SUCCESSION D'ESPAGNE
•rdre par une obstination inopportune tout le prolil «le
Mi Mcrifices antérîours. Il y eut bien encore quelques contcs-
ttionft sur Tétondue des pouvoirs dont il jouirait comme vi-
'taire jr('*n*ÇraI, mais, après une mission du prt^sidont Houille, tout
fut n''gU' Uint bien que mal. Miiximilim resta dans les Pays-Has
jusqu'en 1709; après la désastreuse bataille do Malplaquet, il
ïçuladtle on Fnmce, puis fulréinstalli^ dans son gouvernement
m Î7I1 lorsque la fortune devint plus favorable à Louis XIV;
in 1712, Philippe Y lut accorda ofticiclicnient la souveraineté
téréditaire des Pays-Bas.
Il semblait en elTet f|ue Maximilien dût renoncer à tout eslir de jamais recouvrer la Bavi<>re. L'expropriation de fait dont [il avait K>ufrert en 17U4, avait été en quelque sorte légalisée par l'empereur Joseph I", di»s son avfenemeut au trône, en 1705: IVdueleur de Bavière a\'ait été mis au ban de l'Empire, son éleciral niorcoié entre ses voisins, le Palatinat en recevant une forte ^pari. La guerre était si malheureuse pour les armes fran(;aiscs que Louis XIV ne jugeait plus guère possible de revenir sur les lita accomplis, bien qu'il fût décidé à seraployer activement & reconstituer eu Allemagne uu parti hostile à rAutricbe. Mais M coufianco était si faible dans Fissue des négociations qu'il »*étajt entremis en 17il pour faire exécuter intégralement le traité de nOS; en 171â. il parlait <le faire donner Napics à Maximilien en |>lu5 des Pay&-Baf '.
L'opposition insincible de la Hollande dans les négociations tpii r-- - » ronl la jwix, changea la face des choses : les Provin- ^ ne voulaient pas admettre sur leurs frontières mé-
îooalBs la présence d'un allié de Louis XIV, et rAulriche dut tpl^T le» Pays-Bas espagnols* Elle ne le fit jmis sans quelque ■znertnine, s'élant fort biet» accommodée dans les dernières ando la dépossession de l'électeur de Bavière, dont les terripotremélés aux siens, gênaient auparavant sa liberté (Tactîon. Après qu'elle eut accepté les Pays-Bas, elle essaya de se iWwimi>spr de réb'cleur, en le plaçant ailleurs, en Italie [mip c&muple. Mai9i pour des motifs <!ivers, aucune dos combinai-
i. Voir ka iostnicUom au conitv il<* U KUrck, Slli ot t74l. pp. 134 t( lU-
80DS qu'elle imagiaa successivement ne put aboutir: la cour do Vienne ilut se soumellre et consentir, en dernière analyse, à la restitution intégrale de Maximilien dans ses Etats et dignitf^s. Ni la Bavière ni le Palatinat n'avait tiré aucun accroissement territorial de ces douze ans de guerres; la première n'acquil pat. ce qu'elle avait anibi(ionn<^, et le second dut rendre ce qu'il avait reçu de la munificence de Tempereur.
La guerre de la succession d'Kspagnc n'était cependant pas complètement infructueuse pour lu maison de Wiltelsbach. La Bavière et le Palatinat y avuient ap])ris, quoique un peu tard, à quel rôle de dupes les réduisaient leurs éternelles di>isions. La France avait formé avec la Bavière des liens solides; elle les resserra par le traité du 20 février 1714, qui assurHÎt à l'électeur, avec neuf années de subsides, 1 appui de la France soit pour la succession d'Autriche, soit pour sa candidature évenluelle à l'empire. Désormais les deux maisons jadis rivales vont marcher de concert^ et leur politique sera, sinon dirigée, du moins inspirée par la cour de Versailles jusqu'en 1745.
C'est dans un sens pacifique que la France exerça tout d'abord l'influence qu'elle s'était acquise sur la cour do Munich : elle semblait considérer désormais que son antique Iiostilité contre la maison d'Autriche n'avait plus de raison d'être :
Sa Majesté, disait l'instruction au comte de Saumery en 1715 ', veut qu'il (le comte) établisse pour principe et pour première règle de sa conduite qu'Elle désire smcèrement de maintenir la paix heureusement conclue sur le fondement des iraitt^s do W'estphalic cl de ceux qui les ont suivis; qu'Elle reg:arde la conservation du repos public comme nécessaire non seulement h ses peuples, mais encore au soutien de la religion en Allemagne; que co sera désormais le principal objet (juKllo se proposera, celui des liaisons qu'Elle formera dans l'Empire, et que, bien loin d'eu troubler la tranquillité, toutes ses Ames se porteront à réunir les princes d'Allemagne, de manière