‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 107 sur 256 · NEUTRALISATION DU CONTINGENT BAVAROIS · texte numérisé non relu

NEUTRALISATION DU CONTINGENT BAVAROIS

même que sur plusieurs autres, doit dépendre de diverses circonstances, dont il est indispensable de convenir préalablement, par rapport aux opérations que Tannée de Sa Majesté et celle de l'Empereur pourront entreprendre. C'est sur quoi il n'a pas encore été praticable de prendre aucun arrangement certain. Il faut préalablement savoir quel nombre de troupes aura TEmperear, soit des siennes propres, soit des auxiliaires qu'il prendroît à sa solde ou que d'autres princes de TËmpirc pourroient lui donner. Ce dernier article fait actuellement la matière de la négociation du sieur de Chavigny. Il faut savoir en second lieu où et comment on pourra rassembler l'armée impériale. Le sieur comte de Bavière sait que les généraux do l'Empereur, immédiatement après avoir abandonné la Bavière au mois do juin de l'année dernière, convinrent avec ceux de la reine de Hongrie de quelques articles pour établir entre eux un armistice ou cessation d'armes qui a depuis été observé de part et d'autre, et auquel l'Empereur doit vraisemblablement les facilités qu'il a trouvées à se rendre à Francfort et à y demeurer en sûreté avec toute sa maison et tous ses officiers. Ce fut dans ce même temps que l'Empereur fit prendre à ses troupes bavaroises le titre de troupes impériales pour, à la faveur de cette dénomination, les faire recevoir comme neutres dans les cercles de l'Empire, et qu'adresïwint sur ce sujet des rescrits de sa part à ces cercles, il y traita '®s troupes de France de ci-devant nos auxiliaires, comme si elles ^^ dévoient plus être regardées comme auxiliaires de l'Empe- ^*iur et de la maison de Bavière. Tout ce qui se passa pour lors P^ï* rapport à l'armistice ou neutralité qu'il venoit d'assurer à *^ troupes nationales, et ce qui suivit pour une négociation con- **uite par l'entremise du prince Guillaume de Hesse et du roi de '* Grande-Bretagne pour un accommodement particulier entre Empereur et la reine de Hongrie, a été un mystère qui n'a ja- ^ais été dévoilé au Roi. Les cours de Vienne et de Londres pa- ^**issoient également se flatter d'engager l'Empereur à s'unir avec ^lles et à entraîner en même temps l'Empire dans leurs Aues par ^ espérance de pouvoir pénétrer pendant le cours de cette cam- P^gne en Alsace et en Lorraine, et de forcer le Roi d'abandonner P^^rle bien de la paix au moins ces deux provinces pour servir

aECUML DE.S ISSTRUCT. DIPLOMAT. VU. — il

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de »tîdractîoD à FEmpereur et à la reine de HoDsrie. Sa Ma jesté n'a jamais pensé que TEmpereur pftl lui manquer ao poinl d'entrer <ians de preiiles vues, cl véritablement il a fait alor» nffisamment connoître,elm^me par des déclarations publiques^ combien il éloît indigné qu'on eût pu se figurer qu'il fût capabls de se laisser persuader do renoncer aux sentiments de ITioDueur et de la probité qui doivent nécessairement l'attichnr à Sa M*jcslë par les liens de la plus juste reconnoissance. Il nVoil pa* cessé d'assurer Sa Majesté de la droiture de ses intentions, faisant m«^me entendre que l'éloit sans sa participation et contre sa volonté que le murécbal de Seckeudorff, son généra] avoil fait la convention de neutralilé ; que cette convention ivavoil pûialét*^ ratiGée. et que les troupes françoises ne dévoient pas moins continuer d'agir piur ses intérêts et comme ses auxiliaires contre les armées do la reine de Hongrie et de ses alliés. L'obscurilv e* la contradiction qui paroissoient dans les difTérenles faces de nette conduite de t^Kmpereur et la nécessilé de pourvoir k la défense et sûreté des frontières de France obligeront le Roi de ne pas différer à retirer d'Allemagne ses armées et à se prévaloir pour cet eiïet lunt de la convention de neutralilé nouvellrmeot conclue entre les troupes bavaroises et autrichiennes, que d^ apparences qu'il y avoit que la négociation où l'Empereur éia entré par Tenlremise du prince Guillaume de Hesse et du roi ci la Grande-Bretagne pour un accommodement avec la reine i^ Hongrie donneroit occasion à la dïêle de l'Empire d'établir coifermement au consentement que TEmppreur y avoit donné, ^ médiation, et de l'exercer entre les deux parties pour procurer l conclusion ile cet accommodement. C'est ce qui fut le sujet dH la déclaration qui fut alors remise à la difele de l'Empire par lé sieur do la Noue, ministre de Sa Majesté prés cette assemblée mais dés que Sa iMajeslé a vu que cette négociation avoit élésanfl succès, et que l'Empereur, comptant toujours également sur les secours et assistances de Sa Majesté, étoit dans l'intention do se dégager de la convention de neutralité, et d'agir à l'ouverture de la campagne de concert avec Sa Majesté contre leurs ennemis communs, Elle n'a pas hésité à lui accorder et h lui faire remettre promptement les sommes qui lui étoicnt nécessaires pour

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