‹ BaudelaireChapitre 19 sur 27 · APP»D1CB · texte numérisé non relu

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1» Toute réflexion faite, Gautier n*a rîen ajouté au Balzac. Il m'a fait connaître il y a huit jours Iç résultat de cette mcditalion de 9 mois, en sorte que ce petit volume paraîtra la semaine prochaine avec un portrait d'Ilédouin que vous avez vu. Aussitôt que jô iortirai de prison, nous imprimerons votre petit volume (i), paraissant un mois et demi après celui de Gautier. Ce sera bien.

» C'est bien 160 francs votre billet, mais comme ce n'était pas à moi de le payer, je n'ai pas tenu note de sa date d'échéance. Elle est du 20 au 3o juin. Je ne saurais vous dire le jour exact.

» J'ajoute à ma lettre un bon à toucher des livres À la librairie pour le cas où vous iriez à Paris. » Je vous embrasse. A vous. »

c P.-S. — Amitiés de la famille. On demande quand ion vous verra. »

0 Vous aurez cette semaine Tépreuve en paquet pour les changements que vous pourriez juger ncceswires. Soyez tranquille, je vous ferai un joli petit livre.

» Notre affaire n*aura pas de suite. M. Dclangle (3) a proposé à Hamcl d'abandonner la poursuite s'il conlentait à la retenue du livre. Ce sont des infamies, mais qu'attendre du régime impérial? La poursuite

, (1) Le Thf'oph'de Gautier.

(a) Le procureur général près le tribunal de la Ssine*

CHAULES BAUDELAIRB

avait lieu pour reproduction intégrale da discours de Saint- Jasl sur la mort de Louis XVI, M. Delangle l'a avoué très ncltemeiit.

» Voilà, belle Emilie, à quel point nous en sommes I

»J*ai acheté plusieurs livres à Champfleury

» Courbet me laisse votre portrait à 5oo francs (i). Je lui ai répondu que je le prendrais très volontiers s'il voulait me faire crédit jusqu'au i5 novembre.

» Vous pouvez donc vous féliciter de voir progresser lentement vos 4 volumes. Farceur que vous êtes, nouf ne mourrons pas encore cette fois-ci.

» A vous. »

a Faites connaître l'issue de l'aiïaire à Chasies sï vous le rencontrez, ainsi qu'à Babou, Morel, etc., à l'occasion.

j) P. S. — Il est probable que je serai mercredi soir à Paris

» Oui, cette leçon vaut un grave sermon et même]

un fromage.

» Mais maintenant que nous avons un moment d( calme, je ne pense plus qu'aux épreuves Gautier qui! traînent d'une façon effroyable et nous gênent horri* blement.

» Concluons I Concluons I

» Je n'attends que leur retour pour prendre le ch< min de fer.

» Nous avons fait hier un dîner du baron d'Holbacl

(i)Le portrait dont nous avons parlé p. i3i-i3a.et q» est aujourd'hui au Musée de Montpellier.

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avec Saint-Albîn, Lacombe, Chennevières, Dussieux, Hamel, où il n'a élé question que de Dieu, du Pape, de Mirabeau et de vous, homme glorieux

» Malgré la cocasserie que vous apportez dans ma chétive existence, je vous serre la main parce que

» L'amitié d'un grand homme est un bienfait des dieux.

» A la semaine prochaîne, j'espère,

» A. P. Malassis. »

3o septembre 1869.

LETTRE DE M, L. REINARD (l)

Paris, 7 septembre iSSg

« Monsieur^^

» Mon ami et le vôtre, M. Alfred Delvau, a bien voulu me donner une lettre de recommandation pour vous. J'aurais voulu vous la remettre personnellement; mais puisque, malgré tous mes désirs, cela n'est pas possible, je prends la liberté de vous l'adresser, si démesurément flatteuse qu'elle soit.

» Le travail dont il vous parle consiste en une série d'études d'un projet daos lesquelles rinHucnce des Fleurs du ma/ joue un rôle important. Votre livre. Monsieur, est un de ceux qui m'aient le plus préoc-

pé,etje crois que la trace qu'il a laissée dans mon esprit ne s'eiraccra jamais. Il était donc juste que ces études vous lussent dédiées et j'ai mis votre nom en tête de mon travail.

(i) Comniuriiquée par M. Albert Ancclle.

/^aSi CHARLES BAUDELAIRB

t Je sfraîs, Monsieur, heureux si vous youlicz bien y jeler le? }'cux, ei fî elles vous plaisent, qoe vous m'aidiez dans l'œuvre si dilHcile de la publication.

» C'est pour vous les remettre et surtout pour vous voir que je voudrais vous rencontrer. Si donc vous prf r.i°iz un quart d'heure sur votre vie pour me recevoir, vous obligeriez, Monsieur, un de vos iVcres en fioullrance morale et votre sympathique

» L. Rëtnard (i). h

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