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Deux cents hommes seulement restèrent avec le gou7erneur dans la plaine es
Walter Pietersen, qui s'était trouvé au centre de la ligne de bataille, et par conséquent le plus près de Jacatra, atteignit le premier la ville, Enflammés par son exemple et par sa parole, ses hommes s’élan. cèrent sur les remparts, avec impétuogité, et. par l'audace de leur agression, frappèrent leg Javsnais d’une telle stupeur que, jetant leurs pig! es et le: rs épées, ils abandonnèrsat le rempart pour #4 fuir a toute.hâte vers l'intérieur de la ville, . Le ii-aione ut les suivit pas à pas et les refoula devant lui, Jomme ua torrent dans les rues de, Jacatra, Egarés par la terreur, les Javanais n'offrajent plus derésistance.et s’efforçaient de trouver leur salut daos la fuite, On eût pu, sans peine, les tuer par centaines, Car il y en avait un grandnombrequi, tout ens’enfayant, débouchaient. des rues latérales sous les yeux des , Hollandais; mais le lieutenant. suppliait ses compagnons de. ne pas so laisser arrêter par le, désir de la vengeance.et de gagner en toute hâte avec lui le dhalim du sultan.
Après avoir traversé trois ou quatre longues rues, d’après les indications du nôgre, le lieutenant atteiguit la vaste place qui s'étend devant le dhalm, et il allait s’enfoncer sous les waringaset pénétrer dans le palais, lorsque le nègre poussa tout à conp un étrange cri de. surprise et, de saisissement, et, tout tremblant, désigna du doigt, une.rue qui se dirigeait vers l’autre extrémité de la ville, ..
“Par là! par là! s'écria Congo, Vite |! Voyez .làbas cette troupe de Javanais qui fuient! Ils :em-. mèn née capitaine |”. bddia nv Lot. 88 di
w lter jeta, les yeux dans la direction indiquée, et, s'élançant d'un pas rapide, il s'égrias …
En avant, en avant | un dernier effort ! Je vous
en Conjure, volez | Le capitaine est vivant ! Dieu est.
are ecrans ge cer msn
avec nous | Oh ! si nous pouvons le délivrer, quelle belle victoire | ” | L
Et suivi de près par ses fidèles: Compagnons, il se précipita à la poursuite des Javanais, : Mais, avant qu'il pât les rejoindre, ils avaient atteint l’une des issues de la ville ét avaient disparu sous un. épais massif d'arbres, Walter Piértersen ne rénouça pas à la poursuite : il semblait avoir retrouvé. tout son Courage et toute son énergié, et jurait qu’il ramènerait le capitaine mort ou vif, dût-il pour cela parcourir'toute l'île, Malgré les dangers qu'il pouvait Courir dans les profondeur des-épaisses forêts et loin de l’armée neerlandaise, il s'élança aveë see hommes à' travers taillis et broussailles, et disparut bientôt sous le'fhuillage: .. , à AU (ISTTe
Les autrès compagnies holiändaises avaient rencottré pendant ‘un certain temps uñe résistance aséez sérieuse, et méme, sur certains points, leur premier assaut ‘avait. été repoussé d'une façon meurtrière ; mais lorsque les soldats hollandais, ayant escaladé le rempart én cinq où six endroits, commencèrent à
” faire dans les rangs ennemis un horrible carnage, los
Javanais. reconiurent ‘que tout espoir était perdu pour eux. is jetèrent leurs armes les plus pesanites et senfuirent du rempart pour gagnet dé l’autre côté de la ville, la Campagne et les forêts. Les Hollandai$, transportés de fureur, fräppaient d'estoc et de taille ; ils poursuivaient les fayarde jusqu'à ce ‘que ceux-ci, étant sortis de la ville, enssen ; disparu à leurs yeux dans les bois, : PARA PAR à RT “Le gros des Javanais se trouva jeté ainsi derrière le 1ieutenant Pietersen; êt, selon:toute probabilité, il . allait se trouver entouré, avec ses soixante hommes, ar quelques milliers d’er ::emis avides de vengeance, Quel était le sort réservé à ces braves soldats, ‘quéls
héroïques explits ils allaient accomplir dans lés
sombres profondeurs de la forêt, combien de cadavres ils entasseraient autour d'eux avant que le dernier d’entre eux succombât, c’est ce que ne saurait jamais aucun de leurs compagnons...
Poussés par la même pensée que le ljeutenant Pie.
tersen, les officiers et les soldats qui appartenaient à.
la garnison de la factorerie coururent au dhalm avec le faible espoir d'y trouver le capitaine prisonnier, peut-être encore vivant. Ils parcoururent le palais jusque dans ses recoins les plus cachés ; ils cherchèrent dans toutes les salles, dans toutes les pièces, et appelèrent le capitaine par son nom afin qu'il pût les entendre s'il était enfermé dans quelque réduit secret. Comme les Javanais, dans la prévision de l'assaut, avaient fait sortir d'avance de la ville les femmes, les enfants et les’ vieillards, on ne trouva, ni dans le dhalm, ni dans aucune autre habitation, pas un seul habitant qui pût dire ce qu'étmt devenu le capitaine et ce qu'on avait fait de lui. Les soldats hollandais eussent probablement poursuivi longtemps leurs per-
quisitions, mais quelques voix du dehors crièrent
tout à coup : due Fe “ Sauvez-vous | sauyez-vous! toute la ville est en flammes ! ” ÉRat Les Hollandais s’empressèrent de mettre le feu. au dhalm.et se hâtèrent de regagner la plaine,
De là, ils virent de‘tous les points de la ville des. nuages de fumée monter vers le ciel : leg craquements des bambous et des rotangs dévorés par l'incendie
remplissaient l'air d’un bruit étrangs et sinistre, qui était dominé pourtant par la puissante voix des tarmbours rappelant les soldats de la ville. Dans; la plaiae qui séparait la ville condamnée de la factorerie, le gouverneur général faisait reprendre leur rang dans les compagnies aux soldats qui TARA Sur les derrières et les ailes de la ligne de bataille se