Correspondance Bafière, l. CIX
LÏGUE DES PRINCES DE LMCMIMHE.
(lotoutsonpouvuiràiuut ce qui pourra réUiblir pi us pronipleinent le calme et la paix. Et à qui l'Empire pourroil-il recourir avec plus de sûreté qu'au garant du Lraitt^ de Westpltalie, ot qui i»e fera toujours un devoir de maintenir les prérogatives, l'honneur, et ta dignité du corps germanique? Si depuis ce traité solennel, qui Jevoit assurer pour jamais la tranquillité de TÂlIemagne, sa paix u été troublée, l'ambition et le despotisme de la maison d'Autriche en ont été hi seule et unique cause. Un doit »lonc s'assurer que Sa Majesté répoudra toujours avec empressement à la conlîance que voudront lui marquer les princes de TEnipire, et iju'ils n'auront jamais lii-u de son repentir.
Le sieur de Chavigny fera puri en même temps à l'Empereur,
M>us le plus grand secret, de l'objet ,de sa commission, qui ne
peut qu'être inliniment agréable à Sa Majesté Impériale et qui
lui 9era une nouvelle preuve de la tendre amitié du Roî, en
voyant les nouveaux elTorls que la France est prête à faire pour
son service. Lors(|ue le Roi a élé sollicité de prendre les Hessois
il sa ^Idc, Sa Majesté avoil hésité sur cette proposition parce
qu'EUe n'y voyoil qu'une nouvelle surcharge pour ses finances
sans qu'il en résullAt rien qu'on pût se (lutter d'élre décisif pour
11' succès des armes de l'Empereur, muis des qu'il est question
dt« former une ligue dans le sein de l'Empire en faveur de son
chef, Tobjel d'une pareille alliance présente de* espérances si
vi-îiiseniblables, pour donner î\ lEmperonr le crédit qu'il doit
avoir, et lui attirer de nouveaux alliés» qu'il n'y a point d'elTorts
qtxe Sa Majesté ne soit prête à faire en vue d'aussi grands avan-