TpwÇapTViç, mangeur de pain
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LA R A TKACMOMYOM ACHI I
Du roi Croque- Jambon 1 jadis aima la fille La chaste Lcche-zMeule 2, à qui je dois le Elevé par ma mère au milieu de sa cour,
Dans une grotte humide et de fleurs parsemée Je fus nourri de miel, et la figue embaumée Et le pois sec étaient servis a nos festins.
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LA BATRÀCHOMYOMACHIE
Mais quels liens, ma chère, uniraient nos destins?
De la tienne, en effet, ma nature diffère;
Tu croupis dans les eaux, mais moi, belle étrangère, Ressemblant aux mortels, comme eux je me nourris, Et je mange comme eux les pains trois fois pétris Que l’esclave leur offre dans de riches corbeilles,
Le miel aux reflets d’or cueilli par les abeilles;
Je goûte leurs gâteaux de farine et de lait,
Les tranches de jambon à l’enivrant attrait,
Le foie assaisonné, le suave fromage ;
De tous leurs mets enfin comme eux je fais usage, Pille-Miette, non plus, n’a jamais ressenti Les tourments de la peur, et dès qu’a retenti Le signal du combat, par Ajax et Pélée,
Je suis au premier rang, au fort de la mêlée.
Je pourrais te citer des traits de ma valeur;
Je m’approche de l’homme, audacieux rongeur,
Et lui mords le talon, ce pendant qu’il sommeille, Et si, de mon exploit surpris, il se réveille,
Je ris de son courroux... Mais, faut-il le nier?
Deux animaux pour moi, le chat et l’épervier,
Sont la cause incessante et de deuils et de larmes;