‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 9 sur 256 · SUCCESSION D'ESPAGNE · texte numérisé non relu

SUCCESSION D'ESPAGNE

cAtiorisde Louis XIV, au nonidc Madame, duchesse d*f)rlt'ans, sur ta succession palaline, à I époque où celle succession échut en 1685 à la branche de Neubourg'.

La paix de Ryswick ne changea rien, ou presque rien, à la situation de la Bavière et du l'uhitiiial par rapj)orl à la France : le règlement de la succession palatine avait été renvoyé à un arbitrage, qui ne se termina qu'en 1702, lorsque déjà le Palatinal s'était allié h rAutriche dans TafTaire de In succession dEspagne. La Bavière, que la paix avait replacée dans son état natérieur, inclinait cette fois vers la France, soua l'empire du mécontentement ressenti par Télecteur Maximilien II des procédé» de la rour do Vienne a son égard, au cours des négociations préliminaires dont l'hérilage du roi Charles II avait élé Tobjet'.

Louis XIV ne laissa pas échapper Toocasion qui lui était offerte. Avant môme que la mort prématurée du jeune fils de Maximilien, au nom duquel l'éloctcur revendiquait une partie des possessions de Charles II, eût mis fin aux espérances de ce prince, la France s^était déclarée préto à entrer en accommodement. Après que celto mort eut exclu Maximilien de la succes- Muu ut que le roi d'Espace eut désigné le duc d'Anjou pour son héritier. Louis XÏV persistai dans ses dispositions premières, ne voulant pas fournir un prétexte à Maximilien pour se ranger aux cOtés de TAutriche. il sut d'ailleurs par ses promesses faire face à tuutes les exigences de réiecleur, exigences dont le taux s^éle- \*ait sensiblement à mesure que les risques de Tentreprise parais- ««ieat s'accroître. 11 avait suffi tout d'abortl, pour obtenir qu'il n.^s(àl neutre et sVqqiosât au passage des troupes impériales sur son twTÎtoire, de lui accorder des subsides et de faire miroiter à ses yeux Tespoir de la dignité impériale ou de la royauté

tLV*irW bwtrucliotift du comte Meinbardl de Sohomberg et de Yàbbé Mord, ltl& «u fnjet de la «uccoasico palatine, pp. 3D7 et iOl. S. Voir le* notices qui pr^^dent Us iostruclions du marquis du Pomponne, iti9!> , fli d« II. de KUiouft, 1701. pp. 97 ot lOt. uatfi. OKft ixsniutrr. dii'uouat. vit. — 6

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des Romains. Mais lorsqueii 1703 on voulut avoir son alliance eiTeclive, il fallut augmenter les subsides el lui assurer, de concert avec ]c nouveau roi d'Espagne, Philippe V, soit le gouvcrneraent héréditaire des l'ays-lJas rspaj^^uois avec la pleine propriété des provinces de Gueldre et du Limbourg et le litre de roi de Bavi»^re, soit, s'il perdait la Bavière, la souverainelé de tous les Pays-F^as. Mieux encon' : quand l'Autricho en 1704 chercha à se l'attacher en lui offrant les Pays-Bas et Neubourg, Louis XIY fut contraint d'ajouter à ses engagements antérieurs la promesse de plusieurs villes et territoires autrichiens, et celle du duché de Neubourg, qui appartenait au Palatin.

Cette fois au moins les enchCrres étaient closes; le dernier mot restait à la France.

II est de l'intérêt de la France, disait en tlOi Tinstniction donnée au président Bouille', d'afrrandir en Allemagne un électeur dû Ravimî, el d'opposer à la maison d'Autriclie une puissance assez considérable pour arrêter ses cntrep)riscs; ^la communication facile avec le royaume éloit nécessaire pour soutenir ce dessein; ainsi Sa Majesté Iroiivoit également si»n intérôl à ne rien relranchenlii parlagu qu'Kllc s eloi( propose* dans les Pays-Bas et h faire ses efforts pour assurer à l'Électeur la possession paisible des Wlles el des pays qu*il domandoit.

La Bavière fui, en 1704, envahie par les troupes impériales. Obligé de prendre la fuite, Maxîmilieu demanda aussitôt à être mis en possession des Pays-Bas, confonnémenl au traité de 1702. Mais Louis XIV redoutait que lexécution publique de ce Irailé, dont la conclusion était demeurée secrète entre ses trois signataires et quelques confidents, n*amemlt un éclat à la cour do Madrid, par le m mauvais effet que produit sur la nation espa^^nole l'idée seule du moindre démembrement de la monarchie ' », On invita donc l'électeur dépossédé à se contenter pour rinstant de la qualité de vicaire général ; ce titre transitoire ne Irahissait rien et donnait cependimt à l'électeur un commencement de satisfaction, puisqu il lui procurait radministration des provinces convoitées par lui. Maximilien sV résigna, quoique à regret, pour

<. Voirp. 121.

S. Initruciion au président Roaillé, 4104, p.

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