‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 104 sur 256 · A|»CS · texte numérisé non relu

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FI n'y a donc pas un moment à perdre pour profiler do la bonne V43lonlé de* princes qui se sont oiîerls, et Sa Majesté autorise dès ^ j^réseiil le sieur de Chavigny par les pleins pouvoirs qu'Elle lui ff«it expédier à conclure l'alliance dont il sagil avec tous les *«*ince« qui voudront y entrer; mais comme le sieur Iléring n'en r>résenl<5 jusqu'à présent qu'une idée g«înérale, il est nécessaire * *iAitri^r dans le détail des conditions auxquelles on doit présumer ^M-ts tous les princes alliés ne refuseront pas de consentir.

1* Il est à supposer que les engagements seront réciproques ^^tn» toutes les parties, et que do la même manière ffue celto

M. DE CDAVIGNY, 17(4

liguo su fuit sous le« auspices

lu France, le Roi doit

roinpliT sur sfm secours d sur son iissisUiucr, m, eabaJnelë colto alliuuco. ses Ktals étoicnt ultaqués ; relUï uliIîgalîoD ntutvetlc est lio liroit naturiï] et de droit rorimiun.

!2" La Frauco étant Tàme et lo nerf de veiic ligue par le» absides considérables qu'elle fournira, il semble que le Rat doit <^tre dispenH<^ de donner aux alliés son cuntingenl en troupes. d'autant que Sa iMajeslé y supplée d'ailleurs par là puissante armée qu'Elle compte avoir sur le Rhin, poursoutenir et seconder les opérations de Tarmée de la ligue. Lo Roi ne r«(us<iroit cependatil pas de joindre quelques-uneïi de ses lr(»upes à rarméi? dt.'s ulliés, si l'on lo jugooil ncjcessaire pour quelque o[Kiratton importante, ou pour déterminer quehjue autre puissant prince d'AlliMuagne à entrer dans lallianco.

3" S'il n'est pas possiblt! dans le inoinonl présent de déterminer précisément quelles SL*ront les opérations ile larniee JeU ligue, il doit du moins être arrêté et fixé qu'elle agira aussitôt qu'elle sera assemblée, et do concert avec Tarmée du Roi, poarle$ succt^s dos entreprises dont on conviendra,

4" L'article des subsides est un pjinl très important» et le sieur do Chavigny ne peut ^tre trop attentif A ménager sarcelle partie les linanccs du Roi. On lui a déjà fait entendre que le prince fiuillaume de liesse' ne comptoit pas exi^r la nii^me somnie qu'il tire aujourdliui de rAngleterre, et que pour un million àv lloricis on pourroit avoir six mille et même huit miJK' Ilessois. Si lo nombre en étoit porté i\ huit mille, ce seroitàpu pn'^s sur le môme j)ied de la convention que ce prince a fftit^ avec Sa Majesté Impériale pour les tn>is mille hommes quil luia donnés. On joint ici une copie île celte convention, qui parolt pouvoir serWr do mod»**!» à celle qu*îl e«t question de faire, et quon peut même espérer de conclure à un pied plus bas, puis— qu'alors les Ilessois n'éloienl considérés que comme dea lTOUp«s« stipendiées par un prince dont les intérêts étoient . regard^* comme étrangers, au lieu qu'elles seront aujourdliui celles d'*»tt allié porté d'aft'eclion pour l'Empereur, et qui trouve aussi »on

]. FrAro (t« Frédéric I*% Unilgrav« de Uesse et roi de Suède; il MlmiDutmât. U Hene dcpaU l'élévatioa de Frédéric nu U^oe de Suède.

LIUUE DKS PHLNCES DE L'KMPIKi:.

iatéri^l personnel à entrer dans la ligiic, vu tout ce qu*il peut craindre de la cour do Vienne, et ce qu'il doit attendre au contraire de lamitié et de la roconnoissance de Sa Majesté Impériale. Un moyeu qui paroU encore pouvoir déterminer plus facilement le prince Guillaume h se contenter de subsides modérés, i'ost de lui en continuer une partie pendant la paix, et le sieur de !ha\*igny ne doit pas balancer à les lui offrir sous cette condition, lujeslé y trouvant sou intérêt présent et à venir, parce qu'il toujours important pour la France d'avoir des alliés dans 'Empire ; mais ce qui est essentiel c'est qu'au moyen des subsides |ue le Roi (laiera soit h la liesse, soit nu\ autres alliés, Sa Majesté ât quitte de toute aulrr dépens*' pour mettre l'arméi! en état 'agir, alin qu'on ne soit pas continuellement exposé à de nourelles demandes et qu'on sache sur quoi compter. Si le sieur do Ihavigny commençoit par établir cette proposition, il seroit dangereux que les alliés n'en tirassent avantage pour demander des (ubsides plus considérables. Ainsi Sa Majesté ne lui fait cette d^servation que pour lui fairt^ connoUre combien il est essentiel que, dans les conventions quMI fera avec chacun d'eux, il ait soin «le les engager h prendre sur leur compte au moins les mÔmes •licles de dépense, dont s'est chargé le prince Guillaume de lesse dans son traité avec l'Empereur, et comme quelqu'un des [liés pourra vouloir des arrangements difîéreuts, il sera de sa prudence de n'admettre que ceux qui pourront le moins charger finances du Roi.

On peut croire qu'il ne faudra point de subsides ou du moins te de très modérés au duc de Wurtemberg puisqu'il est dêjft igagépar le traité qu'il vient de faire avec l'Empereur de lui fourir Ircûs mille houmies pour prix de la dispense d'âge qui lui a accordée', et il n'a point été question de subsides dans ce ité. n en est de même à peu près de l'électeur palatin; outre u'i! e»i engagé par un traité formel à secourir l'Empereur, il y t porté d'inclination, et quelques secours qu'on lui donneroit rroient le mettre en état de satisfaire à ses engagements. Dès que le plan de la ligue sera fait, et avant que de rien

1. QurlM*fiu^oe, no en I128« rnoot^ «ur 1« trône dacal en 1737, mort en 1793.

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m. DE CBATIC5V. 1744.

3 eoBvinHbm de le cotWHJqmr ui roi de PrifM,< d»rttviltrd>aoeéder.PlMcw»r«iMO0jcagigBsit :lipr«flûi pur» q«l] seroii Aatfoé ^'oe eAt rieD caurta smns loi; U 58^' coode, |ttrc« ipi'î] verra par li f«e h France «e porte i tout* fttU a déatré^ et qtte ce sera le novaa de juger de «e« inlentioos. Le refus qvll feroil d^eatrer datt> la ligne, apr^li pfMBMsa tofiDeDe qu'il n (aite à ITmpereor de lai donoor eorps de troitpe«, les rvndroit fort ^o^McteSy et éaerveroit ment lalliaiice qu'elle de^iendroil peut-être en ce cas pl«s charge quuUle. si eDe detneoroit restreinte aux seuU prîflc««de TEmpire qui offrent aajourdliuî d y entrer. Mais on peut espérer que leur exemple en entraînera d'autres. La première réponse du roi de Frusae ne sera peut-^tre pas non plus son dernier mut. Il e<il très possible qu avant que de se déclarer, il veuille \x>ir quel effet cette ligue annoncée produira dans rAllemagiie. Aimi tn premières appamm's d'indifférence du roi de Prusse ne doivea! pas arrêter le cours de la négociation du sieur de (Iha^igny. On croit même qu'en témoignant au roi de Prusse resperauce et Textréme désir qu'on a de le voir entrer dans mie alliance duot le principal bulestde pacifier les troubles de TEmpire, on sexpliqi de manière à lui luisser entrevoir quon pourroit se passer deliu\' afin qu'il ne s'imagine pas être en droit d'imposer la loi, et d'exiger telles conditions qu*il jugeroit à propos. S'il se bomoii à demander que la ligue lui garantît ses nouvelles conquêtes, on ne devroitpas en faire de difficulté.

6** L*iutentiuu des alliés Hera sans doute que cette ligue i»oft^ communiquée parrErapereur à la diète, aussitÔtqu*elle auruét^ conclue. Ainsi il sera bon de convenir, dès à présent, do quell^^ manière et en quelle forme cette démarche doit être faite. Il px^' roit en général qu'on ne peut lo rendre trop solennelle.

7^ Dans le cas où la reine de Hongrie se soumettroitauxtroi ^ points qui font l'objet delà ligue, d*où il résulteroit unarraisti^^' général dans rAllemagne, oomme on ne peut pas supposer qia^ cet arniistice ne fût pas on même temps commun avec la Frauc^p et que le royaume demeurât exposé aux invasions et aux incu^*a siousque la reine de Hongrie voudroit tenter sur ses frontières» l'acceptation qu'elle feroit de la médiation de l'Empire devra

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