et n'ai pas de patrie ; mais j'étais ei heureux à Amsterdam que j'ai appris à aimer la Hollande, Je déteste les hommes jaunes parce qu’ils sont les énnemis des Hollandais, Laissez Congo marcher au combat avec vous : laissez.le risquer sa vie pour l’honneur de la Hollande, Je vous en prie, ne lui refusez pas cette faveur ; il saura Montrer que sous ga peau noire bat un généreux cœur...
— Qu'est-ce tu que radotes1à ? fit Van den Broecken riant, Ne l’ai-je pas dit, monsieur Pietersen ? V oilà
ue vous avez allumé un courage téroïque jusque dut le cœur de mon vègre [ Allons, Congo, chasse de ta tête ces idées folles,
— Ah! ah ! dit Dirckez, Congo veut devenir soldat. Eh bien | le temps peut venir où l'on aura bésoin de tous les hommes qui sont ici, noirs ou blancs. Qui sait ? nous ne sommes Pas encors hors d'embarras. . Mais qu’entends je ? Le tambour | Ne bat-il-pas l'a larme?” 1
On entendit, en effet, un tambour battre tout à Coup la général. Le même signal retentit sur le . champ à tout les angles de Ja factorerie, ‘et une où
deux trompettes mélèrent leurs sons éclatants au rou-
4 } lement des tambours.
Tous les Convives, stupéfaits, se levèrent subitement. HE
‘ Voila les J avânais qui viennent nôug assaillir | " s'écria Van den Broeck,
Ei, après! avoir embrassé ga femme et sa fille, il
dit, du ton du plus calme qu’il put prendre :
“ Restez calme : l'affaire n'est pas très-dan
chements! A tout à l'heure là tout. à l'héntot Adélaïde s'élança vers Walter, lui éaisit les main et:mürmura : à sh ‘ 5
‘Allez, Walter ; votre mère qui est là-haut. ne priera pas seu'e pour vous Bon courage | bon, courage |
Congo. courut à son maître, qui était déja dans le vestibule, et supplia qu’on lui permît d'aller aussi au combat ; mais Van den Broeck le repoussa et lui ordonna de rester à la maison.
Une partie des soldats étaient déja alignés sur la place où était le point de ralliement ; on voyait les autres accourir avec leurs.armes dans toutes les directions,
Les regards étaient fixés avec étonnement. et avec : inquiètude sur le gouverneur, qui trépignait d’impatience un peu plus loin;et paraissait appeler les officiers par des gestes répétés. :
Dès qu'ilse vit entouré par les capitaines, il leur dit d’une voix brève.et ferme.
‘ On,signale de nos vaisseaux l’arrivée d'une flotte anglaise de dix à onZe voiles, portant le pavillon de combat, En plaine paix nous sommes attaqués à l'improviste par des. forces navales considérables ; v’est une trahison infâme. J'ai donné ordre qu'on prépare tout pour une résistance acharnée, et qu'on envoie des chaloupes à terre pour y prendre des hommes, Je vais moi-même me rendrecomme amiral à bord delaflotte, J'ai besoin d'une soixantaine de mousquetaires environ pour bien armer.nos. deux plus grands vaisseaux, Capitaine Dirckez, donnez-moi sur-le:champ trente hommes sous le commandement de votre. lieutenant ; et vous capitaine, Van, Ray, donnez-m'en autant, mais placez-les sous les ordres de l’enseigne Pietersen. . Confiez le drapeau, jasqu’a notre retour, à votré plus ancien sergent. (Capitaine; Van den Broeck, vous: me remplacerez, pendant: mon absence, comme. commandant de la fictorarie faites bonne garde, ne vous laissez pas surprendre;
là-haut. ne
urage.! bon,
déja dans le ler aussi au oussa et lui
ignés sur la
voyait les es les direcent, et avec gnait d’imippeler les e, il leur dit
l’une flotte
Javillon de
attaqués à sidérables ; rdre qu'on e, et qu'on > des hom- 6e arniral à 1e de mousdeux plus onnez-moi 1andement Van Ray Û les ordres
y jusqu'a.
Capitaine.
,. pendant:
factorerie, rprendre;
le moment est venu pour Hous tous de montrer ce que peut le courage néerlandais, Hâtez-vous maintenant, et dirigez vers la côte les mousquetaires qui doivent m'accompagner, ”
En donnant ce dernier ordre le ouverneur s'était avancé du côté de la factorerie, ‘TI se dirigea d’un pas rapide vers le rivage, et fut suivi presque immédiatement par les soixantes mousquetaires com mandés par le Rare dé la compagnie de Dircksz et par l'enseigne Waiter. à
Van den Broeck prit de son. côté le commande. ment en chef de la garaison de la factorerie : il plaça une forte garde à la porte, et fit prendre p ace aux autres hommes derrière Je Parapet, afin d'être prêt de repousser toute attaque, Lui. ême se rendit avec ses collègues, Dircksz et van Ray, sur le
es deux paris on comprenait que l'issue de la guerre allait se décider sur mer; des deux parts, tous les yeux étaient fixés Sur les cinq vaisseaux hollandais qui Meltaient toutes voiles dehors, débarrassaient leur tillac et levaient l'ancre, "7 ; # Chaloupes envo éés d'la côte pour amener à or
ord le goûverneur et les mousquetaires attéignirent
bientôt
hourra, | À l'horizon, dans un lointain brumeux, on dédon.
vraitles vaisseaux anglais, qui aVaient apparu d'abord
comme de petites taches ancDis mais qui grandi
4 2avires et fürent saluées par ‘un Wiple.
rent peu à peu et finirent par se rapprocher tellement qu’on put voir les mousquets et les hachées étinceler dans les mains des matelots. Sur ces entrefaites la flotte hollandaise avait levé l'ancre et cinglait vers.le nord-est, pour sortir des îles nombreuses de la baïe et eourir, au-devant de l'ennemi. Ro ; Sur le bastion, d'où les trois capitaines suivaient le mouvement des flottes, se trouvaient beaucoup dé marchands et d'agents civils de la Compagnie; il y avait même des femmes et des enfants, que l'interroption du feu et la curiosité avaient attirés là pour E il de loin à la lutte qui allait s'engager sur les ots, ; ) "Lorsque la première décharge d’artillérie annonça le commencement du combat, le cœur de tous les spectateurs se serra. Van den Broeck et ses collègues semblaient eux-mêmes en proie à une profonde anxiété, Les Hollandais n'avaient que cinq vaisseaux; la flotte ennemie qui s’approchait comptait onze puissants galions. . Dans cette lutte inégale allait se décider le maintien de la puissance néerlandaise dans l'Inde. Une défaite en ce jour, ce n'était pas seulement la perte de la puissance néerlandaise dans l'Inde. Une défaite en ce jour, ce n'était pas
. séulement la perte de la factorerie de Jacatra, c'était
la roine de toute la puissance néerlandaise dans l'Inde, l'extinction d’'unesource inépuisablede richesse et. de gloire pout la république naissante, La pensée séble d'un semblable désastre faisait frémir tous les Hollandais, Aucun d'eux cependant ne trahissait ses impressions par des parolés; mais tous fixaient silencieusement les yeux sur le combat, ei ES ap ef solennel silence régnait sur.les remparts de la, fac- RE RE PT “Das le camp des Javänais, au contraire, retentis-
cher telle-' jaches étin-
avait levé sortir deg devant de
3 suivaient >aucoup de ignie ; il. y que l'inter-
rés là pour :
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ie annonça de tous les t ses collè- Le profonde cinq Valst comptait tte inégale ce néerlan- , ce n'était éerlandaise n'était pas tra, C'était daise dans de richesse La pensée ir tous lés us fixaient i un morne
s de Ta fac-
e, retentiss
ment sur le vaisseau amiral anglais? Il
Pleine bordée daos le flanc. .., Eh bien! ai
salent de joyeu:es acclamations : des milliers de
taqués sur mer, menacés sur terre
plus aucun espoir de salut Quelque idi ; que intrépidité ceux-ci eussent montrée dans la récente Sonie, 4
que cinq vaisseaux plus forts et montés
Cependant les deux flottes s’étai c es s'étaient tellement rapnr 4 dr de : autre que les balles commençaient À F3 leur but, L'air frémissait, violen ed par le grondement du Canon, et des fr € famée montaient de la mer vers le ciel. : ÿ
8 encore, les capitaines la poitrine oppressée le ie ngager sérieusement.
762: 8 écria.tout à coup Van Rav d’ ton joyeux, le gouverneur change de directi pain
doncerais dix années de ma vie pour être IN œ
sera un beau carnage ; je le pressens aux battements
À Rain crois que vous vous trompez sur les desseins a B°UVerneur, remarqua Van den Broeck: il a Si por saug-froid et n’est pas homme à s'aven Si téméraire i
à ment contre un ennemi redouta-
+ —Tenez! VOYEZ-vous comme il fait voile directe-
bord à bord avec lui, et cherche à lui J4 isaie-ie ? qie vous
Une épouvantable détonatiôn retentit sur la mer ?
, il ne leur restait
SE
et ie mât d'artimon de l'amiral anglais s’abattit. bruyammentsur le pont avec ses VETgues et ses voiles.
Âu milieu du grondement des canons, on entendit.
les-hourräs des Hollandais saluer ce coup de maître. &Mrès-bien! très-bien, mes braves |. murmura Pierre Dircksz. En avant, haches et grappins! à l'abordage ! ” À
On pouvait en effet reconnaître, aux mouvements et aux manœuvres qui 8e faisaient rapidement sur le pont du vaisseau amiral hollandais, que l'équipage se préparait à jeter le grappin sur le navire anglais, et à s’élancer à son bord; mais deux autres bâtiments . ennemis, apercevant le danger que courait leur amiral, firent la plus grande diligence pour venir à son secours, et, ävant que le gouverneur hollandais püût réaliser son projet, ils étaient assez pré: pour le forcer à se mettre lui-même sur la défensive. De leur cÔté, les vaisseaux hollandais se pressèrent autour de leur amiral pour le dégager. Le combat, qui jusque-là avait eu lieu à distance, se resserra dans un champ plus étroit, et les détonations.continuelles des canons ét des mousquets produisirent un épais nuage de fumée, qui enveloppa les deux flottes d'un voile impénétrable.
Du hant du bastion, on ne pouvait plus distinguer ue le fauve éclair qui, parfois, perc ait le rideau de umée, quand toute une rangée de canons tonnait en
même et et confondait en une seule flamme le feu qui jaillissait de vingt bouches à feu. Au grondemer® du canon et à la détonation des mourquets, se mélaient un indéfinissable bruissement de voix, des cris confus, de sourds craquements de mâts et de vergues ; et, dans l'incertitude de ce qui pouvait se passer au sein de ce nua e grisâtre, le cœur des spectateurs battait à la fois de crainte et d'angoisse, de confiance et d’espoiri* re
3j s’abattit.
ses voiles.
n entendit de maître.
murmura app'ns | à
ouvements nent sur le l'équipage ire anglais, s bâtiments .
t leur amienir à son landais pût ur le forcer e teur côté, our de leur 1i jusque-là un champ des canons y nuage de n voile im-
s distinguer le rideau de s tonnait en à flamme le Au gronmourquets, ot de voix, e mâts et de:
i pouvait se eur des spec-
angoisse, de:
eLCOre tourner tout autrement, Voilà aux prises. Quel est d
La lutte ne se prolongea pas longtemps avec cette violence ; au bout d’une demi-heure, le nuage parut s'étendre sur la surface de la mer. Bientôtses flancs s'ouvrirent, et l’on put distinguer de nouvesu les navires engagés dans le combat, I] semblait que la flotte hollandaise, que le Mouvement de la bataille avait amené sous le vent, cherchât, à force de voiles, à se diriger vers l’est et à s'éloigner de l'ennemi.
n Ce moment, l'attention de rés par un nouvel incident. Da Gut à force de rames une chal
obliquement son chemin, le b mettre ainsi entre deux feux, “ Ce sont des Hollandais qui fuient! s’écria Van
Ray. . Qu'est-ce que cela signifie ? La bataille serait. elle, perdue ?
— Pauvres frères! dir V le mouvement des chaloupes, et
ollandais n'échapperaient pas au danger qui les Menaçait. Un contre trois! Et
damnés à les voir d'ici succomb
ér, à les voir massa.
crer Sous nos yeux! Oh! c’
—Bah! bah { dit Dircks
Z, C'est ce qu'il fant voir.
Sur une chaloupe, on se
1p r la terre sTme; on se saisit corps à Corps. L'affüire Pourrait Tenez, ténez | leg
Proue, qui larde éi fur: gas a saillard, à la.
| urieusement leg Anolate 22 Rs Ballébärde? Voyez! il à dé démoli de 75 2VES sa Premier banc, Très-bien,
< es quatre du.