‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 106 sur 256 · Haximilien-JoBcpb, ni ea · texte numérisé non relu

Haximilien-JoBcpb, ni ea

mort de flon père.

qui devîni Électeur de BftTÏire «n I7iï ^

SITUATtON DKS AFFAIHKS.

M'ilÏM termes trop expressifs pour assurer Leurs Majestés p*trialeâ de la vivacité de ces sentiments de 8a Majesté et de l'empraBfiêment qu'Elle aura toujours à concourir à leur en don-

tr <>n toutes o<Tasions de nouveaux tt^moignagcs. rÀst Mour conitc <le Bavière n'ijsçiîore rien de tout ce qui s'est ■éde principal dans l'Kmpire et dans l'Hurope depuis que la du feu empereur Charles VI a donné lieu à la maison de it^re de prétendre à la dignité imjif'*riale et de faire valoir ses lit» el prt^tenlionïi sur plusieurs de^ royaumes et Klals qui oient jusqu'alors fait partie di* la sucression d'Autriche, il ni donc inutile 'de rappeler ici la suite historique de tout ce

10 le Roi a fait pour favoriser el soutenir les vues de la maison llavi^-re égnleniont dans ces deux 4»hjets. Sa Majeslé a compté

ir tout l'Empire en employant pour eel elFet ses représenlaet iii»lanc(^ pondant le cours de la diète d'élection* et Elle a eu la satisfaction de voir tous les électeurs concourir unaniineineDtA déférer la couronne impériale ;\ rKlecleur de Bavière, iteroent Empereur; mais les honncsintentionsde Sa Majesté l*a>aut pas été également secondées par rapport aux Etats <le la tcce^sion autrichienne réclamés do la part de l'Empereur comme

11 étant légitimement dévolus par Textinction des mâles de la i«on d'Autriche, et ce prince ayant même été ahandonnépar

IX de ses principaux alliés, qui avoient commencé coujoin-

lemeot et de concert avec lui la guerre contre la reine de Hon-

îe, fille atnéo <lu feu empereur, et avec le secours desquels il

possession de la Bohême, les suites en ont été si

cette princesse, soutenue pur les Anglois et les

Inllanilois et favorisée secrètement par quelques-unsdes princes

Étais de l'Empire, que les difTérentes armées qui ont passé

tecwsivement de France en Allemagne pour mettre lEmperenr

état de repousser ses ennemis, n'ont pu empêcher que len

E*— née* autrichiennes, après avoirrecouvré la Bohême, ne se soient lement emparées de toute la Bavière.

C*c»l ce i|ui ohlijçea l'Empereur, vers le milieu de Tannée nière, de *e retirer à Francfort où il avoit précédemment Iraiififéré la diète générale de l'Empire, qui, sous les précédents «tnpereur^, avoit ordinairement tenu ses séances à Hatisbonnc.

Il a jugé que dans un temps où, par le sort de la guerre, il se trouvoit privé de ses Etats patrimoniaux, son tr6ne ne pouvoil être en aucun endroit plus convenublemenl et sa peTsonne plus en sûreté qu'au milieu de la diète gt?nt^rale de TEmpiro. Et v(»ritablement il a paru tjue les généraux autriehicnSf loin do mettre des obstacles à son passage lors de sa retraite à Francfort, y ont apporté des facilités, et que sa personne y a toujours été res-^H pectée, quoique cptto ville se trouvât alors entourée des troupes ^l angloises, uutrichiermes et hanovriennes et que les officiers et soldats y fussent journelleracut admis comme dans une ville neutre pour s'y pourvoir des subsistances ot' autres choses qui pouvoienl leur être nécessaires.

Comme l'Empereur, par la privation de ses Etats patrimoniaux, se trouvoit dénué de toutes les ressources qu'ils lui avoient précédemment fournies pour les dépenses de sa maison et pour Tentrotien ot subsistance de ses troupes, et que la dignité impériale ne donne pas à relui qui en est ^ev«^tu des revenus suffisants pour eu soutenir Ir luslre et le poids, Sa Majesté, ayant égard au pressant besoin où FEmpereur se trouvoit de secours extraordinaires, a bien voulu, ne consultant que les niouvemeots de sa générosité et de s{i tendre amitié pour ce prince et sa famille, lui accorder, à commencer du mois d'aoùl dernier, outre deux^^ millions de subsides argent de France qu'Ellc lui avoit fait régu^^^ lièrement payer depuis le commencement do la guerre, un secoursannuel de seize cent milic livres, ce qui fait en total trois millions six cent mille li\Tes. et a été arrangé pour tannée courante à cent mille écus par mois sous le nom de subsides alimentaires, dont les mois de janvier et février ont déjà été payés. Sa Majesté s'étant en même temps portée à lui accorder de plus un secours de six millions, pareillement argent de France, pour être employés à rétablir et entretenir pendant le cours de la présente année les troupes de Sa Majesté Impériale, en sorte qu'elles pussent être en étal, àVouverture de la campagne prochaine, de concourir aux opérations militaires qui seroicnt estimées les plus convenables pour tâcher de réparer les malheurs et les perles des campagnes précédentes, et de procurer à TErapereur les restitutions et satisfactions qu'il a droit de prétendre.

SUBSIDES

tljt Roi a df^jÀ fait payer à l'Empereur tr«>is de« six millions cordée» par Sa Majesté pi^ur le rélablissemcnt de ses troupes. !9 paiemunltf vn ont passé par les nmins du siour comte de Lau- »c pendant le séjour qu'il a fait k la cour impériale en ipialilé do xunistreplénipotontiuiredf! France, et il a retiré lesquittances à rrm^sare qu'il fournissoit les lettres de change au comte de Kei:»cr9ieîn qui, en sa qualité de commissaire général, est chargé J« ^àistribucr re.*i fonds pour les dilTérents corps de troupes qui »0 ^T^oavpnt avoir besoin de recrues, d'armes ou d'habillements. I-«e subside alimentaire a passé aussi pai* lo comte de Lautrec depaiis rarrangement fait do le payer mois par mois, chacun de wnl milk* écus, et les quillanr^s en ont été signées de la main de l^^^npereur. Depuis que le comte de Lautrec a quitté Francfort ■&veo la permission du Roi pour venir le servir dans ses armées, ï«» i^mises de l'un et l'autre sobsides ont passé par les mains du •«•tarde Chavigny,que Sa Majesté avoit envoyé auprès de TEmpereurtiu mois d'octobre dernier pour voir s'il seroit possible do coïkcerter dés lors l'usa^^ qni pourroit être fait des troupes de part et d'autre rentre la reine de Honf^rie, et (pii, étant revenu '^■idr* compte à Sa Majesté de diverses circonstances relatives à *•• objet, e*l retourné à Francfort pour tâcher d'engager divers ^inii*» de TKmpirc à fortifier de leurs troupes le corps de celles J'Kmperenr, en sorte que le tout puisse former une armée Ibrte pour agir avec supériorité contre ses ennemis, prin- ^P^lcmenl étant 5(^condée par rclb^ que lo Roi fera agir en même ^^'*> pi contre eux ; mais dès que le sieur comte do Bavière se sera ^*«»«ltt 4 la cour îmi»ériale, ce sera par son canal que Sa Majesté '"•"^ ptBcer les divers secours qui seront envoyés de sa part à "" (ur el il (ibservera, Uml pour la remise de ces fonds que

les quittances à en retirer, la même forme qui a été suivie

le comte de Lnatrec et par le sieur de Chavigny.

Toal ce que Sa Majesté désireroit par rapport à ces fonds de

H Taatre subaides, ce seroit qu'il n'y eût point do dissipation

'^•Mk'ur emploi, qu'ils fussent économisé» avec soin, et qu'ils

^^^*MQl, au moyen du Imn ordre qui seroit mis dans leur distri-

**tinn, «atiflfaire, ainsi que Sa Majesté avoit eu lieu de s'en llatter,

m Iahi^ lea «lépensetf qui scroient jugées indispensables pour le

service et le soutien do la dignité de l'Empereur dans la dMraft» où les événements de la guerre l'ont réduit. Sa Majesté ne peut quo s'en remettre entii'^remenl à ce pnace sur l'usage à (aire àe> trois millions six cent mille livres du subside destiné à subvenir à lu subsistance et entrelien de sti personne, de sa maison et de ses officiers, tant ceux qui sont employés à sa cour que ceux qu'il a duns les cours étrangères. Mais comme il re\ient à Sa Majcïtiè. par différenl«îs voies, que les ministres et officiers de la couriuipérialo trouvent souvent moyen d'abuser de la facilité de rEtnpvreur, pour détourner une partie de ces fonds à leur ulililc (nrsonnelle en portant ce prince à faire généreusement des grAces**! à accorder dos récompenses qu'il seroit convenable desusp<?ndrt jusqu'à des temps plus heureux, lorsque aeluellement elles ae |>euvenl que tourner évidemment au préjudice des affaires ilc TEmpereur, il sera de la sagesse du comte de Bavière d'user de la confiance que sctn attachement personnel h Sa Majesté ImiMS riale doit donner aux représentations, qu'il pourra lui faire i^eiilir comme do lui-même l'importance de se tenir dans la suite en garde pour ne point tomber davantage dans des inconvénients aussi fâcheux, et qui certainement ne doivent pas être moins contraires }\ ses intentions qu'au désir que le Roi doit avoir, et qu'il a en effet, quo des dépenses faites mal à propos par Sa Majesté Impériale ne la mettent pas dans le cas d'avoir continuellement recours à Sa Majesté pour en obtenir de nouveaux secours, qw devroient être regardés comme d*au(ant plus onéreux, qu'ils ne toumcroîeut point réellement à l'avantage de Sa Majesté Impériale.

Quant aux six millions destinés au rétablissement des troupes do TEmperenr, ce prince a de lui-même donné les mains à ce qu'il fût envoyé par le Roi un oflicier intelligent, avec coounlssion pour veiller au bon emploi de ce subside et au progrfcs que les officiers qui sont à la tète des différents corps de ces troupes feroient pour les recruter et fournir de toutes les choses nécessaires pour entrer de bonne heure en campagne. Sa Majesté & confié cette commission au sieur de Lantinghausen, major da régiment d'Alsace, qu'EIle a nouvellement élevé au grade de colonel, et comme il ne pouvoit ^e convenable qu'un officier

SUBSIDES

>u(>e& de France parùl être autorisé à faire les revues de 1rs de l*Enipcreur dans les diiïéreuls endroits de l'Empire où liesse trouvent actuellement répandues, ce prince a nommé et [tome un de ses officiers généraux pour accompagner le sieur Lantinghausen, et pour faire conjointement avec lui ifs reles et donner de concert tous les soins nécessaires à ce qu'il ne tîl point perdu di> t^mps à réparer lesdites troupes, et que tuie» les »oniuics remises au conile de Keiserstein pour cette 4inatîon y soient exactement employées, sans pouvoir être déiiiurnéea à des usaj^^s inutiles ou étrangers àTobjel de la campa- LC prochaine. Le sieur comte de Laulrec, pendant son séjour à Tort, a exigé dans cette vue que le comte de Keiserstein lui itâl des étals détaillés de l'emploi des premiers fonds remis mat ces six millions, et il en a fuit rayer des articles qui ne de- Yoieot nullement être à la cliargc de la France, tels que la réparation des fortifications de Philipsbour^ qui, étant une forteresse l*Ernpire, doit èlre réparée sur les finids particuliers (|Me la 'led^l'Kmpire et les cercles sont dans Tusage d'y destiner; mais n u'a ce])endant pu empêcher qu^une partie du p]*emier des ftix millions pour Tannée courante, ne fut employée de la part do l'Empereur ù payer quelques mois do solde qui restoient dus h troupes pour le compte de Tannée dernière, et pareillement lutres dépenses militjures qui auroient du être prises sur les six illîons que Sa Majesté Impériale avoit reçus do la part de Sa fiijr-*té pondant le cours de cette dernière année. Il ne paroit pas que te Hieur de Lantiuj^hausen ait encore cunmiencé la visite et revue des troupes de TEmpereur, et un des premiers soins du sieur comte de Haviére devra être de veiller ù ce que cet officier Icsse de fréquentes tournées dans les divers quartiers de ces Iraapes. et qu'il envoie deji états exacts de la qualité et force de clMU|Qe coq)s qu'il visitera, lesquels états le sieur comte do iTiéft devra faire passer au Roi avec les réflexions et obser\*aiioDs qu'il jugera devoir y ajouter pour plus ^rand éciaîrcissemeDl de Sa Majesté, afin qu'Elle puisse voir distinctement quel te pied effectif de ces troupes, et si Elle pourra compter 'allei paîftseut former un corps d'armée à Touverlure do la le. Sa Majesté a jusqu'à présent beaucoup lieu d'en douter.

LE COMTE DE ruVIÈHE. 1744,

L'Kmperour a bien senti, en demandant les six millions deslim^s à remplir cot objet, qu'ils ne pouvoient suffire pour la réparation i»l l'entretien de ses troupes sur le pied de trente mille homme», noa compris la garnison prisonnière de guerre do Braunau qui, prie terme slipuli* par sa capitiilotion, doit être libre au mois de juio prochain. Il paroissoit au Roi que rHmpereurpouvoit se contente* de mettre reiïectifde ses troupes à vingt-rinqmille hommes en ii>' corporant quelques-uns des régiments foiblcs dans les autres, c* qui pouvoit se faire au moyen du subside que Sa Majesté lui arcor^ doit de six millions, et de celui de deux millions que t'Espagn-' sY»toi lengagée par le traité de Nimphembourg du mois de mai 1741 àlui donner annuellement;ennn, qu'il vaudroitmiiMix qu'il eûtuccorps moins considérable de vieilles troupes, bien composé cl bien armé, que d entreprendre de compléter par de nouvelles crues des régiments ruinés presque entièrement pendant les opérations de la dernière campagne. C'est une des choses que lo comte do Laulrec et le sieur de Clmvigny ont Hé cb»ri;és de représenter ft l'Empereur, et ils avoient môme ordre d'y ajouter, que si, au moyen de l'incorporation des régiments de ce princcle« uns dans les autres, le nombre effectif des hommes qu'ils formeroienten total nemontoîtpasàquîn/e mille hommes, ainsi qu'ily avoiliieu d'en juger par la foiblesso où étoient réduits ces différents corpSf le mieux seroit qu'il employAt les six millions que Sb Majesté vouloit bien lui accorder, pour acheter et prendre à son service des régiments tout formés de (|uelques princes de l'Empire entre lesquels on pouvoiL espérer ((u'il pourroit avoir, outre les trois mille hommes de Hesse qu'il avoit depuis le moi* d'avril 174S, six autres mille Hessois que le prince Guillaume^ administrateur du landgravnat de liesse pour le roi do Saëdi son frère \ paroissoit disposé à retirer du service de la Grand* Bretagne pour les atl;K:lier àceluide l'Empereur; mais SaMujcsl» Impériale s'éleva si hautement sur les premières insinuations qui lui furent faites de cette proposition da Sa Majesté que ni le comte de Lautrec, ni le sieur de C.havigny n'osèrent pas y insister, TEmpereur témoignant de vouloirabsolumentsuivre son premier

1. Frédéric I*', landgrave de Hcsee, qui avait épousé Utrique-EléDoore «a t*<S, régna avec elle de 1719 à 1720, puis seul de 1730 & 1751.

SUBSIDES

projet de compléler tousses régiments pur les recrues, et ayani mdfDc unlonii6 lu fonimlioii (la nouveaux batAÎllons^ se flaltaiiL] apparemment que lorsque les six millions destinés au rélablisseroeul de ses troupes scroiunt cousomm()s sans que cet objet fût euiièrement rempli, Sa Majesté coutinueroit de fournir avec lu même géiuîrositiî tout ce qui pourroit ôtrc jugé nécessaire pour achever l'ouvrage, f] a même paru qu'il se Ilattoif égfilement de Tespérance do pouvoir se former une amiùe dt?. quarante à cinquante mille hommes, tant au moyen des secours qu'il a compti* pureiUemont que Sa Majesté ne refuseroit pas d'employer pour unir aux troupes impi.^riales les six mille Uessois et autres de quelques princes de i'Kmpire, qu'au moyen des régiments étrangers qui se trouvent au service de la France, et qu'il sollicite Sa Majesté de lut accorder pour la campagne prochaine.

Sa Majesté seroil charmée de pouvoir combler les désirs de TEmpereur, c'est ce dont le sieur comte de Bavi(>re ne doit pas laisser le moindre doute à ce prince, mais il ne doit pas moins s'autoriser de la cunliance intime que Sa Majesté [mpériule lui accordera, pour lui faire envisager tjue lorsque Sa Majesté, après avoir sacrifii' pour les intért>ls do la maison de Bavière le sang do plusieurs armées ut prodigui^ les trésors de son royaume, ne croit pas pouvoir se prêter i\ tout ce qui lui est demandé de sa part, «W que les ressources de Sa Majesté, quelque grandes et imsneiiï^es qu'elles soient, ne sont pas inépuisables, et qu'étant obligée do pourvoir de tous côtés h ce qui peut être du plus ||;raud intérêt de TEmpereur et de ses autres alliés, Elle ne peut pas tonjours suivre pleinement son inclination qui se portera toujours à donner une préférence entière aux projets de ce prince, lorsqu'après avoir pesé do concert entre Leurs Majestés l'utilité dont ils peuventôlreet les moyens de ley eilectuer, Elles jugitront également de la possibilité de leur exécution, et des «j{^ration> à faii-e conjointement pour en retirer des avantages |irn|iiirtionnés aux efforts qu'ils exigeroient. Ces considérations ù fuirc sentir convunatdement à TEmpereur dans les occasions ^ont ce qu'il y aura de plus délieal dans les fonctions de l'ambas- 'H^idc du sieur copite de Bavière. Il coiiuoîl par luï-môme le cal'aclére d'esprit de TEmperaur qui, entre autres grandes qualités

BAVIÉHir

aussi admirables qu'estimables, a un feu d'imagination qui rend extrémenictit vit dans ses désir», ot qui lui fait conce^l des espérances et idées tlatteuses qu'il ii'ent pas toujours \}0^^i\ de rétiliàer. Lo comte de Bavière sera peut-être souvent obi de les contredire. Les ennemis qu*a la France ne permettent à Sa Majesté di* ne porter i^c^r vues que sur un seul et uni) objet; mais dans le ras où Sa Majesté ne pourroit enUt>r«i 96 prôteraux projets de l'Kmpereur, Elle auroit soiu d*iustri le comte do Bavière des raisons qui Taurout délcnninép, qu'il soit toujours en élal de prévenir tout ce qui pourroit alFo" blir lu parfaite confiance que l'Empereur doit avoir dans l'an du Hoi.

Tel doit être l'objet principal et essentiel de Tumbassade sieur comle de Bavière. Ce sera journellement par son canal io Bol et rKmpereur se communiqueront leurs pensées et lei désirs sur ce qui pourra les intéresser réciproquouient, et il devra être continuellement attentif A exposer do part et d*at dans la plus exa<-tc vérité ce dont il sera nécessaire ou coni nable que Leurs Majestés soient iustruites, vi particulièremf ce qui lui sera recommandé de piirt ou d'autre, mais eu uièl temps il sera de son devoir d'y joindre ses propres réflexioosi ce qu'il estimera pouvoir le plus contribuer à leurs avant mutuels, à resserrer de plus eu plus les liens de leur umjtié ciproque, et l'i écarter avec le plus grand soin tout ce qui poi roit altérer par des ombrages sans fondement Tunion et l'intel gcnce qu'Elles doivent être également attentives k cultiver et entretenir par une correspondance sincère sur tout ce qui avoir rapport aux intérêts de l'une ou de l'autre.

Lu vivacité des instances que l'Empereur a employées po^ avoir une décision du Roi sur la demande qu'il a faite à Sa jcsté qu*Elle voulût bien lui donner pendant la campagne pi rhaine les régiments étrangers qui sont au senice de Kruni fait juger que ce sera un des premiers points que le sieur coi de Bavière aura occasion de traiter dans ses entretiens ai TEmpereur sur les mesures à prendre de concert pour l'ouvi turc de cette campagne. Il ne doit pas hésiter à faire entendrej ce prince que ta détermination de Sa Majesté sur ce point,

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