‹ Batavia [microforme]Chapitre 16 sur 27 · É- FRET LEA DNS · texte numérisé non relu

É- FRET LEA DNS

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‘puis cette ses guërres la richesse us, Sous ängère, le nee de lhi-

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font ausei les Portugais, les Espagnols et les Anglais, Une ambition inquiète, uné activité iifatigable vous soutiennent, Avec fe temps vous eoumettrez 16h Javanais à votre domination, car ils né se sentent pab la force de lutter contre les étrangers. Si on leur laisse leurs adats ou leurs lois traditionnelles, ‘et: si on leur permet de vénérer les tombes de leurs pères, ils 8e courberont docilement sous un pouvoir auquel ils ne croient pas pouvoir résister, ” pie Déjà ils avaient révétré dans l'enceinte du camj et marchaient entre une double haie de Thvaisi armés dé tombaks où piques far" “ Mais, scigneur sjabbändar, dit le capitaine, il mé semble que vos hommes ne manquent ni de ccuragé ni d'attachemént pour leur pays. Je n’en veux pour preuve.que leur présence ici. . ae Le sjahbandar reptit d’une voix contenne ét.triste : ‘L’arnour de la patrie! Les Jgvanais, Ines COMpatriotes, seraient en effet encore capables d'éprouver ce sentiment, mais, n08 souverains et nos € iéfs, ne connaissent que la mollesse, Je luxe et la cupidité, Savez-vous pourquoi, les hollandais, malgré leu: petit nombre, ont nu résister pendant si QU er P

à quelques milliers de Javanais? A cavse e Jeut bravoure, croyez-vous ? Non, non, ce n’est pas. le vrai motif. Notre pangerang, le pangérang de Ban: tam, les Anglais et Jés Portugais n’ont cessé dé”sé dureuss au sujet du partage dés richessés renférmées

a08& votre factorerie, . L'amour de la patrie l S'il y en avait une seule étincelle dans noë cœurs, demain il ue se trouverait plus un seul étranger sur 1é ‘#01 dé Java! La paix est faite mainteñant, Fasse Boûd: dha a10.cette paix soit sincère, car à quoi pent'Hpäs servir laguerre sinon à élever les À ügiais ét es Por-

tugais au détriment des Ff:landaïs et À Hâter notée ruine ? se

Croyez-vous donc, :..51e:: :jahbandar, que la paix ne soit pas loyalcment acceptée par votre sul tan? demanda Van den Broeck avec inquiétude.

—Je n'ai pas de raison particulières de le croire, répondit le sjahbandar.

— Cependant vous êtes l’un des prir ‘ini; ininis. tres du sultan, et, s'il y avait lieu de craindre, vous | sauriez.

«Non, nov, commandant, on ne m'aiine pas là- Des, au dhaëm (1) (et il désignait du doigt la démeure du souverain qni s'élevait au-dessus de tous les édifices de la ville); ce pangerang ne prête l'oreille qu’à deux hommes : au dommagon et au grand-panghoulou, c'est-à-dire au chef supréme de no8 prêtres, : Ces deux personnages me détestent parce qu'ils me regardent comme un homme qui veut introduire des nou. veauté:.., Nous approchons, commandant, de l'endroit où mon sultan vous recevra. Suivez-moi ; je vous dirai ce Qüe vous avez à faire, ”

Ils entrèrent dans une vaste place fermée de toutes parts par des rangs épais des Javanais .en armes.

‘un côté de éet emplacement quadrangulaire, le sol avait été légèrement exhaussé four servir de siége au ,pangerang, qui était encore absent, Sur cette élévation étaient étenduee des étoffes au x mille cou.

leurs et des nattes*artistement tresées. De chaque côté, à une certaine distance, ge tenaient plusieurs orang-kays, le crie nu au poing. Le “ommsgou paraissait le chef de cette garde. Non loin dé là on voyait aussi une dizaine de panghoulous 4: prétres Le 1 Fes vêtus de blanc et la tête ‘ouverte d’un turban. ï

… Mis-à-vis do siége du souverain, Ce ‘au! » côté de

la-place, ee tronvatent ses joieurs de jameiang, 8e8

(L) Palais da saltan.

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imé pas làla démeure us les édi-oreille qu’à d-panghouêtres, . Ces s me regarre des nounf, de l’en- °Z-MOÏ; je

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musiciens, Ils étaient très-nombreox et avaient des instraments de forme et de natures d'fférentes: des gongs ou grand plateaux en métal, et des bassins sur lesquels on frappait avec un bâton 5" des lrmpouls, composés d’une grande quantité de petits gongs guse derits à un chassis; des jarobonangs, instraments formés de lames de cuivre et de bambou ; des rebaps, sorte de violons à deux cordes, et des tifus, espèce de tambours, Tant que le pangerang n'était pas présent, ces instruments étaient si légèremeut effleurés par les musiciens qu'on n’entendait qu de légers cliquetis et des bruits sourds à peine perceptibles : mais lors de l'apparition du souverain ils allaient faire un vacarme étourdissant,

Le rjahbandar conduisit le eemmandant hollandais à cinq ou six pas du siége du pangerang, et lui indiqua quelues nattes précieuses qui étdient étendues sur le sol. Wlles étaient destinées à lui et à sa guite.

Van den :roëck s’assit à côté dû. sjahbandar; le négociant et le: principaux orang-kays qui avaient accompagné | ambassade prirent place un peu en arrière ; les soldats ni portaient le coffre et les présents restèrent deb. t. Congo terait toujours le parasol au-dessus de la tête de son maître.

Le capitaine contempla pendant quelques instants la nombreuse armée qui l’entourait de toutes parts, et s'étonna qu'avec de telles forces les Javansis n'eussent pas tenté d'assaut plus sérieux contre la factorerie. Îl reconnut intérieurement que le sjabandar avait eu raison de dire qu’il y aurait plus un étranger à Java le lendemain si les chefs javanais étaient animés par un véritable amour de la patrie.

Plongé dans ses pensées et tout en promenant Bon régarà sur les rangs des guerriers javanais, Van den Broeck aperçut, à l’extrémité de È place, quelques marchands anglais et portugais qui le regardnient de

loin et semblaient sourire d'un air railleur. Il. crnt *

surprendre une expression de mauvaise augure fr

la physionomie de çes hommes, jaloux de la prospérité commerciale de la Hollande, et tomba dans üne inquiète préoccupation ; mais le sjabbandar, qu royait qu'il regardait les guerriers, lui dit : " Le corps nombreux qui est là devant Vous, commandant, forme l’armée de mon souverain ;. ce sont les guerriers de Jacatra. Ces oran -kays, qui portent des klewangs étincelants, sont les analous. ou chefs des grands villages, et les quelques autres dont le tombak est incrusté da sont les Adhipatys, qui commandent chacun plusieurs villages, Derrière vous et sur les deux plus grands côtés de la place se trouve l'armée auxiliaire que nous a envoyée le pargerang de Bantam. Il est, heureux pour vous que la paix soit conclue : car, dans, peu. de jours, deux mille gucrriers de Bantam doivent encore . rejoindre notre camp, sous lo commandement da ‘dommagon, frère du sultan de Bantaw. Si la paix n'avait pas été signée À son arrivée, on n'eût sans doute plus osé en parler : le souverain de Bantam est d'humeur très belliqueuse. Si je suis bien renseigné, le commandant des troupes de Bantam a enyoyé un messager à son. sultan pour lui demander s’il peut souscrire au traité. La prince de :Bantamn y-consentira-sans donte ; mais il est probable qu’il réclamera une partie de la somme que vous apportez, ” | Van den Broeck prétait à peine l'oreille. à l’expli: cation du sjahbandar., Îl voyait les prêtres, mabhométans, qui se trouvaient nou loin du trône, du pan. gerang, fixer les, yeux sur lui avec une expression de haine ardente et de froide ironie, sans trahir pourtant leurs sentiments. son égard. par auçune autre manifeatation, | +: , ogg dnadi Le capitaine se sentit profondément blessé dans sa

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